Marseillan J'en Pince

14 août 2019

L’enquête publique pour la révision du PLU va démarrer !!

On vous a narré à plusieurs reprises la saga des permis de construire sur La Baraquette (voir notre article « Marseillan J’en Pince passe à l’offensive » http://marseillanjp.canalblog.com/archives/2019/07/16/37503574.html).

 

On vous a raconté comment le maire a, à chaque fois, essayé de satisfaire aux moindres exigences des promoteurs sur la commune.

 

Mais sur La Baraquette, justement, le Préfet a estimé que le promoteur ne pouvait pas sans cesse chambouler son projet de départ et a requis une modification complète et en bonne et due forme du PLU sur cette zone, cassant en cela la décision du maire et de sa majorité de se borner à une révision simplifiée. En effet, la révision simplifiée permettait de ne pas passer par une enquête publique, et au promoteur de reprendre plus vite les travaux. Raté !

 

Donc une enquête publique aura lieu pour recueillir les avis et remarques des Marseillanaises et des Marseillanais sur la énième mouture du complexe touristique de La Baraquette, du 19 août au 20 septembre.

 

Vous pourrez, pendant les heures d’ouverture de la mairie, déposer votre prose dans un registre dédié, ou rencontrer le commissaire enquêteur, Monsieur Eric Hébrard :

  • Lundi 19 août de 9h à 12h15
  • Mercredi 28 août de 9h à 12h15
  • Mercredi 4 septembre de 9h à 12h15
  • Vendredi 20 septembre 2019 de 9h à 12h15

 

S’agissant d’une enquête publique et non d’une modification en catimini, le dossier est intégralement consultable sur le site de la ville à l’adresse suivante :
https://www.ville-marseillan.fr/wp-content/uploads/2019/08/1.-RAPPORT_Modif_1.pdf

 

C’est d’ailleurs là que nous avons puisé nos renseignements

 

Que propose maintenant le maire pour la zone de La Baraquette ?

 

Comme d’habitude, de modifier le PLU pour répondre aux nouvelles demandes des promoteurs : l’hôtel de luxe devenant désormais l’élément principal de La Baraquette, il doit être plus grand. Ainsi, il passera de 30 chambres à 84 chambres. Et comme l’hôtel ne peut pas pousser davantage en largeur, il poussera en hauteur.

 

Or, le PLU de la ville indique qu’on ne peut pas dépasser les « 12 mètres à l’égout des toitures (1) ». Ce n’est pas un problème pour Yves Michel, qui propose de créer sur une partie de La Baraquette une zone nommée UTa à l’usage unique du promoteur (vous ne l’aurez nulle part ailleurs sur la ville, sauf si bien sûr un autre promoteur en fait la demande !) et qui lui permettra de monter à 15 mètres à l’égout des toitures !!! (1)

 

C’est ce qui est expliqué dans le projet de modification du PLU :

« En effet, cet hôtel doit pouvoir bénéficier de hauteurs supérieures en raison de ses caractéristiques architecturales (hall d’accueil de grande hauteur notamment, correspondant aux standards « haut de gamme »). Ainsi, uniquement dans ce nouveau secteur UTa correspondant au projet d’hôtel et couvrant une surface d’environ 8 000 m2), la hauteur maximale des constructions est désormais fixée à 15 mètres à l’égout (contre 12 mètres à l’égout des toitures dans le reste de la zone UT) ».

UTa

 

Et hop ! Affaire réglée.

 

Autre petit détail sans importance, l’hôtel pourrait être situé dans la bande des 100 mètres, qui interdit les constructions dans les espaces proches du rivage.

Ce n’est pas un problème non plus pour le maire : « La zone UT (et son nouveau secteur UTa) est intégralement située au sein des « espaces proches du rivage » […] Dans les « espaces proches du rivage », l’urbanisation doit revêtir un caractère « limité ».

