Marseillan J'en Pince

25 juin 2018

MJP s'auto-censure : raison vaut mieux que pognon ....

Vous l’avez peut-être remarqué, un de nos articles a disparu de notre blog. Il s’agissait d’un papier sur un projet immobilier marseillanais, soutenu activement par Yves Michel, au point d’en faire une de ses promesses de campagne en 2014.

En 2018, nous nous étions interrogés sur le silence de notre premier magistrat, qui se borne désormais à déclarer que « C’est un projet privé sur lequel [il n’a] aucune information » et sur la lenteur des travaux.

Pourtant nous avions bien bossé pendant près de 2 mois pour vous livrer nos conclusions, après coupage et recoupage d’informations vérifiées et donc solides.

Cet article n’a pas plu à certains. Et même pas du tout. « On » nous a donc téléphoné pour nous expliquer que si nous ne retirions pas cet article du blog très rapidement « On » allait s’occuper de nous. Sous-entendu : une plainte serait déposée pour diffamation (pour éviter toute nouvelle plainte en diffamation, celui qui nous a téléphoné n’est pas un élu de la ville).

Qu’avons-nous fait ? Eh bien nous avons retiré l’article.

Pourquoi avons-nous cédé au chantage ? Cela mérite quelques explications pour vous qui n’êtes pas familiers de la justice. Que les professionnels nous excusent par avance, nous allons faire un résumé pour que nos lecteurs comprennent.

En France, vous avez grosso-modo le droit de dire et ce que vous voulez, sauf cas manifestes de provocation à la haine raciale ou d’appel au meurtre par exemple.

Si vous rédigez  un tract que vous distribuez la nuit tombée dans Marseillan, même si votre tract est un ramassis de mensonges, il y a peu de chance que la justice s’intéresse à votre cas : le juge considèrera que votre tract n’a pu être lu que par les Marseillanais, ce qui en limite la portée.

Par contre si vous écrivez sur un blog, vous êtes assimilé à un media national, du type Le Figaro, Le Monde ou l’Huma (si si !!). Parce qu’un nombre infini de personnes sont susceptibles de vous lire, que vous habitiez à Marseillan, New-York, Tamanrasset ou Tokyo.

Donc là vous tombez sous la loi de 1881 sur la liberté de la presse.

Et si quelqu’un dépose plainte contre vous, le juge d’instruction vous met en examen automatiquement.

Donc tribunal, donc procès, donc frais d’avocat …

Il vous faut alors prouver au juge et au procureur non pas que vos arguments sont étayés, mais que vous n’avez pas cherché à nuire intentionnellement au plaignant, dans le but par exemple de vous venger de lui. Donc le juge juge sur la forme, pas sur le fond.

Cela nous est déjà arrivé il y a quelques années avec un adjoint au maire qui n’avait pas apprécié que nous critiquions un permis de construire qu’il avait délivré. Nous avions été relaxés, le procureur n’avait d’ailleurs par suivi les requêtes de la partie adverse.

La plaisanterie nous avait coûtée tout de même 3000 euros de frais d’avocat. Pour récupérer cette somme, nous aurions dû alors relancer la procédure en sens inverse, pour réclamer au plaignant le remboursement au titre des dommages et intérêts, mais relancer la procédure aurait signifié nouveaux frais d’avocat. Nous avions préféré laisser tomber.

Donc là pareil : nous ne sommes pas milliardaires, et nous ne pouvons pas nous permettre de débourser 3000 euros à chaque fois qu’ « On » veut nous attaquer. Et nous préférons garder nos sous (les cotisations de nos adhérents) pour faire vivre notre association « Marseillan J’en Pince » et continuer à vous informer sur la vie politique municipale et au travers des actions que nous menons (journal d’information, réunions diverses etc.).

C’est rageant mais c’est ainsi !!! Et si le projet ne voit pas le jour, « On » ne pourra pas dire que c’est de la faute de « Marseillan J’en Pince » !

Posté par jenpince à 14:31 - Commentaires [3] - Permalien [#]

12 juin 2018

Cridaïre de juin :impo(t)stures !

Alors que le beau temps est enfin revenu mais que les nouvelles sont toujours aussi moroses, rien de tel, pour se détendre, que de se plonger dans la lecture du Cridaïre, le magazine de l’actualité heureuse du maire. Eh oui, amis Marseillanais, amies Marseillanaises, vous l’ignoriez peut-être, mais chez nous TOUT VA BIEN !

 

Eh oui, QU’EST-CE QU’ON EST BIEN à Marseillan ! Vous ne nous croyez pas ? C’est pourtant Yves Michel qui l’écrit lui-même dans le Cridaïre de juin !

Prenez l’article consacré au budget : baisse des impôts à tours de bras, maîtrise des dépenses et hausse des investissements, et tous les budgets sont en équilibre !!! Tout ça grâce à qui ? Grâce à Yves !!!

Bon allez on redevient sérieux. Ce n’est pas parce que le maire a supprimé notre tribune libre dans le journal municipal (voir notre précédent article) qu’on n’a pas le droit d’émettre ici des réserves sur cette propagande « Cridaïrienne », qui prêterait à sourire si le sujet n’était pas aussi grave. 

 

Retour sur l’argumentaire du maire :

 

Baisse de la taxe d’habitation de 30% :

Qu’est-ce que le maire a à voir là-dedans ? Rien. C’est une mesure nationale voulue par le président Macron, dont on se demande par ailleurs comment elle sera financée.

 

Baisse de la taxe d’enlèvement des ordures ménagères de 21% : 

Qu’est-ce que le maire a à voir là-dedans ? Rien encore une fois. Les ordures ménagères ne sont pas gérées par la ville, mais par l’Agglo. Pourquoi cette baisse ? Le journal « Notre Agglopôle magazine » (journal de l’Agglo) l’explique page 4 : la Chambre régionale des comptes (vous savez, celle qui ne fait rien qu’embêter notre maire) a exigé que le service d’enlèvement des ordures ménagères ne fasse plus d’excédents sur le dos du contribuable. D’où la baisse de 21% de la taxe !!!

 

Baisse de la taxe sur le foncier non-bâti de 5% :

Nous vous l’avions déjà expliqué dans un précédent article. Bien sûr, une baisse reste une baisse et il vaut mieux s’en réjouir. Sauf que cette mesure annoncée à grand fracas par Yves Michel ne coûtera que 5000 euros au budget, et elle devrait faire baisser la note du contribuable assujetti d’environ … 1 euro !

