Marseillan J'en Pince

08 décembre 2017

LA BARAQUETTE … LE PROJET FANTÔME !

 

Au-delà du luxe.

 

La « Baraquette », vous connaissez ?

C’est un terrain qui longe la route de Mèze et qui se prolonge en descendant vers le parc de Tabarka, les terrains de tennis et les mas conchylicoles, sur un peu plus de 6 hectares.

La « Baraquette » est donc idéalement située, puisqu’elle domine l’Etang de Thau et se trouve à moins de 5mn à pied du centre-ville.

Logiquement, cet espace stratégique avait été choisi par la municipalité en 2007 pour y construire des logements pour les Marseillanais. Un organisme public aurait acquis les parcelles, les aurait viabilisées et revendues aux Marseillanais primo-accédants à prix coûtant, pour ainsi leur permettre d’y édifier la maison de leur choix, selon le principe d’une ZAC (Zone d’Aménagement Concerté).

En 2008, Yves Michel est élu. Il commence par geler le projet de ZAC de l’ancienne municipalité sur cet espace, puis déclasse le terrain pour le réserver uniquement au tourisme. En précisant que les 6 hectares devront faire l’objet d’un aménagement global par un seul et unique promoteur privé.

De fait, les habitants sont exclus du projet, pour y bâtir une résidence principale comme une résidence secondaire.

 

Un promoteur se manifeste

Le promoteur Miguel Espada se porte alors candidat pour acheter le terrain, qui appartient à un particulier. Or ce promoteur éprouve des difficultés à se rendre propriétaire. Qu’à cela ne tienne ! Ce n’est pas pour décourager Yves Michel, qui tient par-dessus tout à ce qu’un projet touristique d’importance voit le jour sur Marseillan.

 

Yves Michel fait tout pour que le projet se réalise

Yves Michel prend alors son bâton de pèlerin et va démarcher les collectivités locales, dont l’Etablissement Public Foncier du Languedoc Roussillon (EPFLR), organisme qui dépend de la Région et dont le rôle est d’acquérir et d'aménager des terrains ayant un intérêt stratégique.

Voici ce que le maire propose à l’EPFLR : sous un délai de 3 ans, cet organisme se chargera d’acheter les terrains, s’occupera de la requalification foncière, puis les revendra au promoteur par l’intermédiaire de la commune, dès lors que le maire aura trouvé un acheteur.

En clair, Yves Michel a sollicité les services de la Région pour faciliter la réussite d’un projet touristique de luxe, et pour ce faire il était de plus prêt à mettre en gage les finances de la commune !

Certain du bien-fondé de son affaire, le maire n’attend même pas l’avis de la commission de l’EPFLR chargée d’étudier l’opportunité de l’achat de la Baraquette par la Région. Il programme donc au Conseil municipal du 22 mars 2016 un point de l’ordre du jour faisant valider une convention entre l’EPFLR et la commune.

Et là boum ! Le maire est averti le jour du Conseil que la commission a rendu un avis négatif. En catastrophe, Yves Michel annonce le soir même en séance que la convention est retirée de l’ordre du jour, sous prétexte « de documents supplémentaires à fournir à l’EPFLR ». Cette convention, inutile de vous le dire, ne sera plus jamais proposée au vote des conseillers municipaux ….

 

Miguel Espada, le promoteur, ne renonce pas à son projet après cet épisode rocambolesque ; grâce à l’apport de financiers privés, il parvient à réunir la somme nécessaire pour acquérir le terrain dans le but d’y construire un complexe touristique de grand luxe, comprenant 45 villas, 55 appartements, 4 immenses maisons et un hôtel de 40 chambres, plus des commerces !

 

Yves Michel fait la promotion de l’opération Baraquette

Commence alors un battage médiatique organisé par le promoteur autour du projet, jusqu’à Midi libre qui célèbre en une la création « de l’un des plus importants projets immobiliers grand standing de l’ex-Languedoc-Roussillon » à Marseillan (Edition du 6/11/2016). Dans l’article qui est consacré au projet, Miguel Espada annonce des investissements faramineux sur la commune et déclare que, pour mieux attirer une clientèle étrangère et riche, il aurait acheté les services du leader mondial de la vente de prestige pour ses villas

Les futures constructions sont vendues sur plan entre 400 000 euros (pour un appartement de 70 m²) et 4 millions d’euros (pour les villas de 740m²), selon l’article du Midi Libre. Inutile de dire qu’elles sont inaccessibles pour la plupart d’entre-nous … Mais rien n’est trop cher pour transformer Marseillan en destination de luxe, selon la volonté de notre maire, qui dit par ailleurs tout le bien qu’il pense de l’opération Baraquette : « Quand l’entrepreneur a présenté son nouveau projet de complexe touristique, nous y avons tout de suite adhéré » (Midi libre du 6/11/2016). Et notre maire de faire miroiter des retombées extraordinaires pour la commune « Les revenus de la taxe de séjour doivent permettre de doubler le budget annuel de l’Office de tourisme pour le ramener autour de 700 000 euros ».

Yves Michel n’hésite pas non plus à tremper sa plume dans l’encrier pour écrire un petit mot dans la plaquette publicitaire de La Baraquette : « Cet important projet d’aménagement éco-touristique porté par Propriétés&Co est structurant pour la commune, et donc soutenu avec enthousiasme par la population. YVES MICHEL MAIRE DE MARSEILLAN ».

 

Pub YM Baraquette

 

Texte issu de la plaquette publicitaire de La Baraquette

 

 

Moment de bonheur pour Yves Michel, qui voyait ainsi se concrétiser une de ses promesses de campagne : « Développement de l’hébergement touristique au secteur de la Baraquette et d’un hôtel de standing, générant plus de 180 emplois directs et indirects et des retombées fiscales pour la commune de 500 000€ par an » (Projet municipal 2014-2020, page 9).

 

programme baraquette

 

Extrait des promesses de campagne d'Yves Michel 

Youpi ! Le chômage sur Marseillan allait connaître un coup d’arrêt, et les finances de la ville allaient d’un seul coup se trouver revigorées grâce à la manne touristique de La Baraquette !

 

La suite sera moins rose … Il y a le rêve, mais il y a aussi la réalité.

 

Du rêve à la réalité

« Depuis plusieurs mois déjà, les grues, les camions toupie et les ouvriers ont investi le chantier de construction. Il est prévu que la première tranche « vendue à près de 100% » soit livrée au tout début de l’année 2019 » annonçait Midi Libre en 2016.

Un an après, allons faire un tour sur le site :

La phase 1 du projet comprenait sur le papier 24 appartements dans 2 immeubles en R+2 et 26 villas, plus 4 villas de luxe, celles de 740m². C’est cette phase qui, logiquement, devrait sortir de terre en premier.

Que voit-on sur le chantier actuellement ?

Aucune trace des fondations des immeubles et des garages enterrés, aucune trace des déblais sous les voies intérieures pour y placer les réservoirs nécessaires à la collecte des eaux de pluie (3000m3) imposés par la DREAL, aucune viabilisation des terrains.

On trouve seulement huit planchers de villas et l’élévation de quelques murs. Aucun travail de gros-œuvre d’une seule villa n’est terminé.

 

Y aurait-il déficit d’acheteurs ?