Toutefois l’article L121-13 du code de l’urbanisme précise que « ces critères ne sont pas applicables lorsque l'urbanisation est conforme aux dispositions d'un schéma de cohérence territoriale ou d'un schéma d'aménagement régional ou compatible avec celles d'un schéma de mise en valeur de la mer. »

 

Ça se passe comme ça à Marseillan : ce n’est pas aux promoteurs de s’adapter aux contraintes de la zone, c’est la zone qui doit s’adapter aux contraintes des promoteurs, tout simplement !

Donc n’hésitez pas à venir donner votre avis, c’est pas si souvent que le maire nous le propose contraint et forcé par le préfet !!!

 

Et en attendant, une page de pub (il faut bien vivre ! :-) )

 

affiche UTa

 

 

 

1)    Dans le PLU made in Yves Michel, la hauteur des constructions ne se mesure plus à l’arrête du toit, comme auparavant dans le POS. Elle se mesure à l’égout du toit, c’est-à-dire que le toit n’est pas compris. Ainsi Promeo sur le port « monte » en hauteur réelle à 15,96m pour un permis déposé à 12m. Donc s’agissant de La Baraquette, l’hôtel pourrait atteindre 18 mètres de haut. Ou plus.

 

 

 

 

 

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16 juillet 2019

Marseillan J'en Pince à l'offensive

Un matin comme un autre, à la permanence de Monsieur le Maire …

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  • Tu veux modifier ta construction, et tu n’en as pas le droit ?
  • Tu as un souci de trésorerie pour équiper tes biens personnels ?
  • Tu as fait des travaux, et tu ne sais pas comment évacuer des milliers de mètres cubes de terre ?

Pas de souci, va voir le maire, il règlera ton problème sur le champ !

Euh …? Non mais allô quoi ?? Redescends sur terre, petit Marseillanais de base. Pour toi ça sera le PLU, et rien que le PLU, et ne t’avise pas de peindre ta façade en blanc et tes volets en bleu, parce que c’est interdit !

Par contre, si tu es promoteur, ça sera un peu différent :  

  • Tu auras le droit de ne pas avoir de sous pour acheter les terrains de la commune. Tu pourras les payer en 4 fois sans frais et à partir de la 2ème année (1). Et si tu es encore plus ric-rac, la ville pourra se porter caution solidaire pour acheter le terrain à ta place, si finalement tu renonces. (2)
  • Tu pourras exploiter aussi les terrains de la commune. La ville fera les investissements, et toi tu encaisseras les dividendes (3).
  • Et si finalement tu trouves que les règles d’urbanisme de la zone ne te conviennent pas, tu pourras les faire changer pour coller pile-poil à ton projet, aussi souvent que nécessaire (2)
  • Et pas de problème pour les normes environnementales, si personne ne dit rien, c’est pas le maire qui te dira quelque chose !! (2)

 

Donc au bout d’un moment, on ne rigole plus, et on passe à l’offensive à Marseillan J’en Pince. On n’a certes pas la vocation d’être les Zorro de la commune, mais on n’a pas non plus vocation à laisser passer tout et n’importe quoi.

Reprenons le énième permis de construire de La Baraquette, contre lequel nous avons déposé un recours gracieux le 2 juillet 2019.

 

Revenons un peu en arrière :

Le 6 février 2015, la mairie accorde un permis de construire à la « SARL Propriété and Co », dans le but de construire un complexe touristique sur le terrain de 6 hectares situé à l’emplacement nommé La Baraquette.

L’affaire est ficelée d’emblée par le maire pour éloigner tout autre projet alternatif : le terrain ne pourra être acquis que pour un seul et unique projet touristique, et sur la totalité de la zone. Donc exit les particuliers, même pour y construire une résidence secondaire. Et il fait geler par le SCoT (Schéma de Cohérence Territorial, le PLU de l’Agglo) la destination de ce terrain.

Sauf que, sauf que …. le promoteur (et sa femme) peinent semble-t-il à réunir les fonds pour l’achat du terrain. Adieu le projet promis en 2014 durant la campagne municipale par le maire ?