En outre, il ne s’agit là que d’une baisse de la hausse, car le seul maire à avoir augmenté cette taxe au cours des 20 dernières années a été … Yves Michel ! Et le taux de cette taxe reste encore plus élevé qu’en 2008, année de son élection. Augmenter puis baisser un peu, ça fait toujours une bonne publicité pour pas cher !!!

 

« Les budgets annexes sont équilibrés » :

Heureusement qu’ils le sont !!! C’est la base de la comptabilité communale !!! Le maire n’a pas le droit de présenter des budgets en déséquilibre : les recettes doivent être au moins équivalentes aux dépenses …

Quitte pour cela à équilibrer les budgets … Par des emprunts …

C’est le cas du budget gendarmerie : 6 millions d’euros ont été empruntés pour financer la construction de la caserne. Le ministère de la Défense verse un loyer, certes. Mais il n’empêche qu’il restera un solde à régler, et qu’à terme c’est le contribuable Marseillanais qui le paiera !

Nous ne sommes pas en train de dire qu’il ne fallait pas construire la gendarmerie, soyons clairs. La municipalité Méric avait acheté un terrain en 2007 pour l’accueil de la gendarmerie, et le maire de l’époque avait obtenu l’accord de déménagement d’Agde vers Marseillan. 6 ans plus tard, Yves Michel n’avait toujours pas donné son feu vert, et pire, refusait de prendre en charge la construction de la caserne. Il avait fallu l’intervention du député de l’époque, Sébastien Denaja, pour obtenir un délai supplémentaire. Raison du renâclement d’Yves Michel ? Ce dernier avait tellement emprunté qu’il n’était plus en capacité de financer le bâtiment pourtant prévu de longue date !

 

Cas du budget Marseillan Location :

Ce budget gère actuellement les miettes de ce qu’étaient autrefois les biens touristiques municipaux, après la vente des deux campings et le bail pour la gestion des ex-bungalows à une société nommée Franceloc.

Il faut savoir que la ville a emprunté en 2016 sur 30 ans 6 millions d’euros pour refaire en quasi-totalité les bungalows et s’est engagée à créer une piscine sur cet espace, réservée aux campings et aux touristes en saison. L’hiver, vous pourrez en profiter amis Marseillanais !  Tout ça pour donner les bungalows en gestion à Franceloc, sans mise en concurrence, qui en échange reverse à la ville un loyer de 235 000 euros par an.

Par un calcul aisé, on se rend compte de l’ineptie de la chose : 6 millions empruntés sur 30 ans, même à 1% d’intérêt, cela revient à rembourser plus de 7 millions, soit exactement le montant du loyer de 235 000 euros sur 30 ans payé à la ville par Franceloc.

Gain pour la ville et les Marseillanais avec la solution Yves Michel : 0, alors que les bungalows précédents, gérés en direct, permettaient de réaliser un bénéfice de 80 000 euros par an, soit 2,4 millions sur 30 ans !!!

Et ce n’est pas fini : les bungalows en dur ont été rasés pour laisser la place à des chalets en PVC. Durée de vie dans un camping traditionnel : entre 7 et 10 ans, dans des conditions normales d’utilisation.

Cela veut dire que sur la durée du bail (30 ans, on le répète), la ville devra changer entre 3 et 4 fois les bungalows avec son propre argent (il n’est nulle part dit dans la convention que ce serait à la charge de Franceloc). Coût d’achat des bungalows en 2016 : 2,8 millions d’euros. Ce qui veut aussi dire qu’en 30 ans la perte sèche pour la ville s’élèvera au minimum à 8,4 millions d’euros, sans compter la piscine si elle voit le jour !!!

Ca c’est de la gestion de « chef d’entreprise » !!! Et c’est cela aussi, un budget « en équilibre » ?

 

Budget principal :

Le maire claironne sur ses 5, 1 millions d’investissement (c'est-à-dire de travaux) en 2017.

La marge de manœuvre du maire « qui se félicite de bien gérer son budget » est comprise entre 0 et 1 million, les années où il ne vend pas le patrimoine municipal (maintenant il n’y en a plus, problème réglé).

C'est-à-dire qu’il lui faut chaque année trouver entre 4 et 5 millions pour payer ses dépenses.

Comment fait-il alors ? Il va dire régulièrement bonjour au bonhomme vert Cétélem, tout simplement !  

Ainsi, cette année, il lui a fallu mobiliser en urgence un emprunt de 1,8 millions pour équilibrer son budget, et encore, cela n’a pas suffit …

La preuve : savez-vous pourquoi les travaux du port n’avancent pas ?

Parce que, malgré cet emprunt, Yves Michel n’a pas réussi à payer toutes ses factures de 2017. Ne pouvant plus payer, les travaux sont arrêtés ! Tout simplement  une fois de plus !

Une autre preuve de ce que l’on raconte :

Savez-vous pourquoi Yves Michel emprunte sur 25 ans pour renouveler le parc des véhicules de la ville, alors qu’un véhicule à une durée de vie de 10 ans, et pourquoi il emprunte sur 30 ans pour acheter des bungalows qui ont une durée de vie de 10 ans ? Ce qui est complètement absurde ?

Parce qu’il est incapable d’emprunter sur une période moins longue, car il ne serait alors pas en capacité de pouvoir rembourser les annuités du crédit. Tout simplement encore une fois ! Mais comme il ne peut pas s’empêcher de dépenser pour en mettre plein la vue aux Marseillanais, il en est réduit à prendre des décisions irrationnelles sur le plan comptable !

Et c’est ainsi que nous nous retrouvons 2ème ville la plus endettée de l’Hérault, avec une dette qui a doublé depuis l’élection d’Yves Michel, et une pluie d’emprunts sur 30 ans, dont les effets se feront sentir au moins jusqu’en 2048 …

 

Mais ça, bizarrement, le maire n’en parle pas dans le Cridaïre … Faute de place, tout simplement ?

Allez, on se permet un suggestion : un article sur la dette dans le prochain numéro. Yves Michel sera sûr qu'aucune autre ville ne pourra le battre sur le volume d'emprunts !!!

 

dessin budget

Posté par jenpince à 09:28 - Commentaires [5] - Permalien [#]

04 juin 2018

Quand le maire tente de museler l’opposition …

Vous avez pu constater ce mois-ci, dans Lo Cridaïre (journal de la municipalité) l’absence de tribune libre de notre conseillère municipale, Christine Carrié-Mahmouki, au nom de notre groupe Marseillan J’en Pince.