En effet, sur le site Internet du promoteur, les conditions pour se rendre acquéreur d’un bien à La Baraquette sont précisées. Le paiement de votre bien se fait à l’avance et dépend de l’avancement des travaux :

-          5% En dépôt de garantie,

-          29% à la signature du contrat,

-          35% à l’achèvement des fondations et du plancher bas RDC,

-          16,61% à la mise hors d’eau et à l’achèvement des menuiseries extérieures,

-          6,39% à la pose des cloisons,

-          5% à l’achèvement de la maison,

-          5% à la remise des clés.

Ce système permet au promoteur de ne pas faire l’avance, mais le rend tributaire des préventes. Doit-on considérer que si 8 planchers ont été coulés, que seulement 8 acheteurs se sont manifestés sur un programme comportant 54 logements ?

Pourtant le promoteur déclarait fièrement que « près de 100% de la première tranche avait été vendue » un an plus tôt. Les acheteurs, si jamais ils ont un jour existé, se sont-ils tous rétractés ? Sinon logiquement leur argent aurait servi à financer au moins les planchers, et on aurait dû voir sur site au moins 50 commencements de réalisation de logements, pas 8 !

Un autre élément troublant : une des 4 villas d’hyper luxe est vendue 3 875 995 euros …. Sur le Bon Coin !!!!

 

villa baraquette

 

Capture d'écran de la villa

 

https://www.leboncoin.fr/ventes_immobilieres/1183630199.htm?ca=13_s

Nous ne connaissons pas les habitudes des milliardaires, mais vendre une maison à près de 4 millions HT sur le Bon Coin nous paraît disons … Surprenant !

 

Se rajoute à cela un problème administratif :

Le dossier de déclaration « loi sur l’eau » (obligatoire vu la surface à urbaniser) est devenu caduc fin septembre 2017. Le récépissé de dépôt de ce dossier de la Baraquette date du 3/09/2014. Sa validité est de 3 ans.

C’est-à-dire que les travaux de l’assainissement pluvial auraient déjà du être terminés. Or ce n’est pas le cas. Miguel Espada a-t-il fait une demande de prorogation du délai auprès du Préfet ? Nous ne le savons pas.

 

 

Le moins que l’on puisse dire, c’est que le projet « Baraquette », tant vanté par le maire, semble être au point mort …

 

Et notre maire justement dans tout ça ? Il en pense quoi ?

 

La Baraquette ? Connais pas !!!

Yves Michel, qui avait sorti tambour et trompette pour annoncer la mise en chantier de la Baraquette, s’est fait depuis quelques temps beaucoup plus discret à ce sujet. Au point d’en devenir muet. Ainsi, le représentant du comité de quartier N°1 s’est étonné publiquement de ne disposer d’aucune information sur le dossier, malgré ses demandes. Nous le citons :

« Projet immobilier La Baraquette : Où en est le projet du promoteur ? Pour l’instant 2 ou 3 maisons en chantier et apparemment pas d’installation de réseaux. Vous nous aviez indiqué que s’agissant d’un projet totalement privé, vous n’aviez pas à intervenir.

Toutefois, vu la taille du projet, nous souhaiterions savoir si les délais annoncés sont toujours d’actualité ».

Réponse en substance du maire :

« Après avoir répondu aux questions sur les projets publics de la ville, vous me demandez des éclaircissements sur les projets privés, que je ne maîtrise bien sûr pas, pour des raisons aisément compréhensibles. Imaginez : vous obtenez un permis de construire, et tous les jours quelqu’un passe devant chez vous pour vous demander qu’est-ce que vous allez faire, quand est-ce que ce sera fini etc. Au bout d’un moment vous répondez : « Je fais ce que je veux de mon argent, du moment que ma construction est légale ». J’invite donc les curieux à téléphoner directement aux promoteurs ».

En clair : « C’est du privé, je n’ai rien à voir avec ce projet ».

La même excuse que pour Promeo (voir nos précédents articles).

Sauf que, faut-il le répéter ?

  • C’est Yves Michel qui a fait déclasser la zone de la Baraquette, pour la reclasser ensuite en zone VNAt du          POS, pour la rendre constructible uniquement pour des projets touristiques.
  • C’est Yves Michel qui a maintenu ce classement lors du passage du POS en PLU.
  • C’est Yves Michel qui a imposé un seul et unique aménageur sur cette zone.
  • C’est Yves Michel qui a poussé par tous les moyens possibles le projet de Miguel Espada, en tentant d’obtenir en vain l’avance financière de l’EPFLR.
  • C’est Yves Michel qui s’est répandu dans tous les media sur les « bénéfices » de ce projet.
  • C’est Yves Michel qui a fait du projet de la Baraquette un de ses objectifs de mandat 2014-2020.

 

Nous, à sa place, pour toutes ces raisons, et comme vous certainement, nous nous serions inquiétés du calendrier des travaux. Nous aurions appelé le promoteur, au moins pour savoir pourquoi les constructions n’avancent pas. Yves Michel, officiellement, non. Nous sommes priés de le croire.

Et tant bien même, lorsque les comités de quartier l’ont interrogé par mail ou par courrier, qu’est-ce que cela lui coûtait de demander ces renseignements au promoteur ? Visiblement, il a du avoir peur de le déranger et de lui faire rater des ventes …

Nous aurions aimé que les membres des comités de quartier reçoivent davantage de considération, comme par ailleurs l’ensemble des Marseillanais, sur ce qui était visiblement conçu par le maire comme un projet phare du développement économique de la ville.

Faute de transparence sur ce dossier, nous sommes forcés à penser que des choses nous sont cachées à dessein …

Mais comme nous, nous aimons par-dessus tout les débats, nous sommes prêts à publier les réponses du promoteur ou du maire, qui ne manqueront pas de nous éclairer !

 

 

 

 

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23 novembre 2017

Marche à l'ombre

Les représentants des comités de quartier se sont plaints de ne pas avoir de plan d'intégration du projet Promeo sur le port.

 

Comme le maire n'a pas imposé au promoteur de dessiner le projet vu de la rive gauche, un dessinateur fécétieux y a remédié, en nous adressant ce dessin ...

port 1

 

 

 

 

 

 

 

 

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18 novembre 2017

Quand Yves Michel prônait « Le respect de l’histoire de notre port »

Comme vous le savez tous, à « Marseillan J’en Pince », nous sommes d’infâmes mécréants politiques qui faisons rien qu’embêter le maire. Pour pardonner nos offenses, nous nous sommes plongés dans la lecture, que nous pensions édifiante, du bréviaire d’Yves Michel : son « projet municipal 2014-2020 ».

 

YM 4

Nul doute que nous allions y trouver l’inspiration, et surtout des arguments convaincants en faveur d’une incontournable « modernisation » de Marseillan. Et que cette « modernité » devait passer par la démolition de toutes les « vieilleries », dont les chais du port, au bénéfice d’immeubles neufs de 16 mètres de haut.

 

Une concertation … déconcertante

Page 1, ça commençait pourtant bien : « Six ans ont été nécessaires pour réorienter notre commune vers l’avenir, la faire entrer dans le 21ème siècle et nous préparer à cette évolution de notre vie ».