 

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Copie des promesses de campagne de Yves Michel : La Baraquette doit sauver Marseillan de la ruine ...

 

 

Yves Michel a alors une idée. Il sollicite la Région Occitanie pour acheter le terrain de La Baraquette. Sous réserve que la ville trouve un investisseur sous 3 ans, sinon elle devra s’engager à le racheter à la Région. Le temps que le promoteur pressenti par le maire puisse se retourner.

Sauf que (encore) les élus régionaux se posent la question de l’opportunité de cet achat et de son intérêt pour la Région. Et appellent « Marseillan J’en Pince » pour voir leurs doutes confirmés.

D’où refus in extremis des élus régionaux d’acheter le terrain, la veille du vote de la convention en Conseil municipal de Marseillan, le 22 mars 2016.

Ce jour-là, nous avons sauvé la Région d’une dépense inutile de 6 millions, et la ville de Marseillan d’un emprunt supplémentaire de 6 millions. Maintenant que le délai de prescription est passé, on peut le raconter …

 

In fine, le promoteur de Yves trouve les sous et achète La Baraquette. Et Midi Libre (édition du 6/11/16) de vanter en une la création d’un gigantesque complexe de luxe à Marseillan dont l’ouverture est programmée … 1er trimestre 2019 …

 BARAQUETTE YM 2019

La maire annonce l’ouverture de la Baraquette aux riches pour début 2019. Capture d’écran, Hérault Tribune, article du 03/10/2016

 

Sauf que les travaux n’avancent pas et à la date inaugurale prévue, seule une villa témoin pointe piteusement le bout de son nez.

L’état d’abandon de La Baraquette, réputée une des zones les plus pittoresque de la ville, entraîne un rapport au vitriol du comité de quartier N°1 lors de l’Assemblée Générale du 15 novembre 2017, auquel le maire répond qu’il est étranger à cette affaire et renvoie courageusement les plaignants vers le promoteur, le projet étant selon lui totalement privé (4).

Il n’empêche que, un an plus tard, le 23 septembre 2018, le maire est bien en première ligne des invités pour annoncer la relance du projet, lors d’une cérémonie VIP dans les chais de Noilly-Prat. Le promoteur originel, qui n’a pas vendu les villas sur plan, a décidé de s’associer avec des Canadiens, le groupe LUX, qui va prendre en charge la construction de l’hôtel sur La Baraquette, avec l’idée que l’édification de l’hôtel permettra de relancer la vente des villas.

 

BARAQUETTE YM Noilly

Le maire à la barre chez Noilly-Prat pour défendre le projet Baraquette 3ième version, capture d’écran Hérault Tribune, 23/09/2018

 

 

Le groupe LUX demande plus de place pour l’hôtel. Il poussera en hauteur, passant de 12 m à 15,63 m, avec un étage supplémentaire, pour passer de 39 à 40 chambres et 22 suites jardin. Le groupe demande aussi à doubler le nombre d’immeubles (de 4 à 8), avec 133 appartements au lieu de 59 dans le projet initial. Ce nouveau projet nécessite :

1)      De dégager la salle des congrès initialement prévue à proximité de l’hôtel : pour cela il faut « pousser les murs », c’est-à-dire acheter des terrains riverains pour l’y implanter.

2)      De dégager davantage de place de parkings souterrains, (de 121 à 215 places) c’est-à-dire de décaisser 1 hectare de la zone sur 4 m de profondeur, soit 40 000 m3.

Ce nouveau projet va cependant en contradiction avec le PLU de la zone, pourtant mitonné aux petits oignons par le maire pour le promoteur du site, comme on l’a vu plus haut.

Pire, ce projet déborde maintenant, puisque, comme nous l’avons vu, il doit désormais aussi concerner les parcelles attenantes en dehors de la zone réservée dans le PLU par le maire à ce promoteur, en violation du SCOT qui définit clairement quelles sont les zones où les projets touristiques sont possibles.