La loi impose cependant de laisser un espace de libre expression à l’opposition dans le journal municipal.

Alors qu’est-ce qu’il s’est passé ?

On va essayer de faire simple :

Il s’agit d’une vilaine manœuvre d’Yves Michel, avec la complicité de deux conseillers municipaux soi-disant d’opposition, Pour tenter de museler notre groupe. Tout simplement !

 

dessin YM MJP

Revenons un peu en arrière ...

Echec de Williams Méric aux municipales de 2014. Trois membres seulement de sa liste "Marseillan pour tous" sont élus. Ils forment un groupe. Ce groupe ne réussit pas à fonctionner correctement : un élu n'a quasiment jamais siégé (il a démissionné depuis et a été remplacé), un autre était très souvent absent, et aucun des deux n'a jamais écrit la moindre tribune libre. Christine Carrié-Mahmouki choisit alors de s’appuyer sur notre association Marseillan J’en Pince (composée en partie d’anciens élus du mandat 2001-2008 de Méric qui n’avaient pas pris part à la campagne de 2014), dont elle est membre afin de préparer correctement ses votes au Conseil. Tout en s’occupant de la rédaction de la tribune libre.

La situation dure ainsi jusqu’en mai 2018, au moment où les deux autres conseillers de la liste « Marseillan pour tous » font annoncer par le maire, lors du dernier conseil municipal, leur décision de former un nouveau groupe, composé d'eux deux. Du coup, Christine se retrouve officiellement seule dans son groupe. Or le règlement intérieur du Conseil municipal stipule que pour former un groupe il faut être au moins deux. Ainsi selon le maire, Christine ne peut plus prétendre former un groupe, et donc perd sa capacité à rédiger une tribune libre dans le journal de la ville.

Pourquoi avons-nous dit qu’il s’agissait d’une vilaine manœuvre du maire ? Parce que ces deux conseillers (élus sur la liste Méric, on le rappelle) votent depuis 2 ans exactement comme la majorité Michel au Conseil municipal et sont donc, de fait, devenus des conseillers de la majorité !

Belle aubaine pour Yves Michel, qui n’en demandait certainement pas tant, et qui a profité de l’occasion pour supprimer le droit de parole de Christine sur un support diffusé aux 8000 habitants de notre commune ! Aurait-il eu peur de ses tribunes libres ? Sinon pourquoi échafauder un tel plan ?

Bien sûr, nous sommes en démocratie, et les conseillers ont le droit de s’exprimer librement et de voter comme bon leur semble. Faire semblant de créer un groupe pour rejoindre le groupe majoritaire n’est pas un délit.

Néanmoins, nous nous posons des questions : pourquoi ces personnes ont-elles accepté de figurer sur la liste Méric, qui présentait un programme radicalement différent de celui d’Yves Michel, sur l’aménagement de la ville, la gestion des finances publiques, la vision à long terme de son développement etc. pour finir par approuver tout ce que fait le maire, donc bafouer leur engagement devant les 22,5% d’électeurs qui ont voté Méric en 2014 ?

A la différence de Christine.

Revenons-en à la décision du maire : selon lui, seul un groupe constitué peut s’exprimer dans le journal municipal. Sauf que cette notion de groupe ne s’applique pas aux Conseils municipaux, comme l’a démontré Christine, textes législatifs à l’appui. La maire a pris bonne note de sa lettre, et lui promet une réponse … On attend toujours !!!

Voici copie de sa lettre au maire :

LC 1

LC 2

 

 

 Pour finir, voici les précisions de Christine :

« Notre liste « apolitique » était tout de même composée d'un ancien maire socialiste et de 7 membres du PS. La gauche marseillanaise n'avait pas adhéré au principe de cet « apolitisme ». Reconnaissons aujourd'hui l'échec de cette liste qui s'est délitée, même si nombre de ses membres ont préféré un engagement citoyen dans les associations. Cela est éminemment respectable et pour moi c'est cela aussi cela faire de la politique au sens large.

J'ai conservé le nom de "Marseillan pour tous" car je n'oublie pas les 22,5% des Marseillanais qui m'ont élue et l'équipe avec qui j'ai mené campagne.

Après la décision de mes deux colistiers de créer un groupe, j'ai déclaré que leur décision m'autorisait à sortir d'une certaine réserve et à affirmer officiellement que j'étais membre du PS et que j'en défendais les thèses.

Opposition constructive : J'EN SUIS:

  • Quand je demande la gratuité des activités périscolaires (aujourd'hui hélas disparues) ou des tarifs cantine réellement dégressifs selon les ressources des parents,
  • quand avec Marseillan J'en Pince nous dénonçons le projet fantôme de la Baraquette,
  • quand nous informons, rencontrons l'enquêteur public pour le PLU et révélons les projets de bétonnage du port,
  • quand nous dénonçons la politique du « tout tourisme » du maire, les risques pour l'étang, l'agriculture et le logement des Marseillanais,
  • quand je m'oppose aux choix budgétaires, aux pratiques déviantes dénoncées par la Cour des comptes, quand je dénonce un endettement astronomique et un déficit record cette année, ou quand je m'indigne des manipulations, effets d'annonce et de communication dont est friand notre maire.

Pour finir, la démocratie se nourrit du débat contradictoire, nous avons besoin aujourd'hui de tous les corps intermédiaires et des contrepouvoirs pour que ne triomphent ni la pensée unique ni les imposteurs en communication

C'est tout le sens du mot "tribune libre" ».

Christine Carrié- Mahmouki.

Posté par jenpince à 16:52 - Commentaires [8] - Permalien [#]

03 juin 2018

RENCONTRES DE THAU : dimanche 10 juin à Marseillan

Une agglo, ça sert à quoi ? Quelles sont ses compétences ? Est-ce que l’on fait des économies en adhérant à une agglo ? Que fait l’agglo pour mon environnement ? Qui sont nos représentants ?

Vous vous êtes sans doute déjà posé ces questions … Et nous allons essayer de vous donner les réponses !