YM 1

Mais quelques lignes plus loin, patatras ! Tout se gâte : « La construction de notre projet va pouvoir se développer dans une organisation qui s’appuie sur la concertation avec la population » (En gras dans le texte). Ah bon ? Il y a eu concertation sur le projet Promeo ? Le projet n’a ni été évoqué au Conseil municipal, ni même devant les représentants de quartier, de l’aveu même de ces derniers. Aucune trace de réunion publique non plus … Si la concertation a eu lieu, c’était alors entre Yves Michel et Michel Yves, qui doit faire office de population à lui tout seul …

 

Quand Yves Michel vantait les mérites du port actuel

Page 2 du « projet municipal » du maire, nous trouvons un portrait de Yves … Avec en fond le port … Et les chais bien visibles !!!

 

YM 3

 

Réfléchissez un instant. Vous êtes maire, vous voulez vous représenter. Quel décor choisiriez-vous pour illustrer votre document de campagne ? (Réponse au choix) :

1)      Des bâtiments qui selon vous menacent de ruine (1) et doivent être rasés ?

2)      Un élément incontournable du patrimoine local et qui vous rend fier de votre ville ?

Vous avez choisi la 2, bravo, vous pouvez vous présenter aussi !

Peut-être Yves Michel a t-il opté pour une communication décalée du genre : « Voyez comment c’était avant, derrière moi c’est le passé et moi je suis l’avenir » (nous le savons, c’est nul comme explication, mais nous faisons tout ce que nous pouvons pour sortir notre maire de l’embarras, les pros Yves ne vont pas nous le reprocher …).

Mais catastrophe ! patatras bis ! : page 9 notre maire lui-même détruit notre hypothèse : « La qualité d’un aménagement épuré et respectueux de l’histoire de notre port va permettre de renforcer l’attractivité de ce lieu et va rejaillir sur le cœur de ville ». Si si !! En 2014, Yves Michel était pour le respect de l’histoire du port, sans quoi, c’est toute l’économie de la zone et du centre qui pourrait en pâtir !

 

YM 2

 

Nous comprenons maintenant pourquoi la concertation promise n’a pas eu lieu : si au cours de la réunion le Yves Michel 2017 y avait croisé le Yves Michel 2014, cela aurait fait des étincelles !!!

 

Et tourne tourne girouette ….

 

 

1)      Un des arguments développé par le maire lors de la réunion de quartier était que les chais étaient tellement vétustes qu’ils menaçaient de s’effondrer. On se demande pourquoi le maire a laissé le comité des fêtes utiliser les chais jusqu’à cette année …


Tribune de Christine Carrié Mahmouki : 

 

 

Nous avons reçu par ailleurs un texte de Christine Carrié-Mahmouki, présente elle aussi à la réunion des Comités de quartier, et qui nous livre son sentiment sur la réunion et le projet Promeo

« 

                                   C’est trop facile

                                   De nous prendre pour des imbéciles

                                   C’est trop facile de noyer le poisson

                                   En parlant concertation

                                   En laissant les malins

                                   Construire de modernes projets

                                    A la place de nos chais

 

Oui c’est le sentiment que j’avais en sortant de la réunion plénière des comités techniques de quartier hier soir. C’est trop facile de nous expliquer que le projet PROMEO est un aménagement privé et qu’à ce titre la municipalité ne peut interférer.

Trop facile quand c’est cette équipe municipale qui a concocté le règlement du PLU en allégeant les contraintes particulièrement sur la zone du port pour les futurs aménageurs.

C’est trop facile de projeter un aménagement touristique qui ne dit pas son nom et de s’apprêter à livrer notre front d’étang aux promoteurs et au tout tourisme car c’est cela qui se dessine à terme et que nous dénonçons depuis 2016.

Déjà pour le 1er projet d’aménagement après PLU, le promoteur PROMEO a pu déjouer techniquement les règles permettant de créer des bâtiments de 3 étages malgré les promesses d’Y Michel que cela ne serait pas.

C’est trop facile quand tout le monde comprend désormais qu’après la vente du patrimoine communal c’est maintenant le patrimoine architectural et/ou viticole qui va être démantelé.

Oui monsieur Michel c’est trop facile de ridiculiser nos inquiétudes comme des passéistes ignorants des apports esthétiques de l’architecture.

C’est trop facile quand on sait que l’UDAP (Unité Départementale de l’Architecture et du Patrimoine) vous a alerté sur le risque de dénaturer l’intérêt patrimonial du quartier du port avec les projets d’aménagement envisagés si une vigilance n’était pas organisée et règlementée et sans répertoire fin des sites à protéger. Si le premier projet a su trouver les subterfuges pour contourner la règle, n’en doutons pas il y aura des émules.

Oui c’est trop facile de nous prendre pour des imbéciles quand vous osez répondre, Monsieur Michel, aux questions sur la Baraquette en expliquant que vous n’êtes pas concerné par un projet d’aménagement privé et proposez à vos interlocuteurs de leur donner l’adresse du propriétaire pour l’interroger directement sur l’avancée des travaux.

Non seulement vous avez porté ce projet, l’avez défendu auprès du préfet bien avant le PLU. Nous ne comptons plus les déclarations publiques que vous avez faites sur l’intérêt de ce projet qui devait drainer une clientèle fortunée vers nos rivages, booster notre économie et résorber notre chomage. Malheur à l’ignorant qui ne pouvait comprendre l’intérêt d’une telle opportunité !!!!!!!!

Non seulement vous avez tenté de proposer une convention de rachat par la Région (via l’Etablissement Public Foncier) pour le compte de la commune en vue de le rétrocéder au promoteur du projet, proposition que vous avez retiré de l’ordre du jour du conseil municipal in extremis, la Région ne vous ayant pas suivi dans un protocole qui se serait avéré juteux pour le porteur du projet. Vous parlez de ne pas mélanger aménagement public et aménagement privé !!!!!

Comment ne pas voir l’aménagement prévu autour de la Baraquette jusqu’au Canal du Midi qui figurait d’ailleurs sur la plaquette publicitaire avant même que le projet de PLU ne soit validé !

Comment ne pas comprendre aujourd’hui que si vous vous dégagez à ce point de cette aventure c’est qu’il s’agit bien comme nous le dénonçons depuis le début d’un projet aventureux ».

Christine Carrié-Mahmouki

Conseillère municipale

 

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15 novembre 2017

Projet Promeo : une réunion des comités de quartier houleuse

Signe de la sensibilité des Marseillanais à la conservation de notre patrimoine, le projet du groupe Promeo sur le port de la ville a largement été commenté lors de la plénière des comités de quartier 1, 2 et 3 de ce mardi 14 novembre.

Comme chaque année, les comités de quartier sont invités à exposer le fruit de leur travail lors d’une assemblée publique annuelle, en présence de Monsieur le Maire.

 

Intervention de Bruno Pagnard :

Monsieur Bruno Pagnard, rapporteur du comité de quartier N°1 (le centre-ville jusqu’au port rive gauche NDLR) a fait part de l’inquiétude, au nom des représentants de ce quartier, de voir s’ériger un groupe d’immeubles sur la rive droite (en l’occurrence le projet Promeo).

Nous reproduisons une partie de son texte, avec son aimable autorisation

« Pour ceux qui ne me connaissent pas, je m’appelle Bruno Pagnard, descendant de la famille Voisin de Marseillan.