Pour Yves Michel, ce n’est pas un problème. Il fait ainsi voter par sa majorité le 30 octobre 2018 une révision simplifiée du PLU, pour permettre de régulariser les nouvelles demandes du promoteur, et accorde dans la foulée le permis de construire demandé. Affaire réglée selon le maire. Circulez, il n’y a plus rien à voir !

 

Sauf que (décidément il y a beaucoup de sauf dans cet article), le Préfet ne l’entend pas de cette oreille : il intime l’ordre à Yves Michel de passer par une révision complète du PLU : ce qui veut dire, retour à une enquête publique en bonne et due forme, procédure qui peut prendre un an.

 

Et le maire se retrouve ainsi dans une situation ubuesque : le permis qu’il vient d’accorder ne peut s’appliquer tant que la révision complète du PLU ne sera pas achevée.

 

Vous, vous auriez fait le tiers du quart de ce qu’a fait le promoteur, les pelleteuses municipales seraient déjà en train de détruite votre façade. Là non seulement le maire ne dit rien, mais en plus il lui tient la truelle pour aller plus vite !!

Et quand c’est trop c’est trop …

D’où notre futur recours gracieux auprès du tribunal administratif pour faire annuler cette 3ème modification du permis, illégale selon nous

  • Parce que le 3ème étage viole les règles du PLU,
  • Parce que ce projet déborde maintenant sur les terrains riverains, alors que légalement « La Baraquette » était strictement cantonnée aux 6 hectares du terrain d’origine (bien que le SCoT limite les zones touristiques nouvelles à 4 hectares),
  • Parce qu’il y en a assez de mesurer les hauteurs de bâtiment du sol au chéneau, sans que le toit soit compris (ce qui veut dire 3 mètres au moins de plus, comme sur le port, donc il y a fort à parier que l’hôtel monte à plus de 15 mètres),
  • Parce que les dépôts de terre.

Quoi les dépôts de terre ? Souvenez-vous : dans la 3ème version du permis, il est prévu d’excaver 40 000 m3 de terre (soit la surface de 10 terrains de foot recouverts de 1 mètre de terre). Et cette terre, il faut bien en faire quelque chose. Où est-elle allée ? Sur les terrains appartenant à la SCCV Domaine de la Mandoune, dont la gérante est la femme du promoteur … en limite des zones humides des prés de Soupié, en zone protégée !!

Comment le sait-on ? Ben c’est simple, on a suivi la noria de camion qui a fait les aller-retours ! Comme aurait aussi pu le faire Monsieur le Maire. Mais il est vrai comme il l’a dit, qu’il s’agit d’un projet privé avec lequel il n’a rien à voir, dans tous les sens du terme. Fermez les yeux, fermez le ban !!  

 

Nous en avons assez que les promoteurs fassent la pluie et le beau temps sur notre commune.

Nous en avons assez que les règles d’urbanisme de Marseillan soient changées aussi souvent qu’ils le demandent.

Nous en avons assez que pousse tout et n’importe quoi n’importe où sans que quiconque puisse avoir son mot à dire, y compris les conseils de quartier. Et dans notre cas de figure, que soit accordé un permis de construire illégal selon nous, dans la mesure où le PLU actuel ne le permet pas. Et que les travaux déjà accomplis modifient sérieusement la topographie du bassin versant, au-dessous duquel se trouve l’Etang de Thau et les conchyliculteurs. Permettre de combler des terres en zone rouge protégée, c’est faire bien peu de cas de notre activité traditionnelle, qui fait la renommée de notre village. Mais pour Yves Michel, le tourisme et surtout les promoteurs, c’est sacré !!