C’est pourquoi les socialistes du Bassin de Thau vous convient  à leurs deuxièmes

RENCONTRES DE THAU

Dimanche 10 juin  2018

de 9h30 à 16h30,

salle Paul-Arnaud, boulevard Victor-Hugo (en face de l’esplanade)

à Marseillan

autour du thème :

« Le Pays de Thau – Ses habitants - Son organisation politique »

 

Où vous pourrez dialoguer en direct avec des experts reconnus sur l’histoire et le fonctionnement des agglos, et avec des élus de Sète Agglopôle Méditerranée, qui regroupe désormais la Communauté de communes du Nord Bassin de Thau et Thau Agglomération.

 

Avec notamment la présence de :

  • Sébastien DENAJA, Secrétaire National du Parti Socialiste, ancien Député,
  • Sylvie PRADELLE, Conseillère départementale,Conseillère communautaire de Sète Agglopôle Méditerranée (ville de Gigean)
  • Loïc LINARES, Premier Secrétaire Fédéral délégué du Parti Socialiste de l’Hérault, Conseiller communautaire de Sète Agglopôle Méditerranée (ville de Frontignan)

 

Entrée gratuite et ouverte à tous  –possibilité de prendre un repas sur place sur réservation.

 

 

N’hésitez pas à venir vous informer, échanger et passer une journée conviviale avec nous !

 

 Programme détaillé :

 

9h30 : ACCUEIL

 

10h00 : ECHANGES avec :

  • Chantal LUCIBELLO, professeure agrégée d’Histoire, autour de l’Histoire du peuplement du Bassin de Thau, des origines à nos jours.

Et avec :

  • Un intervenant spécialiste du fonctionnement des agglomérations : organisation, compétences et rôle dans le développement de notre territoire de Sète Agglopôle Méditerranée.

 

12h30 : REPAS pris en commun (macaronade et boissons comprises).

 

14h00 : DEBAT :

Quelles directions pour notre Agglomération aujourd’hui et demain ? (sur la base des questions posées par l’auditoire).

 

       Table ronde animée par :

  • Sébastien DENAJA, Secrétaire National du Parti Socialiste, ancien Député,
  • Sylvie PRADELLE, Conseillère départementale,Conseillère communautaire de Sète Agglopôle Méditerranée (ville de Gigean)
  • Loïc LINARES, Premier Secrétaire Fédéral délégué du Parti Socialiste de l’Hérault, Conseiller communautaire de Sète Agglopôle Méditerranée (ville de Frontignan)

 

16h30 : CLOTURE DES RENCONTRES

 

Entrée libre et gratuite.

Participation au repas (réservation obligatoire) :

Enfants de 0 à 5 ans : gratuit

Enfants de 5 à 12 ans : 6 euros

Enfants de 12 ans et + et adultes : 13 euros.

 

Contact réservation pour le repas: rencontresdethau@gmail.com ou par téléphone auprès de Catherine Rossi au 06 20 96 38 13.

Pour tout renseignement : David Sauvade : davidsauvade@aol.com  -  06 11 23 43 04

Posté par jenpince à 14:07 - Commentaires [0] - Permalien [#]

21 mai 2018

Manifestation pour la sauvegarde de l'hôpital de jour d'Agde mardi 22 mai.

IL Y A URGENCE A AIDER L'ACCUEIL MEDICALISE DE JOUR DE L'HOPITAL D'AGDE

 - Agde: 25 000 habitants l'hiver 200 000 l'été,

- La plus grande station balnéaire de France,

- 35% de personnes de + de 60 ans.

et pourtant comme beaucoup d'hôpitaux, les difficultés financières entraînent des économies trop souvent au détriment des patients et des salariés.Sur Agde c'est sur l'accueil medicalisé de jour que s'enchaînent les restrictions :

- Diminution des horaires d'accueil

- Et maintenant diminution de la présence du manipulateur radio qui empêche désormais les examens radiologiques après 16 heures,  autant dire priver d'outils les medecins urgentistes qui travaillent à l'accueil médical de jour   !!!

 

Les salariés et leurs syndicats, les médecins urgentistes appellent à manifester devant l'hôpital d'Agde

MARDI  22 MAI 2018 à 18H

pour quil n'y ait pas d'économies sur le dos des patients et des salariés

pour qu'enfin soit créé un vrai service d'urgence 24h/24h sur Agde

Christine Carrié-Mahmouki

Posté par jenpince à 12:17 - Commentaires [0] - Permalien [#]

02 mai 2018

Compteurs LINKY : le point sur la question des compteurs électriques « communicants »

EDF et ENEDIS (ex-ERDF) ont décidé de remplacer les compteurs électriques existants dans nos foyers par des compteurs dits « communicants » : les fameux compteurs LINKY.

Ces nouveaux compteurs enverront ainsi plusieurs dizaines de fois par jour (toutes les demi-heures) vos données personnelles de consommation à votre fournisseur.

Le but affiché par EDF et ENEDIS, dans ces opérations de remplacement, est de vous faire réaliser des économies, puisque selon eux vous ne paierez plus que votre consommation exacte, et non plus un estimatif. Et que vous-même, en ayant accès à des données, puissiez modifier vos habitudes de consommation pour les adapter en conséquence.

Voilà pour la version officielle.

ENEDIS est chargée de la dépose des anciens compteurs et de la pose de nouveaux. L’entreprise avance à marche forcée afin de réaliser 100% de remplacement d’ici à 2021, en s’appuyant sur deux directives européennes, l’une de 2006, l’autre de 2009, ayant pour but d’unifier le mode de collecte de la dépense d’énergie des consommateurs.

Sauf qu’il ne s’agit là que de directives, qui ne revêtent pas de caractères obligatoires, et que ces directives parient sur le volontariat des foyers européens.

 

Côtés financiers

Alors pourquoi un tel empressement notamment chez ENEDIS à vouloir à tout prix remplacer tous les compteurs sans solliciter votre accord préalable?

Ce serait avant tout pour une question de sous.

Il y aurait au total 35 millions de compteurs à remplacer, pour un coût total de 5,39 milliards d’euros. Même pour une société comme ENEDIS, l’investissement est énorme, et il faudra bien le répercuter à un moment ou à un autre sur le consommateur.

Ce qui pourra être le cas à partir de 2021, puisque d’ici-là les opérateurs ont l’obligation de ne pas augmenter leurs tarifs, le temps du déploiement du LINKY.

Saisie du dossier, la Cour des comptes estime que le programme de modernisation des compteurs électriques est un «dispositif coûteux pour le consommateur, mais avantageux pour Enedis».