J’ai été désigné par les membres du CDQ1 [Comité de Quartier N°1 NDLR] pour présenter leurs travaux.

[…]

Avant d’entrer dans les questions, les membres du CDQ1 tiennent à préciser qu’ils considèrent indispensable pour Marseillan de créer des logements pour les Marseillanais. C’est une nécessité bien sûr de construire des logements sociaux pour la population Marseillanaise qui en a le plus besoin. Egalement afin de répondre aux exigences de l’Etat. Là n’est pas les sujets de nos préoccupations.

Cet immense projet a été découvert par hasard, sous un porche de hangar où est affiché le Permis de construire, et sans qu’il n’y ait eu d’information préalable auprès des Marseillanais, et du Comité de Quartier.

Cela pose plusieurs questions qui nous semblent importantes :

Concernant les chais, le Comité de quartier demande depuis plusieurs années qu’ils puissent être réhabilités et mis en valeur pour le bien de tous et le profit de la commune.

Pourquoi ces chais majestueux qui retracent l’histoire viticole de Marseillan, ne sont-ils pas réhabilités, transformés, pour y faire des logements à taille humaine, des lieux de vie,  comme c’est le cas généralement dans  les communes  qui ont la chance d’hériter d’un patrimoine si exceptionnel ?

Concernant les logements de ce projet, la densité ne risque t-elle pas d’altérer la qualité de vie et de bien être des futurs résidents et par la même être générateur de nouveaux problèmes ?

Concernant le permis de construire que vous avez accordé, pourquoi ne comporte t-il pas les visuels d’insertion depuis le port rive gauche ? Ces éléments sont essentiels pour avoir une vision précise de l’emprise visuelle des immeubles de 16m depuis le port de Marseillan. Même si comme vous dites, ils ne seraient pas obligatoires, comment peut-on juger de l’impact de ce projet sans disposer de ces éléments visuels ?

Les membres du comité de quartier vous les ont demandés par courriel, sans succès.

Pourquoi la population Marseillanaise et tous ceux qui sont attachés à leur port emblématique n’ont ils pas ces informations visuelles à leur disposition ?

Dans tous les cas, nous considérons que le port historique de Marseillan et tout son secteur risque d’être dénaturé, de perdre une partie de son âme, de ce qui fait son attrait, de ce qui fait le plaisir d’y flâner.

Concernant l’Architecte des Bâtiments de France (ABF), vous nous avez écrit que vous n’aviez pas l’obligation juridique de le consulter. Il semble néanmoins curieux, que pour un projet immobilier d’une telle taille et si proche du port (qui est un site « inscrit »), vous n’ayez pas consulté l’Architecte des Bâtiments de France, ne serait-ce que pour avoir son avis ?

S’agissant de l’information générale sur ce projet Promeo : n’aurait il pas été souhaitable, voire normal, que les Marseillanais aient été consultés, ou au minimum informés à l’avance, de ce gigantesque projet à deux pas de leur port ?

La question se pose aussi sur l’ensemble du quartier du port, y compris sur le devenir du secteur de la capitainerie.

Lors de la vente au promoteur d’une partie du terrain par la Municipalité, n’était il pas possible, Monsieur le Maire, à ce stade, d’imposer au promoteur des conditions permettant de garantir le caractère architectural du port, sa préservation visuelle, la densité plus humaine des logements, la réhabilitation et la valorisation des chais historiques ?

Peu à peu les gens découvrent ce projet :

Les habitants sont de plus en plus nombreux à exprimer leurs inquiétudes et ressentent un grand désarroi à voir ainsi dénaturer un site exceptionnel auxquels ils sont attachés.

Nombreux sont les Marseillanais qui demandent d’aménager ce projet, et ceci afin de mieux prendre en compte le respect du site et le respect de l’Humain.

Monsieur le Maire, les membres du CDQ1 portent vers vous ce message ».

 

Réponse d’Yves Michel :

« Après avoir répondu aux questions sur les projets publics de la ville, vous me demandez des éclaircissements sur les projets privés, que je ne maîtrise bien sûr pas, pour des raisons aisément compréhensibles. Imaginez : vous obtenez un permis de construire, et tous les jours quelqu’un passe devant chez vous pour vous demander qu’est-ce que vous allez faire, quand est-ce que ce sera fini etc. Au bout d’un moment vous répondez : « Je fais ce que je veux de mon argent, du moment que ma construction est légale ». J’invite donc les curieux à téléphoner directement aux promoteurs.

Les permis de construire qui ont été délivrés sur la ville sont tous légaux, en ce sens qu’ils respectent tous le droit de l’urbanisme en vigueur. Il y a la loi, en-dessous de la loi il y a le SCoT, et encore au-dessous il y a le PLU (1). Je ne fais donc, au travers du PLU de Marseillan, qu’appliquer la loi.

Et la loi dit que le permis déposé par Promeo est valable.

Donc je ne peux pas m’y opposer. Certains pourront dire « Pourquoi autant de logements, et pourquoi des logements sociaux ? » Parce que nous ne pouvons plus nous permettre de consommer autant d’espace qu’autrefois, et parce que la loi nous impose d’avoir 25% de logements sociaux sur Marseillan alors que nous n’en avons que 7%. Le projet de Promeo comporte une part de logements sociaux. La ville n’a plus la main sur des projets comportant une part de logements sociaux, puisque nous sommes en situation de carence (2) ».

 

 

Intervention de David Sauvade (pour Marseillan J’en Pince) :

« Tu aurais pu tenir ce discours lorsque le POS s’appliquait sur la ville. Les règlements du POS avaient été édictés bien avant ton élection et tu aurais dû t’y conformer, même si ça ne te plaisait pas. Or c’est toi-même, avec le PLU, qui a défini les règles des constructions nouvelles sur la zone du port depuis cette année. Auparavant, avec le POS, la hauteur maximum des constructions autorisées était de 13 mètres. Maintenant, avec le PLU, il n’y a plus de limite de hauteur, sous réserve que les chéneaux soient à 12,5 mètres.

Tu t’abrites derrière le promoteur, la loi et le SCoT, mais le règlement des zones du PLU est de ta seule responsabilité !

Tu nous expliques que, malgré cela, tu as été obligé de respecter la loi et que par conséquent tu as été obligé de signer le permis de construire de Promeo.

Sauf que rien ne t’obligeait alors de céder les 1540 m² de chais appartenant à la commune sur ce site de 8300 m². Tu aurais pu négocier avec Promeo, leur demander de ne pas monter au-dessus des bâtiments existants et de respecter l’architecture et le patrimoine de la zone. Tu en avais la possibilité mais tu n’en as rien fait.

Le projet Promeo n’a pu être accepté que parce que tu l’as bien voulu ; les promoteurs ont désormais les mains libres pour faire ce qu’ils veulent, là où ils le veulent, et nous en avons des exemples avec l’ancien hôpital et l’immeuble en entrée de ville.

Tout ça parce que tu n’as pas défini non plus de charte urbanistique, pour que les projets s’intègrent à l’environnement. Il n’est pas trop tard, nous pouvons travailler ensemble à l’élaboration d’une telle charte, pour veiller à ce que les projets futurs respectent nos traditions patrimoniales ».