 

(1)    C’est ainsi que Franceloc a acquis les campings municipaux de la ville

(2)    Voir le détail dans l’article

(3)    Franceloc a obtenu la gérance des bungalows municipaux, et s’est engagée à payer à la ville 7 millions d’euros sur 30 ans, soit moins que les sommes investies par la ville pour refaire entièrement le parc de bungalows. Avant les bungalows rapportaient de l’argent à la ville, maintenant, « grâce » à Yves Michel, ils coûtent de l’argent au bénéfice du promoteur http://marseillanjp.canalblog.com/archives/2016/12/23/34721323.html

(4) voir notre article http://marseillanjp.canalblog.com/archives/2017/11/15/35869635.html

 

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12 juillet 2019

Le retour de la tribune libre de Marseillan J'en Pince

Notre maire est un petit canaillou, et adore faire des blagues à ses copains et copines de Marseillan J’en Pince. C’est pour cela qu’il avait supprimé pendant 1 an la tribune libre de notre conseillère municipale, Christine Carrié-Mahmouki. Mais les blagues les plus courtes sont aussi les meilleures.

Voici donc pour vous, amies lectrices et amis lecteurs, le texte de notre nouvelle tribune libre à paraître dans le prochain numéro du journal municipal :

 

TRIBUNE LIBRE 9 JUILLET 2019

Après un an d’interdiction de tribune, je reprends la plume après avoir obtenu, non sans mal, la modification du règlement intérieur du Conseil Municipal, pour le rendre conforme à la loi et au principe de la liberté d’expression des élus, si petits ou solitaires soient-ils.

C’est bien pour tous les Marseillanais, particulièrement pour les 22% d’électeurs qui ont voté pour qu’une voix de gauche soit entendue.

Beaucoup, j’espère, auront suivi les articles de «  Marseillan j’en pince », l’association de la gauche plurielle marseillanaise, notamment sur :

  • la vérité sur l’augmentation des factures d’eau, des impôts locaux par la suppression des abattements spéciaux (15 à 30% pour certains contribuables),

 

  • les modifications abusives du PLU pour satisfaire la politique tout tourisme de la municipalité,

 

  • la mauvaise volonté pour construire des logements sociaux, provoquant un arrêté de carence du Préfet( droit de préemption retiré au maire sur une partie de la ville)

 

  • et plus récemment un programme local de l’habitat porté par l’agglo qui confirme cette mauvaise volonté et ses conséquences : la nécessité de produire 2 fois plus de logement pour tenter de remédier à une politique désastreuse, qui se caractérise par toujours plus de difficultés à se loger pour les jeunes et les jeunes familles, obligés de quitter le village.

 

 

La rentrée scolaire devrait voir aboutir une revendication que nous portons depuis 2014 en matière de cantines, campagne électorale oblige. En lire plus sur Marseillanjp.canalblog.com

 

Christine Carrié-Mahmouki

Conseillère municipale

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29 juin 2019

Perlimpinpin

Lors du conseil municipal du 28 juin, le maire a (enfin) présenté les comptes de la ville … Pour 2018 !! Soit près de 7 mois après la fin de l’année écoulée. Vaut mieux tard que jamais, me direz-vous.

Et pour lui les finances de la ville se portent comme un charme !! Du moins c’est ce qu’il raconte dans son document de synthèse.

On cite la personne qui lui a écrit un hommage vibrant dans ce document (on le répète, le maire ne fait jamais lui-même son budget) : « Un budget dynamique caractérisé par une politique d’investissement soutenue qui s’accompagne par d’importants efforts de gestion » (p.1) « Le résultat financier 2018 du budget présente un excédent de 1,2 millions » (p.2) « Une politique de réduction des dépenses courantes » (p.3) « L’analyse rétrospective des dépenses permet de montrer que l’effort de maîtrise des dépenses de fonctionnement a porté sur l’ensemble des postes de dépenses » (p.4).

Et on pourrait continuer comme ça presque jusqu’à la fin. A se demander pourquoi l’opposition ne vote pas les budgets. Marseillan est tellement bien gérée!