En effet, un pourcentage de votre consommation collectée par votre fournisseur servira alors à rembourser la pose des LINKY à ENEDIS, et la Cour des comptes estime à terme à 500 millions le bénéfice pour ENEDIS, soit un taux de rentabilité de plus de 9% sur la somme investie !

Sans compter sur les bénéfices qu’en tireront aussi les fournisseurs : plus besoin de payer des agents pour relever les compteurs, curieuse façon de lutter contre le chômage ! Et qu’est-ce qui nous garantit que les pics de consommation ne seront pas surtaxés lorsque votre fournisseur aura accès à la demi-heure près à votre consommation exacte ?

 

Côtés protection de la vie privée

Ensuite se pose la question de la confidentialité des données collectées et du consentement des consommateurs à leur utilisation : au mois de mars dernier, Direct Energie, un fournisseur, a été ainsi mise en demeure par la CNIL (Commission Nationale Informatique et Libertés) d’obtenir un consentement écrit et éclairé des consommateurs afin de pouvoir (ou non) exploiter commercialement les données recueillies. Et, grâce au suivi effectué par LINKY, ENEDIS pourra espionner vos habitudes de consommation et exploiter ces données.

 

Côtés dangers potentiels

Les données de LINKY vont transiter par Courant Porteur en Ligne (en abrégé CPL), c'est-à-dire par le réseau électrique de votre habitation.

Or les câbles électriques classiques sont conçus pour des fréquences de 50 Hertz, et la technologie CPL transmet des données par radiofréquence de 63 à 95 Hertz, ce qui pourrait entraîner des risques d’incendie, de pannes d’appareils électriques ou de domotique, que déclarent avoir déjà recensés certaines associations comme Robin des Toits ou Next Up.

De plus, selon l’âge de la maison, les câbles peuvent être fissurés et multiplier les possibilités de fuite de ces ondes dans la maison.

Les radiofréquences émises par CPL sont classées « potentiellement cancérigènes » par le Centre International de Recherche sur le Cancer (CIRC). Si ces émissions seules sont 3 fois moindres que celles d’un écran de télévision, dans une habitation elles nous soumettent à une exposition permanente par circulation dans toute l’installation électrique du sol au plafond.

S’ajoute à cela l’effet cocktail de l’exposition en même temps à un ensemble d’ondes : télévision, portable, domotique, Wifi …

En l’absence d’études sérieuses sur les conséquences à moyen et long terme pour l’homme surtout pour les porteurs de défibrillateurs cardiaques (pacemakers) et les personnes électrosensibles (3 à 7% de la population selon l’ANSES), il est indispensable que l’Etat fasse la lumière sur ces questions sécuritaires et sanitaires par un organisme indépendant pour respecter le principe de précaution.

 

 

Qu’en est-il pour Marseillan ?

Selon le site d’ENEDIS, le déploiement des compteurs LINKY a commencé sur Marseillan. 90 auraient déjà été posés, le reste étant prévu entre décembre 2018 et décembre 2021.

http://commune.app-linky.fr/index.html

 

Neuf communes dans le département de l’Hérault ont émis une opposition sur leur territoire : Brissac, Castelnau de Guers, Cazouls les Béziers, le Bosc, Les Aires, Lieuran Cabrières, Plaissan, St Pons de Thomières,  et Villeneuve les Béziers (source : https://www.poal.fr/appfree/liste-communes-refus-anti-linky-departement-34-herault.html).

Certaines de ces communes ont historiquement dans leurs compétences la distribution d’électricité, ce qui n’est pas le cas sur Marseillan, et leur permet d’intervenir directement. Ainsi Philippe Vidal, Maire de Cazouls, pour qui « La pose des Linky pose le problème de l’accès à tous aux énergies de base : n’importe quel opérateur pourra couper la fourniture d’électricité immédiatement en cas de facture impayée et sans sommation » (interview téléphonique réalisée par nos soins).

 

Il semblerait cependant qu’aucune commune n’ait gagné au tribunal contre ENEDIS, dans la mesure où selon la justice, les compteurs appartiennent à ENEDIS et non pas à la ville, et qu’ENEDIS a la faculté de changer tout matériel lui appartenant.

Néanmoins le tribunal de grande instance de Grenoble (Article du Dauphiné Libéré du 09/12/2016) a donné raison à une dame diagnostiquée électrosensible et les compteurs installés malgré son opposition ont dus être désinstallés de chez elle.

En février 2018, les résidents d’un immeuble de Villeneuve-sur-Lot ont obtenus eux-aussi la repose de leur ancien compteur, alors qu’ils avaient voté en assemblée générale le refus de Linky (La Dépêche du 26/02/2018).

 

A Marseillan, vous serez normalement averti par un courrier d’ENEDIS lorsque viendra le moment du changement de votre compteur. Vous n’aurez pas à être présent-e et ENEDIS ne vous fixera pas de rendez-vous, sauf si votre compteur est inaccessible depuis la rue.

Un refus oral au technicien, si vous voulez vous y opposer, ne suffira pas. Vous devez, dès réception du courrier d’ENEDIS, envoyer par retour une lettre recommandée avec accusé de réception à la société indiquant et motivant votre refus.

Voici ci-dessous deux liens proposant des modèles de lettres. Il en existe beaucoup d’autres :

https://blogs.mediapart.fr/charlotte-renault/blog/220118/lettre-de-refus-droit-opposable-enedis-du-le-compteur-linky-et-nouvelles-cgv-0

https://yonnelautre.fr/spip.php?article10578

 

Pour en savoir plus, voici deux liens assez intéressants de notre point de vue :

https://www.fournisseurs-electricite.com/guides/compteur/linky/refuser

https://www.capital.fr/economie-politique/peut-on-refuser-la-pose-dun-compteur-linky-1272309

 

Posté par jenpince à 14:20 - Commentaires [2] - Permalien [#]

25 avril 2018

Foncier non bâti : Non, il n’y a pas de baisse « spectaculaire » !

 

« Un soutien aux viticulteurs : baisse spectaculaire des impôts locaux à Marseillan 2018

J’ai souhaité baisser de 5 % la taxe sur le foncier non bâti. […] c'est un geste solidaire […] C’est encourager le dynamisme de nos domaines ainsi que les projets ambitieux et raisonnés des coopérateurs Marseillanais" indique le 1er magistrat de la commune.

Et dire que certains trouvent la gestion de la ville catastrophique MARSEILLAN, on avance, on lâche rien ».

Déclarait Yves Michel à Hérault Tribune le 16 avril.