 

Réponse d’Yves Michel :

« Le PLU a été soumis à enquête publique. Tout le monde avait la possibilité de faire des remarques sur le règlement de la zone. Il fallait à ce moment-là objecter sur les hauteurs autorisées. Je te rappelle qu’il existe déjà une liste de recommandations urbanistiques annexée au PLU, et Promeo les a toutes respectées. Pour toi, le projet Promeo ne s’insère pas dans la zone. Il a cependant été conçu par un cabinet d’architecte du sud, renommé pour avoir travaillé sur des projets novateurs, comme le musée de Marseille [doit-on comprendre : le MUCEM ? NDLR] qui participe au renom de la ville. Tu rejettes actuellement ce projet. Mais peut-être demain tu changeras d’avis. Ça a été le cas au début pour la Pyramide du Louvre ; le projet a subi au départ de nombreuses critiques, mais maintenant tout le monde s’accorde à trouver cela formidable » (3).

 

 

Intervention de Patrice Bettoni (commerçant) :

« Il est invraisemblable que des projets d’une telle ampleur soient cachés aux Marseillanais ! Comment se fait-il que vous n’en ayez pas informé nos concitoyens dans le journal municipal ? Tout est fait pour que les promoteurs fassent du bénéfice ! ».

Réponse d’Yves Michel :

« Vous aussi dans votre commerce vous vendez pour faire du bénéfice, vous ne pouvez pas le reprocher à Promeo ».

 

Le temps des questions-réponses ayant été limité à 15 minutes par décision du maire, la séance a été levée sur ces entrefaites. Mais dans les rues, le temps de discussion ne sera pas limité à 1 quart d’heures semble t-il …

 

 

 

(1)    Le SCoT c’est le Schéma de Cohérence Territoriale. Il fixe, à l’échelle de notre Communauté d’Agglomération, les axes de développement urbanistique. Ce n’est pas le SCoT qui détermine le style des maisons de Marseillan, ni leur hauteur !!!

 

(2)    Depuis 5 ans environ, le Préfet a porté un constat de carence de logements sociaux sur Marseillan. Cela signifie en clair qu’il a retiré au maire son droit de préemption urbaine pour la construction de logements sociaux, assorti d’une amende de 100 000 euros par an, tant que le taux de logements sociaux ne sera pas remonté. Le Préfet a aussi imposé la présence de logements sociaux sur le port, alors qu’initialement Yves Michel voulait réserver le front d’étang aux « riches ». Cependant, contrairement à ce que laisse entendre le maire, un projet immobilier comportant du logement social n’échappe pas aux règles du PLU de la ville, et le permis est instruit normalement par les services de la ville, comme pour un projet ne comportant pas de logements sociaux.

 

(3)    Il nous aurait été impossible de comparer la pyramide du Louvre et le projet Promeo sans nous écrouler de rire. Le Maire l’a fait, lui, tout en gardant son sérieux. Belle performance ! 

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10 novembre 2017

Rencontres de Thau à l'initiative des sections socialistes le 19 novembre

On nous prie d'annoncer : 

 

A l’initiative des sections socialistes du Bassin de Thau, dont celles de Marseillan, les Rencontres de Thau première édition se tiendront dimanche 19 novembre 2017 à Balaruc les Bains.

Faire de la politique, c’est d’abord s’ancrer sur son territoire, et pour cela bien connaître notre environnement immédiat, le Bassin de Thau.

Autour de spécialistes extérieurs au Parti Socialiste, nous vous convions toutes et tous à une journée de réflexion et d’échanges

 

 

Dimanche 19 novembre 2017 de 9h30 à 16h30,

Salle Alain Colas, 3 rue Trimarans à Balaruc-Les-Bains.

 

Autour du thème « L’eau- Quel devenir pour notre façade littorale ? »

 

  • Entrée libre 
  • Possibilité de prendre un repas en commun (payant) sur place et sur réservation à rencontresdethau@gmail.com

 

PROGRAMME : 

 

9h30 : ACCUEIL

 

10h00 : ECHANGES avec :

  • Sébastien THORIN, ingénieur en biologie marine, autour de l’histoire et de la formation de la lagune de Thau, de notre littoral, leur biodiversité, les enjeux et menaces.

Et avec :

  • Michel PIEYRE, ingénieur au département de l’Hérault, spécialiste du réchauffement climatique et de l’érosion du trait de côte.

 

12h30 : REPAS pris en commun (paëlla et boissons comprises).

 

14h00 : DEBAT :

Quelles réponses pouvons-nous apporter aux défis démographiques, économiques et environnementaux sur les espaces proches du littoral ? (sur la base des questions posées par l’auditoire).

 

       Table ronde animée par :

  • Sébastien DENAJA, porte-parole du Parti Socialiste, membre de la direction collégiale provisoire,
  • Hussein BOURGI, Premier Secrétaire Fédéral du Parti Socialiste, Conseiller régional,
  • Loïc LINARES, Conseiller municipal de Frontignan, délégué au Développement Durable, Conseiller communautaire Sète Agglopôle.

 

16h30 : CLOTURE DES RENCONTRES

 

 

Participation au repas (réservation obligatoire) :

Enfants de 0 à 5 ans : gratuit

Enfants de 5 à 12 ans : 6 euros

Enfants de 12 ans et + et adultes : 13 euros.

 

 

 

 

 

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06 novembre 2017

Le port : un projet qui pose questions

De nombreux Marseillanais se sont émus d’un projet immobilier dans le secteur du port. La municipalité y a en effet validé la construction d’immeubles, avec la crainte que ce site emblématique, inscrit à l’inventaire des monuments historiques, ne soit défiguré.

Un promoteur immobilier, Promeo s’est en effet porté acquéreur de 8000 m² de chais, juste à l’arrière du port, en vue de les détruire, et afin de les remplacer par de l’habitat, ainsi que le montre le permis de construire apposé sur les lieux :

image II

 

Ces chais, comme on le voit sur la photo jointe, sont situés en deuxième ligne du port, entre Noilly Prat (à gauche) et la cave coopérative (à droite). Nous les avons délimités en rouge.

permis port paint

 

D'une zone d'activité commerciale à la construction d'immeubles

Yves Michel a non seulement donné son accord au projet, mais en plus il l’a facilité, puisque le maire a vendu à Promeo la partie des chais appartenant à la ville. En effet, lors du Conseil municipal du 2 mars dernier, la majorité a validé la cession des parcelles BX499 et BX501 à ce promoteur, représentant une surface totale de 1514 m², pour un coût de 630 000 euros, soit 416 euros le m².

Pour du terrain bâti, il faut avouer que c’est une bonne affaire pour Promeo, même si selon le maire, le prix a été estimé par le Service des Domaines, un organisme d’Etat.

Ces chais municipaux avaient été acquis sous la municipalité Méric dans le but de constituer une réserve foncière. Ils servaient jusqu’à très récemment à abriter les chars du Comité des fêtes.

Cependant, Yves Michel, depuis son élection, en 2008, à pris le parti de vendre l’ensemble du patrimoine que les différents maires de Marseillan avaient patiemment acquis au bénéfice de la commune : campings municipaux, Luna Park, ancien hôpital etc. tout y est passé.