Tel Hercule accomplissant ses travaux, Yves Michel a étouffé les dépenses de fonctionnement, a  démultiplié les investissements, a écrasé la dette et a créé des excédents extraordinaires !!! Voilà selon lui son résultat pour 2018 !!

Nous sommes heureux que le maire soit content, et surtout content de lui-même. Sauf qu’il n’y a pas de quoi pavoiser en réalité. Bien au contraire.

Il ne s’agit là que d’une énième tentative de tour de passe-passe de notre petit illusionniste, Michel Nostradamus, qui signe son grand retour à chaque fois qu’il est question de budget.

 Michel Nostradamus (portrait présumé)

Il faut savoir en effet que le maire a commencé l’année 2018 avec un déficit de 3,55 millions, correspondant aux factures impayées exigibles en 2017, pour les premiers travaux sur le port. Et le déficit était au départ plus important que cela, puisque Yves Michel avait été obligé de mobiliser toute fin 2017 un emprunt de 1,8 millions pour payer les factures les plus urgentes.

Commencer l’année avec un trou énorme à rembourser, est-ce cela bien gérer ?

Première pincée de poudre de perlimpinpin de notre illusionniste.

 

Et combien Yves Michel avait-il prévu de dépenser en travaux en 2018, malgré le trou ? 6,6 millions !! C’est ce qu’il avait indiqué dans son budget prévisionnel. Il n’en n’a réalisé « que » 4,5, soit à peine 60% de ses promesses.

C’est cela aussi bien anticiper les capacités financières de la commune ?

On vous le dit parce qu’on est entre nous : le maire savait parfaitement qu’il n’y arriverait pas. Mais pour lui, le plus important, c’est de faire de la com’ au lieu d’être sincère comptablement !!

Deuxième pincée de poudre de perlimpinpin.

 

 

 

Et ce n’est pas fini !

On vous rappelle ce que l’on a dit lors de la première pincée de poudre : Fin 2017 le maire a emprunté 1,8 millions et laissé filer des factures d’investissement de 2017 sur 2018 pour 3,55 millions.

Donc en réalité, les dépenses de 4,5 millions du budget 2018, et présentées comme des réalisations nouvelles, ne sont que des travaux effectués en 2017 et payés en 2018 !! En fait, le maire a cherché à vendre 2 fois la même chose aux Marseillanais. Sauf que pas de bol, ça s’est vu !!

Est-ce cela être honnête avec les Marseillanais ?

Troisième pincée de poudre de perlimpinpin.

 

 

 

On continue !

Le maire annonce dégager un excédent sur son budget 2018, à hauteur de 930 000 euros. Chouette !

Sauf que le vrai chiffre à prendre en compte, c’est ce que l’on appelle l’épargne nette, c’est-à-dire la différence entre les recettes et les dépenses. Le document de synthèse, page 14, indique le véritable excédent du budget 2018. Il n’est pas de 930 000 euros, mais de …393 000 euros !!

On résume : le maire n’a payé en 2018 que ses factures en retard de 2017, et ne dispose comme ressources propres en 2019 que de 393 000 euros. C’est très très faible !!! Rapporté à quelqu’un qui gagne 2000 euros par mois, c’est comme s’il finissait l’année avec 350 euros sur son compte. Cet homme-là ne se jetterait pas des fleurs comme le fait le maire !

Et son épargne nette ne cesse de se dégrader. Elle était de 1 million en 2014. Elle est à 393 000 euros en 2018. Qu’en sera-t-il en 2019 ?

Est-ce cela être prévoyant ?

Quatrième pincée de poudre de perlimpinpin.

 

 

 

Le maire explique ensuite qu’il a jugulé la dette : « la capacité de désendettement atteint 9,8 années, soit un niveau inférieur au seuil d’alerte fixé à 12 années » (p.14). Mais qu’apprend-on page 15 du même document ? « Principaux indicateurs agrégés : capacité de désendettement : 13,4 années » !!! Le seuil d’alerte est très largement dépassé !!!

