Nous avons reçu une contribution d’une certain Mika, contribution étayée par des chiffres et des arguments qu’il nous semblait important de vous faire partager, concernant le PLU en général et une opération immobilière en particulier …..

« A Marseillan, le PLU autorise le remplacement des jardins et des villas par des immeubles.

Un maire responsable de ses décisions ne devrait autoriser que les règles de bon sens et d’intérêt général qui assurent le bien-être de ses habitants. Or à Marseillan le PLU autorise des dérogations aux règles générales d’urbanisme, ce qui conduit pour l’exemple (hélas pas le seul) au PC délivré pour le 12, Chemin de l’Infirmerie à Marseillan, affiché en mairie antidaté le 18 mars 2019, et signé seulement le 2 avril 2019, jour de son affichage sur la parcelle de 3000 m, où il autorise la construction de 40 logements.

Ce qui signifie :

-          La démolition de la villa existante,

-          L’abattage de tous les arbres à maturité du jardin paysagé sans possibilité de remplacement équivalent,

-          L’excavation du terrain naturel de 1 m pour construire 1 étage de plus.

Cette opération est possible parce que le PLU ne fixe pas de densité et de type de logement au-delà des OAP (Orientations d’Aménagement Programmées) pour les futurs quartiers à urbaniser ; 40 logements sur 3000m², c’est une densité de 120 logements par hectare !

C’est plus que les 40/50 logements par hectare de l’OAP qui arrive au début du Chemin de l’Infirmerie !

C’est plus que les 100 logements à l’hectare du centre-ville !

Remplacer un jardin paysager par un blockhaus, remplacer « un îlot de fraîcheur » par un « îlot de chaleur » (1) en pleine période de canicule est incompréhensible !

Seul un collectif fédérant les actions individuelles peut stopper ce massacre de Marseillan :

-          En adressant des pétitions au maire et au préfet, acteurs responsables des autorisations de construire

-          En assistant les riverains dans la rédaction des recours individuels au tribunal administratif contre les permis,

-          En réclamant la modification du PLU pour fixer la densité de logements dans les zones déjà urbanisées et le type car elle a déjà été possible par l’arrêté municipal du 24 avril 2019 autorisant un dépassement de hauteur pour le futur hôtel de La Baraquette.

-          En réclamant le retrait/ la suspension du PC jusqu’à modification du PLU pour préserver sans dérogation le type d’habitat et le retour du plafond à 7 m à l’égout du toit (R+2) comme dans le POS.

Laisser se développer ces opérations de destruction sous la pression des promoteurs privés et publics, c’est rendre les riverains comme les futurs occupants de ces immeubles, malheureux ».

 

(1)    Du fait du mode actuel de construction en béton banché de 150 mm et d’une architecture standardisée.