Il restait cependant encore un dernier bien communal, les chais de la ville. Ils sont allés cette année rejoindre la longue liste des biens cédés aux promoteurs…

 

Que pouvait faire de ces chais le groupe Promeo au moment de la vente, en mars 2017 ? Seulement les transformer en bâtiments d’activité commerciale, comme le stipulait le règlement du Plan d’Occupation des Sols (POS) applicable dans le périmètre du port, classé en « UE ». Autrement dit une zone qui « accueille les activités artisanales, industrielles, commerciales ou de bureau » (Règlement du POS). Promeo ne pouvait donc pas construire des immeubles d’habitation à la place des chais à ce moment-là.

 

Or le 4 juillet 2017, tout change : le Conseil municipal entérine le remplacement du POS par le PLU (Plan Local d’Urbanisme). Exit la zone UE du POS sur le port, qui est désormais classé zone Uac du PLU. Et qu’est-ce que zone Uac ? C’est une « zone urbaine affectée aux commerces, aux bureaux, à l’artisanat, et SURTOUT peut comporter des constructions mixtes (activités / habitat) ». Proméo peut désormais changer l’affectation du terrain acquis 4 mois plus tôt, et donc valoriser son achat en créant des immeubles d’habitation !

Hop là ! Le tour est joué ! Et le permis de construire est validé le 6 septembre de cette même année par le maire !

 

Quel est le projet de Promeo ?

Nous sommes bien sûr allés consulter le permis de construire.

Il s’agit dans un premier temps de démolir l’ensemble des ces chais, pour les remplacer par 6 blocs d’immeubles en R+3, pour un total de 206 appartements, dont 41 sociaux, pour une surface totale au plancher de 11839 m². 

image 4

 

Le PPRI (Plan de Prévention des Risques d’Inondation) impose que le terrain soit à une hauteur de 1,5 m au-dessus du niveau de la mer pour être constructible (hauteur aussi appelée aussi côte NGF). Ça tombe bien, selon les relevés du géomètre, les côtes NGF sont entre 1,51 mètres et 1,80 mètres !

De ce fait, le rez-de-chaussée non inondable abritera les 252 places de parking nécessaires, et les immeubles seront bâtis au-dessus sur trois étages.

3 étages ? Cela signifie que les immeubles seront bien plus hauts que la plupart des autres constructions situées sur la zone, et seront donc visibles de loin. Selon le permis, le faîtage des immeubles pointera à 15,96 m !!!

 

Un permis signé à 16 mètres de haut 

Comment est-ce possible, puisque si vous déposez un permis pour une construction de plus de 12 mètres de haut, il y à fort à parier qu’on vous le refusera ?

Explications : le règlement de la zone Uac stipule que « la hauteur maximale des constructions est fixée à 12,5 m à l’égout ou acrotère des bâtiments ». Pour faire simple, c’est la hauteur du chéneau ou du trou d’évacuation du toit qui sert de référence au calcul de la hauteur autorisée.

Voici comment Proméo a contourné le problème, solution approuvée par le maire qui a validé le permis de construire : Les toits seront construits en « dents de scie » et culmineront à 15,96 m avec des pentes à 35%. Les eaux de pluies ruisselleront sur les pentes du toit, et tomberont dans le chéneau situé lui, 3,5 m plus bas, à 12m30. La règle du « 12,5m à l’égout ou acrotère des bâtiments » sera respectée ! Et cela permet de faire un demi étage de plus ! 

 

image I

Avec ce stratagème, Promeo soit accroît la surface de ses appartements, soit en place de nouveaux: La photo ci-jointe montre le plan du 3e étage. Les surfaces colorées donnent une idée des volumes gagnés sous les combles, au-dessus de 12,5 mètres de haut. Nous n’arrivons pas à nous expliquer pourquoi le maire n’a pas fixé une hauteur maximale au faîtage sur la zone …

Il apparaît en résumé que depuis le début, tout a été fait par la ville pour faciliter le travail de Promeo. On ne doute pas un seul instant que le promoteur, touché par tant de sollicitude, ne s’arrêtera pas là et lancera de nouveaux projets dans une ville si accueillante !

 

Voilà pour l’aspect économique ; passons maintenant au côté esthétique.

 

 

Le projet Promeo : une esthétique contestable 

 

Voici le dessin du projet issu du permis de construire : 

 

image 3

 

Les goûts et les couleurs, ça ne se discute pas, dit-on. On peut cependant s’interroger sur la façon dont ce groupe d’immeubles va s’insérer dans le paysage du port.

Selon nous, très mal.

On constate, si on reprend la photo Google Map publiée en début d’article, une unité du bâti sur la zone, constituée par l’alignement des chais de Noilly Prat jusqu'à ceux de la cave. Unité voulue par les municipalités à la fin du XIXe siècle et au début du XXe, qui avaient prévu un plan d’ensemble urbanistique au moment où cette zone avait été viabilisée pour permettre aux entrepreneurs viticoles d’installer leurs chais.

En quoi le projet de Promeo garde t-il, au moins en façade, cette harmonie ?

En rien.

 Le problème avec cette municipalité, c’est qu’elle n’a jamais été en capacité de créer un « cahier des charges » pour faire respecter l’histoire architecturale de la ville, avec notamment : le type de matériaux à utiliser, les volumes à respecter, la forme des toits, le type d’ouverture etc.

C’est comme cela que l’on a pu voir fleurir récemment sur Marseillan des bâtiments à l’esthétique contestable, plantés là comme un chien dans un jeu de quille, tel celui à l’entrée en face du cimetière, ou celui qui remplace désormais l’ancien hôpital. Sans cahier des charges, les promoteurs font ce qu’ils veulent !

De nombreuses villes ont su conjuguer rénovation du patrimoine avec le nécessaire équilibre financier d’une opération immobilière. Juste à côté de chez nous, le Moulin des Evêques à Agde nous en fourni un exemple : l’aspect du bâti ainsi que la cheminée ont été conservés ; c’est bien la preuve qu’avec de la volonté, une ville peut-être respectueuse de ses traditions patrimoniales !

Il ne s’agit pas là de se conduire en passéistes, mais bien de savoir quel sens donner à l’avenir urbanistique de Marseillan. Ce n’est pas une question anodine, puisque les projets des promoteurs validés par Yves Michel seront là pour 50 ans au moins !

En ce sens, Yves Michel n’a rien compris à ce qui fait la singularité et l’âme de Marseillan !!! Nous ne sommes pas les seuls à le dire : déjà l’Union Départementale de l’Architecture et du Patrimoine de l’Hérault (UDAC), dans son rapport annexé au PLU, avait tiré la sonnette d’alarme. Voici l’article que nous avions publié sur ce blog en mars 2017, bien avant de connaître le projet de Proméo : le texte en italique et entre guillemets est issu du rapport de l’UDAC :

 ….Ce qui suppose aussi de ne pas livrer tout le patrimoine foncier intéressant aux promoteurs, et de leur laisser carte blanche pour faire ce qu’ils veulent comme ils veulent : « Sans revenir sur le choix de la délocalisation de la cave coopérative, dont chacun doit désormais mesurer en quoi il ôte une spécificité de l’identité du port de Marseillan … l’OAP consacrée au quartier du port et de la cave coopérative ne considère pas la première bordure bâtie du port proprement dite […] aucune description sensible d’ambiance, aucune élévation ou dessin de façade, aucune hiérarchisation entre les bâtiments –ceux à conserver impérativement- aucun point de vue sur les extensions des terrasses commerciales, qui banalisent ou nient les façades des immeubles ».