 

La taxe sur le foncier non bâti est une des trois taxes communales. Elle est perçue, comme son nom l’indique, sur les terrains non construits, donc en particulier sur les terres agricoles.

Et le maire d’expliquer doctement que s’il baisse les impôts, c’est qu’il en a les moyens. Donc que le budget de la ville, quoi qu’en disent les « mauvaises langues » (traduire = nous) se porte bien !

 

Il faut en réalité expliquer que cette baisse de 5% est surtout une opération de communication réalisée à moindre coût.

Le foncier non bâti, contrairement au foncier bâti et à la taxe d’habitation, rapporte relativement peu à la ville : 212 000 euros en 2016 selon le site du ministère des finances.

Ensuite, la baisse du taux n'est pas de 5%, mais en réalité de 2,77%, puisque le maire le fait passer de 55,42% à 52,65%.

De sorte que la pseudo baisse de 5%, annoncée comme « spectaculaire » à grand renfort de com’ privera la ville d'environ .... 5000 euros de recettes.

Et 5 000 euros sur un budget 2016 à 23 millions représente une perte de recettes   … de 0,02 % !!!  Comme « baisse spectaculaire », vous conviendrez qu’il y a mieux. Ou alors, nous n’avons pas la même notion du « spectaculaire » que le maire …

 

Certains vont nous dire que l’on voit toujours le verre à moitié vide et que l’on devrait se réjouir d’une baisse, fut-elle de l’ordre de 5 euros par contribuable assujetti, au lieu de critiquer !

 

Sauf que … depuis 20 ans, un seul maire a augmenté la taxe sur le foncier non bâti … Et ce maire, c’est Yves Michel !!!

Le taux du foncier non bâti n’avait pas bougé entre 1998 et 2001 (municipalité Benoît) et entre 2001 et 2008 (municipalité Méric), à 48,28%.

Avec Yves Michel, élu en 2008, le taux s’envole chaque année : 49,63% en 2009, 51,33% en 2011, 53,03% en 2013, 55,42% en 2016. Soit +7,14% !!!

De sorte que Yves Michel, avec ses 2,77 % de baisse, s’apprête à rendre aux contribuables possesseurs de terrains non bâtis… Une toute petite partie seulement des 7% que lui seul leur a pris depuis son élection !

Présenter comme un cadeau « spectaculaire » une baisse de la hausse, il fallait oser !

 

 

taux de taxe

 

 

 

 

 

Posté par jenpince à 16:46 - Commentaires [1] - Permalien [#]

01 avril 2018

Les finances de la ville à bout de souffle !

Ce mardi 27 mars, le Conseil municipal s’est réuni avec plusieurs points à l’ordre du jour, dont le principal était consacré au rapport d’orientation budgétaire, appelé ROB, et qui a succédé au débat d’orientation budgétaire, nommé DOB, que nos lecteurs assidus connaissent bien.

Qu’est ce que le ROB ? C’est un document obligatoire que doit présenter le maire en Conseil municipal, préalablement au vote du budget. Il vise à informer les conseillers municipaux de l’état exact des finances de la ville : 

  • En dressant un état exact des recettes et dépenses de la ville au cours de ces dernières années,

 

  • En dressant  une prospective financière des capacités d’emprunt ou d’investissement pour les prochaines années.

Il devra être publié sur le site de la ville à l'attention des citoyens et sera transmis au préfet.

 

 

Ce ROB se présente sous la forme d’un document de 33 pages, emplis de chiffres, de données, de considérations sur la politique monétaire et fiscale nationale et internationale rapportés à la situation de Marseillan. Inutile de préciser qu’à moins d’être un économiste chevronné, ce document est inaccessible au commun des mortels.

Y compris à notre maire, puisqu’il a depuis son élection délégué la gestion du budget communal à un cabinet privé, et depuis peu aux services de l'Agglomération.

Mais comme à Marseillan J’en Pince nous ne reculons devant rien pour vous informer, même pas devant une avalanche de chiffres, nous avons essayé de résumer et rendre compréhensibles les enseignements du ROB 2018. Les illustrations sont des captures d’écran du ROB.

 

Budget 2017  : des recettes en baisse et des dépenses en hausse

Tout d’abord catastrophe ! En 2017 les recettes de fonctionnement ont chuté de 7%.Cela est dû selon le maire à la baisse des aides de l’Etat, appelées DGF, pour un total de 660 000 euros sur 4 ans.

Dans le même temps, le maire nous explique que, pas de bol, il est dans l’incapacité de maîtriser la hausse des dépenses de fonctionnement : +4% en 2017, soit 500 000 euros de dépenses en plus par rapport à 2016.

On résume : selon les chiffres donnés par le maire, nous avons pour 2017 une hausse des dépenses de 500 000 euros et une baisse des recettes de 660 000 euros, qui représentent au total 1,16 millions de moins, soit 8% du budget.

Si demain on vous annonce qu’on vous ampute de 8% de vos revenus, que feriez-vous ? (rapporté à une personne qui gagne 1500 euros par mois, cela fait 1440 euros de moins à la fin de l’année).

  • Est-ce que vous continueriez à faire comme avant ?
  • Ou feriez-vous attention à vos dépenses ? 

Les gens censés se rallieraient à la deuxième solution. Mais pas notre maire, qui a décidé pour les 3 prochaines années de continuer sa politique de dépenses contre vents et marées, comme nous allons le voir plus loin …

 

Yves Michel ne peut pas invoquer l’effet de surprise sur la baisse des aides de l’Etat. Il l’explique d’ailleurs lui-même dans le ROB : l’enveloppe pour toutes les communes de France diminue globalement de 5 millions par an chaque année. Donc il n’était pas compliqué d’anticiper la baisse 2017, et d’adapter son budget, contraint et forcé.

art évolution DGF

 

Ensuite, le renforcement des pouvoirs des agglomérations (nous appartenons à Sète Agglopole Méditerranée, nouveau nom de Thau Agglomération) a entraîné le transfert d’un certain nombre de fonctionnaires de la ville vers l’agglo (9 au total en 2017), qui tout en continuant à travailler sur Marseillan, ne sont plus payés par le budget municipal, mais par l’agglo.

De plus, Yves Michel s’est vanté en Conseil municipal d’avoir eu recours à 50 employés en moins en 2017 (rien que ça ???). Comment se fait-il alors que la charge des salaires relevant de la ville augmente cette année de 200 000 euros, alors qu’elle aurait dû baisser ? (Elle passe de 7,489 millions en 2016 à 7,675 millions en 2017 NDLR).