Non seulement le maire n’a rien jugulé du tout, mais il a encore accru la dette de 1 million en 2018 !!

Est-ce cela gérer la ville en pensant aux générations futures ?

Cinquième pincée de poudre de perlimpinpin.

 

 

 

Enfin, on en termine. Les supporter du maire pourront dire « Yves Michel a fini par remettre le budget à +393 000, c’est ce que l’on retient ». Mais comment a t-il dégagé des excédents, même très faibles ? Par une formidable augmentation de la taxe d’habitation, et la suppression de tous les abattements, tout simplement !!

Produit de cette taxe en 2016 : 4 054 690 euros.

Produit de cette taxe en 2018 : 4 507 516 euros. (source : compte administratif municipal)

Soit 450 000 euros pris au portefeuille des Marseillanais. Voici, ami(e)s contribuables, le prix à payer pour vous pour réparer toutes les erreurs de gestion d’Yves Michel !!!

Sans cela, le budget aurait été en déséquilibre, ce qui est interdit !

Est-ce cela que l’on attend d’un maire ? Piocher au portefeuille des contribuables pour payer ses caprices ?

Sixième pincée de poudre de perlimpinpin.

 

 

Voilà le résultat de la politique de dépense sans compter du maire : toujours plus de dette, toujours plus de taxe parce qu’il est incapable de gérer d’une année sur l’autre son budget. Et cette incapacité est masquée à grands renforts de communication et de feux d’artifices inauguraux.

Allez ! on change tout en 2020 !!

 

 

 

 

 

 

 

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26 juin 2019

ET PENDANT CE TEMPS…… SE LOGER A MARSEILLAN ? ...UNE GAGEURE

Lors du dernier conseil municipal, nous avons eu à débattre du PLH (Programme Local de l’Habitat) établi par l’agglomération pour l’ensemble des communes et réparties dans le schéma territorial en 4 zones :


•    Le triangle urbain central (Sète, les 2 Balarucs, Frontignan)
•    Étangs et Gardiole (Mireval, Vic la Gardiole)
•    Plaine de la Vene et collines de la Moure (Villeveyrac, Poussan, Montbazin, Gigean)
•    Villes et villages du Nord de Thau (Marseillan, Mèze, Bouzigues, Loupian).


Le PLH définit pour une période de 6 ans (de 2019 à 2024) les objectifs pour répondre aux besoins en logements et hébergements, pour favoriser le renouvellement urbain et la mixité sociale, en assurant une répartition équilibrée et diversifiée de l’offre de logements entre les communes et entre les quartiers d’une même commune.


Ces objectifs doivent tenir compte de l’évolution des besoins des habitants actuels et futurs, de la desserte des transports, des équipements publics, de la nécessité de lutter contre l’étalement urbain et des besoins spécifiques pour des publics «désavantagés».


Ce programme s’élabore donc à partir d’un DIAGNOSTIC de l’offre de logements privés et sociaux, individuels et collectifs, de l’offre d’hébergement et de l’offre foncière, ainsi que du repérage des situations d’habitat indigne.


Il indique LES MOYENS à METTRE EN ŒUVRE pour satisfaire les besoins et il comprend UN PROGRAMME D’ACTIONS détaillé par commune, avec le nombre et les types de logements à réaliser, les moyens fonciers et un échéancier prévisionnel.


Ce PLH, une fois recueillis les avis des communes, est arrêté par le conseil d’agglo puis soumis au Préfet avant adoption définitive.

Tous les chiffres cités dans ce texte sont issus de ce diagnostic.


Lors du conseil municipal, il a été question du bilan du 1er PLH 2012-2017 qui a permis la production de 640 logements par an sur l’ensemble du territoire de l’Agglo, mais qui pointe une offre de logement insuffisante pour les jeunes notamment, une accession à la propriété abordable «anecdotique» et « une insuffisance notoire de logements locatifs sociaux ».