En résumé, les architectes s’inquiètent de ce que pourrait devenir le patrimoine de Marseillan si carte blanche était laissée au maire pour réorganiser la ville : « Sans repérage patrimonial, ces entités pourraient disparaître sans débat, sans questionnement. Sans caractère exceptionnel non plus, ces bâtiments font partie du paysage et de l’identité de Marseillan. La moindre des choses aurait été de questionner leur disparition. Au profit de quoi ? » Au profit des promoteurs, pardi !

 

 

 Quand les girouettes tournaient ...

Petite devinette pour finir : qui était le rédacteur de ce journal annonçant en une l’érection de bâtiments énormes sur Marseillan si on laissait faire les projets immobiliers de la municipalité ?

HLM petit Marseillanais

 

Un certain … Yves Michel lorsqu’il était conseiller municipal d’opposition, dans sa feuille intitulée  « Le Petit Marseillanais ». Mais ça, c’était avant, pour faire peur à la population !! Inutile de dire que, bien évidemment, aucun projet de ce type n’a existé, car les élus majoritaires de l’époque se sont bien gardés, eux, de défigurer Marseillan !!! 

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11 octobre 2017

Marseillan : encore des augmentations d'impôts pour 2018 !!!

Au Conseil municipal du 26 septembre dernier, une mesure apparemment anodine a été votée par la majorité.

Voici la délibération intitulée « Modification des abattements relatifs à la taxe d’habitation »  (point 3 de l’ordre du jour):

….

« Il appartient au conseil municipal de :

Décider de supprimer l’abattement général à la base antérieurement constitué

Décider de supprimer l’abattement spécial à la base antérieurement constitué ».

 

Qu’est-ce que ce cela signifie ?

Cela signifie que sur la simple base d’un trait de plume, vos impôts locaux vont considérablement augmenter l’année prochaine, tout simplement !!!!

 

Explications :

 

Afin de calculer le montant de vos taxes locales (taxe foncière bâtie, taxe foncière non bâtie, taxe d’habitation), le centre des impôts se sert des taux d’imposition votés par la ville, qu’il applique à une base déterminée par l’Etat.

Par exemple, si le taux de la taxe d’habitation est à 20%, et si votre base est à 2000 euros, vous paierez : 2000 X 20% = 400 euros de taxe d’habitation par an.

Voilà pour le principe.

 

Comment l’Etat détermine-t-il les bases ?

Les bases c’est, pour faire simple, le montant total estimé du loyer annuel que devriez payer divisé par deux (ça ne tombe bien sûr jamais pile poil) : ainsi plus votre ville est demandée, plus les bases sont fortes et inversement. Donc à Marseillan les bases sont élevées.

A ces bases, on déduit obligatoirement (en France c’est pour tout le monde pareil) des abattements : pour charge de familles, pour les personnes handicapées, dans certaines conditions pour les personnes âgées etc.

Les villes peuvent aussi décider d’abattements supplémentaires (et là nous revenons à notre propos initial) qui sont :

  • Les abattements généraux à la base (qui concernent tous les contribuables)
  • Les abattements spéciaux à la base (qui concernent les foyers les plus modestes).

A Marseillan, nous l’avons dit, parce que les bases sont très fortes, la ville avait institué un abattement général de 15% (taux maximum autorisé par la loi), puis à partir de 2001, la municipalité de gauche a voté un abattement spécial à la base porté à son taux maximum en 2003 (15% également) en faveur des foyers les plus modestes.

Voilà donc l’enjeu de la suppression de ces abattements décidés par Yves Michel lors du dernier Conseil. Avec la suppression des ces deux abattements, les bases des contribuables vont être relevées de 15 à 30% !

 

 

Mesurons l’étendue du désastre pour nos portefeuilles, avec cette simple simulation :

 

Pour tous les Marseillanais :

Reprenons l’exemple de notre base à 2000 euros ; vous enleviez auparavant 300 euros à cette base grâce à l’abattement général (2000 X 15%). Le taux de la taxe d’habitation est chez nous à 21,17% ; Vous appliquiez votre taux de 21,17% sur les 1700 euros restant, soit 1700 X 21,17% = 360 euros d’impôts.

Maintenant, avec Yves Michel, ce sera 2000 X 21,17% = 423 euros, soit 63 euros d’augmentation !!! (1)

 

Pour les foyers les plus modestes :

Pour eux ce sera la totale : non contents d’être modestes, avec la suppression de l’abattement spécial à la base de 15% supplémentaire, ce sera pour eux le double d’augmentation : 126 euros par an !!! (1)

 

 

Le maire, après avoir épuisé tous les expédients possibles (ventes de terrains, emprunts en tous genres …) pour payer ses dépenses exorbitantes, se retrouve désormais incapable de financer son train de vie.

La chambre régionale des comptes, dans son audit de l’année dernière, avait déjà pointé du doigt les taux d’imposition trop élevés de Marseillan, signalant qu’il serait inconséquent de les augmenter encore.

 

De ce fait le maire n’augmente pas les taux, mais il s’attaque directement à ses bases, ce qui revient à une méga augmentation pour le contribuable !

Pour se justifier, Yves Michel a argué en Conseil que cette augmentation était sciemment voulue. Voici l’explication qu’il a donnée en substance, suite aux questions posées par l’opposition : « Le Président Macron va supprimer la taxe d’habitation. Il a dit qu’il compenserait à l’Euro près le montant total de cette taxe aux communes. Donc je récupère le maximum de recettes possibles dès cette année, pour que l’année prochaine le Président me reverse une somme équivalente, donc avec une confortable plus-value ».

Sauf que cette explication ne vaut pas selon nous : si la taxe d’habitation doit être supprimée, elle le sera sans « effet d’aubaine ». En clair, il doit exister plusieurs centaines de petits malins maires qui ont dû faire le même calcul que le nôtre.

A Marseillan J’en Pince, on n’aime pas particulièrement le Président (c’est le moins que l’on puisse dire), mais il ne faut pas le prendre pour plus bête qu’il ne l’est. Nous sommes prêts à parier que si la suppression de la taxe d’habitation doit se faire, elle ne fera pas sur la base des recettes de l’année 2018, mais sur la base des recettes des années passées, avant l’élection du président actuel …

Pas sûr cependant que notre maire entende ce raisonnement pourtant évident ; il doit au contraire penser que sa méthode sera politiquement tout bénef pour lui:

- Soit la taxe d’habitation n’est pas supprimée, et les augmentations d’impôts « ce sera la faute à Macron puisqu’il a diminué les aides aux communes ».

- Soit la taxe est supprimée, « mais elle ne sera pas compensée à l’Euro près 2018 donc si la ville est en faillite ce sera la faute à Macron aussi » !

Nous sommes prêts à parier qu’à la virgule près il vous servira ce discours. Maintenant que vous savez tout, n’hésitez pas à le contredire !

En attendant, qui c’est qui paiera ces calculs politiques et les augmentations d’impôts 2018 ? Ce sera vous, bien sûr !!!