 

 

2017 : Un « trou » de 4,9 millions d’euros !

En réalité, le maire s’est fourré tout seul dans un dangereux guêpier : il a continué à dépenser, bien au-delà des capacités réelles de la commune.

 

C’est ce qu’explique le ROB ci-dessous :

 

art déficit reporté 2017

 

 

Traduction :

1)      il manque à Yves Michel 1,4 millions pour équilibrer son budget 2017, c'est-à-dire payer les factures exigibles avant le 31 décembre 2017.

2)      Mais il a également fait réaliser en 2017 pour plus de 3,5 millions de travaux, travaux également impayés.

3)      Il doit donc régler 4,9 millions d’euros au titre de l’année 2017.

 

Comment va-t-il faire ? Dans un premier temps, il va boucher le trou le plus pressé, c'est-à-dire emprunter 1,8 millions pour rembourser les 1,4 millions immédiatement dus.

Ensuite, il commencera l’année 2018 avec un déficit de – 3,5 – 1,4 + 1,8 = 3,1 millions d’euros !!!

Le 1er janvier n’était pas encore fêté comme il se doit par les Marseillanais que la ville avait déjà des factures à devoir pour 387 euros par habitant !!!

 

2018 : 0 euros de marge de manœuvre !

Toute l’énergie du budget 2018 servira à boucher le trou 2017, nous l’avons vu. Et ce jusqu’au dernier centime, puisque selon le maire lui-même (voir ci-dessous) il devrait rester 0 dans les caisses  de la ville au 31 décembre 2018.

art 0 budget 2018

 

 

2019-2020 : emprunter encore et toujours !

Notre maire s’est lancé comme on l’a vu dans une cavalerie financière pour s’extirper de la situation dans laquelle il s’est mis lui-même.

Est-ce que cela va l’inciter à plus de mesure pour l’avenir ?

Pas du tout ! Pour les exercices 2019 et 2020, notre maire prévoit ainsi de dépenser … 19 millions d’euros supplémentaires !!

  • 9,770 millions en 2019,
  • 9,370 millions en 2020

Comme le montrent ses prévisions budgétaires :

 


art budgets 2019 2020

 

 

NDLR : on remarquera que le maire affiche 4,1 millions de dépenses dans son budget 2018. Ce sont en réalité les travaux non payés de 2017. Ça lui permet de faire croire qu’il a encore les moyens cette année d’investir !!!

 

Revenons-en à 2019 et 2020 :

Si le budget est à 0 en 2018, comment pourra t-il dégager 19 millions d’euros d’excédents pour 2019 et 2020 ?

Par des subventions … Mais essentiellement par l’emprunt !!

 

 

La dette : Marseillan deuxième ville la plus endettée de l’hérault !

Selon les chiffres communiqués par Yves Michel dans son ROB, la dette du budget principal atteint 18 millions d’euros.

art évolution dette

 

Mais il n’y a pas que le budget principal à être touché. Les budgets annexes (ports, construction de la gendarmerie, etc.) sont aussi endettés.

Si on agglomère la totalité des dettes de la commune, nous arrivons à plus de 29 millions de dettes !!! Pour la résorber, il faudrait ne plus rien investir sur la commune pendant plus de 11 ans !!

Au-delà de 9 années, les économistes considèrent que la situation financière d’une collectivité devient intenable.

 

Qu’est-ce que cela veut dire concrètement ?

Pour vous faire une idée de l’ampleur de la catastrophe : pour rembourser la dette d’un seul coup, il lui faudrait demander un chèque de 2482 euros à chacun de nos concitoyens, du nourrisson au centenaire. Ainsi une famille de 4 personne devrait faire un chèque de près de 10 000 euros !

 

Nous sommes selon Yves Michel la deuxième ville la plus endettée de l’Hérault non seulement par le volume total de la dette, mais aussi par la somme due par habitant !

art classement dettes

 

Tout ceci est le résultat de la politique menée depuis 2008, première année d’élection du maire.

Les hausses massives d’impôts (3 millions de prélèvements supplémentaires sur les contribuables Marseillanais entre 2008 et 2017) et la vente de tous les biens patrimoniaux n’ont jamais suffi à assouvir la soif de réalisation d’Yves Michel, qui n’a jamais réussi à limiter ses dépenses de fonctionnement.

Qui dit fortes dépenses de fonctionnement, dit aussi faible capacité d’investissement. Celle-ci est variable selon les années, et se situe entre 0 et 1 million d’euros par an.

Cependant chaque année Yves Michel investit en moyenne 5 millions d’euros. Cela veut dire que le reste est payé majoritairement par l’emprunt, avec les conséquences que nous avons vues ci-dessus !

 

En 2020 auront lieu les élections municipales. Dans quel état le successeur trouvera t-il les caissesde la ville ?

 

Posté par jenpince à 10:30 - Commentaires [5] - Permalien [#]

23 novembre 2017

Marche à l'ombre

Les représentants des comités de quartier se sont plaints de ne pas avoir de plan d'intégration du projet Promeo sur le port.

 

Comme le maire n'a pas imposé au promoteur de dessiner le projet vu de la rive gauche, un dessinateur fécétieux y a remédié, en nous adressant ce dessin ...

port 1

 

 

 

 

 

 

 

 

Posté par jenpince à 16:51 - Commentaires [8] - Permalien [#]

18 novembre 2017

Quand Yves Michel prônait « Le respect de l’histoire de notre port »

Comme vous le savez tous, à « Marseillan J’en Pince », nous sommes d’infâmes mécréants politiques qui faisons rien qu’embêter le maire. Pour pardonner nos offenses, nous nous sommes plongés dans la lecture, que nous pensions édifiante, du bréviaire d’Yves Michel : son « projet municipal 2014-2020 ».

 

YM 4

Nul doute que nous allions y trouver l’inspiration, et surtout des arguments convaincants en faveur d’une incontournable « modernisation » de Marseillan. Et que cette « modernité » devait passer par la démolition de toutes les « vieilleries », dont les chais du port, au bénéfice d’immeubles neufs de 16 mètres de haut.

 

Une concertation … déconcertante

Page 1, ça commençait pourtant bien : « Six ans ont été nécessaires pour réorienter notre commune vers l’avenir, la faire entrer dans le 21ème siècle et nous préparer à cette évolution de notre vie ».

YM 1

Mais quelques lignes plus loin, patatras ! Tout se gâte : « La construction de notre projet va pouvoir se développer dans une organisation qui s’appuie sur la concertation avec la population » (En gras dans le texte). Ah bon ? Il y a eu concertation sur le projet Promeo ? Le projet n’a ni été évoqué au Conseil municipal, ni même devant les représentants de quartier, de l’aveu même de ces derniers. Aucune trace de réunion publique non plus … Si la concertation a eu lieu, c’était alors entre Yves Michel et Michel Yves, qui doit faire office de population à lui tout seul …

 

Quand Yves Michel vantait les mérites du port actuel

Page 2 du « projet municipal » du maire, nous trouvons un portrait de Yves … Avec en fond le port … Et les chais bien visibles !!!

 

YM 3

 

Réfléchissez un instant. Vous êtes maire, vous voulez vous représenter. Quel décor choisiriez-vous pour illustrer votre document de campagne ? (Réponse au choix) :

1)      Des bâtiments qui selon vous menacent de ruine (1) et doivent être rasés ?

2)      Un élément incontournable du patrimoine local et qui vous rend fier de votre ville ?

Vous avez choisi la 2, bravo, vous pouvez vous présenter aussi !

Peut-être Yves Michel a t-il opté pour une communication décalée du genre : « Voyez comment c’était avant, derrière moi c’est le passé et moi je suis l’avenir » (nous le savons, c’est nul comme explication, mais nous faisons tout ce que nous pouvons pour sortir notre maire de l’embarras, les pros Yves ne vont pas nous le reprocher …).

Mais catastrophe ! patatras bis ! : page 9 notre maire lui-même détruit notre hypothèse : « La qualité d’un aménagement épuré et respectueux de l’histoire de notre port va permettre de renforcer l’attractivité de ce lieu et va rejaillir sur le cœur de ville ». Si si !! En 2014, Yves Michel était pour le respect de l’histoire du port, sans quoi, c’est toute l’économie de la zone et du centre qui pourrait en pâtir !

 

YM 2

 

Nous comprenons maintenant pourquoi la concertation promise n’a pas eu lieu : si au cours de la réunion le Yves Michel 2017 y avait croisé le Yves Michel 2014, cela aurait fait des étincelles !!!

 

Et tourne tourne girouette ….

 

 

1)      Un des arguments développé par le maire lors de la réunion de quartier était que les chais étaient tellement vétustes qu’ils menaçaient de s’effondrer. On se demande pourquoi le maire a laissé le comité des fêtes utiliser les chais jusqu’à cette année …


Tribune de Christine Carrié Mahmouki : 

 

 

Nous avons reçu par ailleurs un texte de Christine Carrié-Mahmouki, présente elle aussi à la réunion des Comités de quartier, et qui nous livre son sentiment sur la réunion et le projet Promeo

« 

                                   C’est trop facile

                                   De nous prendre pour des imbéciles

                                   C’est trop facile de noyer le poisson

                                   En parlant concertation

                                   En laissant les malins

                                   Construire de modernes projets

                                    A la place de nos chais

 

Oui c’est le sentiment que j’avais en sortant de la réunion plénière des comités techniques de quartier hier soir. C’est trop facile de nous expliquer que le projet PROMEO est un aménagement privé et qu’à ce titre la municipalité ne peut interférer.

Trop facile quand c’est cette équipe municipale qui a concocté le règlement du PLU en allégeant les contraintes particulièrement sur la zone du port pour les futurs aménageurs.

C’est trop facile de projeter un aménagement touristique qui ne dit pas son nom et de s’apprêter à livrer notre front d’étang aux promoteurs et au tout tourisme car c’est cela qui se dessine à terme et que nous dénonçons depuis 2016.

Déjà pour le 1er projet d’aménagement après PLU, le promoteur PROMEO a pu déjouer techniquement les règles permettant de créer des bâtiments de 3 étages malgré les promesses d’Y Michel que cela ne serait pas.

C’est trop facile quand tout le monde comprend désormais qu’après la vente du patrimoine communal c’est maintenant le patrimoine architectural et/ou viticole qui va être démantelé.

Oui monsieur Michel c’est trop facile de ridiculiser nos inquiétudes comme des passéistes ignorants des apports esthétiques de l’architecture.

C’est trop facile quand on sait que l’UDAP (Unité Départementale de l’Architecture et du Patrimoine) vous a alerté sur le risque de dénaturer l’intérêt patrimonial du quartier du port avec les projets d’aménagement envisagés si une vigilance n’était pas organisée et règlementée et sans répertoire fin des sites à protéger. Si le premier projet a su trouver les subterfuges pour contourner la règle, n’en doutons pas il y aura des émules.

Oui c’est trop facile de nous prendre pour des imbéciles quand vous osez répondre, Monsieur Michel, aux questions sur la Baraquette en expliquant que vous n’êtes pas concerné par un projet d’aménagement privé et proposez à vos interlocuteurs de leur donner l’adresse du propriétaire pour l’interroger directement sur l’avancée des travaux.

Non seulement vous avez porté ce projet, l’avez défendu auprès du préfet bien avant le PLU. Nous ne comptons plus les déclarations publiques que vous avez faites sur l’intérêt de ce projet qui devait drainer une clientèle fortunée vers nos rivages, booster notre économie et résorber notre chomage. Malheur à l’ignorant qui ne pouvait comprendre l’intérêt d’une telle opportunité !!!!!!!!

Non seulement vous avez tenté de proposer une convention de rachat par la Région (via l’Etablissement Public Foncier) pour le compte de la commune en vue de le rétrocéder au promoteur du projet, proposition que vous avez retiré de l’ordre du jour du conseil municipal in extremis, la Région ne vous ayant pas suivi dans un protocole qui se serait avéré juteux pour le porteur du projet. Vous parlez de ne pas mélanger aménagement public et aménagement privé !!!!!

Comment ne pas voir l’aménagement prévu autour de la Baraquette jusqu’au Canal du Midi qui figurait d’ailleurs sur la plaquette publicitaire avant même que le projet de PLU ne soit validé !

Comment ne pas comprendre aujourd’hui que si vous vous dégagez à ce point de cette aventure c’est qu’il s’agit bien comme nous le dénonçons depuis le début d’un projet aventureux ».

Christine Carrié-Mahmouki

Conseillère municipale

 

Posté par jenpince à 18:06 - Commentaires [1] - Permalien [#]