Il faut tout de même préciser que notre maire a convenu au cours de ce Conseil que si le président Macron revenait sur sa décision de suppression totale ou partielle de la taxe d’habitation, il en ferait de même sur les suppressions des abattements pour les contribuables Marseillanais. On est prié de le croire … Ou pas !! Bien évidemment, nous n’hésiterons pas à revenir vers lui à chaque Conseil pour lui demander de nous faire un état de la situation !

 

 

(1)    Il est très malaisé de calculer exactement le montant réel de votre future taxe d’habitation avec les « mesures » d’Yves Michel. Pour ne pas grossir le trait, nous avons pris une base de 2000 euros, vraisemblablement inférieure aux bases moyennes de la ville. En contrepartie, nous n’avons pas tenu compte des éventuels autres abattements qui sont fonctions de vos revenus et/ou de la composition de votre famille. Il se peut donc que vous payez moins que ce que nous annonçons … Ou beaucoup plus !!! Pour le savoir, prenez votre dernière feuille d’imposition locative et regardez au dos : les abattements généraux et spéciaux y figurent en euros. Enlevez ce chiffre à la base (part communale uniquement) et vous obtiendrez la base d’imposition à multiplier par 0,2117 pour connaître le montant réel de votre taxe d’habitation 2018. Bon calcul !

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03 octobre 2017

Réforme des rythmes scolaires : un mauvais point pour la municipalité

L’actualité de cette rentrée sur Marseillan est marquée par la gestion bâclée des questions scolaires, avec en parallèle le retour à la semaine de 4 jours dans nos écoles.

 

Pour comprendre ce qui s’est passé à Marseillan, revenons un peu en arrière, sur ces fameux « rythmes scolaires » récemment enterrés par décret par le président Macron ….

 

Cette réforme devait être à son origine en 2012 un beau projet, la première étape du projet de « Refondation de l'Ecole ».

 

En effet, le constat avait été posé dès 2008 par un rapport parlementaire (l’Assemblée était à droite à l’époque), mettant en évidence un paradoxe : alors que les élèves Français travaillent quotidiennement plus longtemps en classe que la moyenne des pays industrialisés, pourquoi ces mêmes élèves ont-ils des résultats aux tests plus faibles que les autres ?

 

Les conclusions de ce rapport avaient été claires : les journées de cours en France sont trop longues, à cause de vacances elles aussi trop longues : de ce fait, en fin de journée, les élèves sont moins aptes à recevoir et retenir un enseignement. C’est ce qu’ont compris depuis longtemps nos voisins Allemands, que l’on cite à tort ou à raison et à tout bout de champ en exemple : l’après-midi est souvent consacrée chez eux à des activités ludiques ou sportives, sans que personne chez nous n’ait eu l’idée de les traiter de fainéants.

Le but de la réforme des rythmes scolaires, initiée dès 2012 en France, à été de mieux repartir dans la semaine les temps d'enseignement afin de favoriser la réussite des élèves. La journée de cours a été raccourcie, et en contrepartie le temps scolaire s’est allongé sur 4 jours et demi (contre 4 jours auparavant) au profit d’activités sportives, culturelles, artistiques à destination des enfants pour « contribuer au développement de leur curiosité intellectuelle et renforcer le plaisir d'apprendre et d'aller à l'école ».

La réforme scolaire vue par le maire :

Alors que la grande majorité des villes ont opté en 2013-14 pour la solution « moins d’heures de cours dans la journée et plus d’activités le soir », dans la droite ligne de l’esprit de la réforme des rythmes scolaires, à Marseillan, M. le maire a décidé :

1°) de maintenir la durée de cours comme auparavant les lundis, mardis, jeudis (avec cours en plus les mercredis matins)

2°) de réserver les vendredis après-midis aux activités périscolaires.

En accord, semble-t-il, avec l’association de parents d’élèves et le corps enseignant ; l'Education Nationale a consenti à titre dérogatoire et expérimental à ce choix.

Nous, membres de l’opposition, avons dénoncé en son temps ce choix car nous pensions qu’il risquait de dissuader un maximum de familles. Parce que l’esprit de la loi, devant garantir une meilleure réussite des enfants par le raccourcissement des heures de cours, n’était pas respecté, mais aussi parce que les activités du vendredi ont été rendues payantes, alors que grand nombre de communes avaient choisi la gratuité.

De ce fait environ 30% seulement des enfants ont fréquenté l’accueil proposé sur Marseillan, contre 70% des enfants en moyenne sur les autres écoles de France (enquête conjointe AMF association des maires de France et la CAF).

En clair, la mairie n’a pas saisi l’enjeu des rythmes scolaires en termes de réussite scolaire, d’ouverture au monde par les activités proposées et surtout n’a pas su (ou voulu) saisir l’occasion d’associer le tissu associatif à cet enjeu éducatif. Elle s’est contentée d’offrir un accueil identique à un centre de loisirs, mais avec des moyens minimums.

 

AAA rythmes scolaires

Devant ce peu d’engouement pour des questions majeures relevant de l’intérêt des enfants, nous n’avons pas été étonnés de la décision fin juin par Monsieur le maire d’un retour à la semaine de 4 jours, dès la sortie du décret gouvernemental.

Cette décision, prise dans la précipitation, aurait obtenu l’aval de l’association des parents d’élèves. Certains parents se plaignent cependant de n’avoir pas été réellement ou trop rapidement sollicités.

Quoi qu’il en soit, une majorité de parents se sont prononcés pour un retour à la situation d’avant 2014. Pouvait-il en être autrement au vu des mauvais choix de la municipalité ? Mais peut-être était-ce le but recherché par le maire, qui s’est toujours plaint du coût pour Marseillan des activités périscolaires imposées par la réforme.

Dans le registre du positif, revenir sur le choix du vendredi après-midi est plutôt une bonne chose tant il est prouvé que c’était un mauvais choix. Dans le négatif, il reste aux élus de la majorité de redéfinir la question des rythmes scolaires et surtout la mise en place de ces fameuses activités contribuant à la réussite scolaire. Nous espérons que les parents d’élèves dans leur ensemble se mobiliseront pour œuvrer à une réelle politique de réussite scolaire pour nos enfants.

NB : cette tribune est la version longue de celle publiée sur le journal de la ville, dans la colonne prévue pour l'opposition. 

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08 septembre 2017

Marseillan J'en Pince au Forum des associations

L’association Marseillan J’en Pince sera présente demain samedi 9 septembre lors du Forum des associations de Marseillan, de 9h à 13h.

Le forum des associations se déroulera cette année sur le terrain de pétanque situé à côté du Théâtre Henri Maurin.

N’hésitez pas à passer nous voir pour discuter ensemble, vous informer des dernières avancées du Plan Local d’Urbanisme, et de tous les sujets qui vous intéressent ou vous préoccupent.

A demain ! 

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18 juin 2017

Résultats du deuxième tour des élections législatives à Marseillan

Voici les résultats pour Marseillan : 

Inscrits : 6705

Votants : 2778

Exprimés : 2530

 

Euzet : 1238 voix (18,46% des inscrits)

Roques : 1292 voix (19,26% des inscrits). 

 

Sur la 7e circonscription de l'Hérault, Euzet est élu. 

 

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