On comprend dès lors que le PLH de 2019-2024 double l’objectif à atteindre  avec une production de 7198 logements sur l’Agglo, soit 1200 logements par an dont 2941 logements locatifs sociaux soit 490 par an (41% de la production totale).
Pour Marseillan cela représente 1300 logements à créer (217 par an) dont 467 logements sociaux  (78 par an). IL S’AGIT DE TENTER DE RATTRAPER LE RETARD ACCUMULE.

Nous n‘avons pas manqué, lors de ce conseil municipal, de nous attarder sur le diagnostic de ce PLH qui met en avant un certain nombre de déséquilibres autour des difficultés à se loger, qui illustre aussi ce que nous dénonçons depuis plusieurs années : une mauvaise volonté évidente de création de logements locatifs sociaux, Nous démontrerons que, dans ce constat, une fois encore Marseillan fait figure de mauvais élève.


Des déséquilibres démographiques :

•    Un solde naturel * très faible  d’où il résulte que la croissance démographique n’est liée qu’au solde migratoire* s’agissant d’un territoire à forte attractivité. C’est sur notre zone que cette tendance est la plus forte et on y découvre également un solde négatif pour la tranche d’âge 0-4 ans.

•    Un déséquilibre dans les générations avec très peu de jeunes (15% à Marseillan  contre 19 % sur l’Hérault) avec un vieillissement de la population : 39% de personnes âgées sur Marseillan contre 21% en France. Le territoire s’avère très attractif pour les retraités et les catégories socio professionnelles supérieures, ce qui explique très largement un taux de résidences secondaires important : 26% sur l’agglo contre 18% sur le département 16% sur la Région et 61% sur Marseillan!!! Cela veut dire aussi que le déficit naturel va continuer à se creuser.


Des déséquilibres dans les revenus :

•    Un taux de chômage élevé 18%sur la SAM* 17% sur le département, 15% sur la région et 13,5% en France.  Les champions : Sète 19,7% et Marseillan 18,8%

•    Les niveaux de revenus sont bas et même très bas : le revenu médian mensuel est très inférieur aux 1682€ sur l’Hérault, 1508€ sur l’agglo et 1476€ sur Marseillan

•    Les propriétaires occupants ont un revenu annuel 2 fois supérieur à celui  des locataires : 41 704 € par an contre 22 549 € et 18 286 € par an pour les locataires en LLS*. Toutefois 34% d’entre eux sur la zone de Marseillan sont éligibles aux aides de l’Anah( Agence Nationale de l’Amélioration de l’Habitat) contre 29% sur l’agglo et 21% en France.

•    22% de la population de l’agglomération vit sous le seuil de pauvreté, soit 11% des propriétaires occupants contre 11% sur la région et 8% en France :

         soit 35% des locataires du secteur privé, 31% sur la région et 26% en France
         soit 50% des locataires en logements sociaux, contre 40% en France

 


 Des déséquilibres dans l’accès au logement :


•    Les jeunes ont de grandes difficultés à se loger : 43% des 20-24 ans ont un logement autonome  contre 64% dans l’Hérault.


•    Le solde négatif des 0- 4 ans indique le départ des jeunes familles contraintes de quitter le territoire pour trouver un logement moins cher et/ou plus grand.


•    Les 2/3 du parc de logements privés potentiellement dégradé sont dans le secteur locatif.


•    Pour les locataires à faibles revenus, les conditions d’habitat sont souvent de moins bonne qualité que dans le parc de logements sociaux, en terme de surface habitable, de qualité de logement et en terme de taux d’effort*, Alors que l’on considère généralement que le loyer ne doit pas dépasser 30% des revenus, 30% des allocataires de la CAF* ont un loyer supérieur, ce qui met à mal la gestion de leurs ressources, des besoins élémentaires sacrifiés et un risque d’endettement.


•    Il y a peu d’offres, et à un coût exorbitant.


•    L’investissement locatif est tourné vers le tourisme plutôt qu’à la location à l’année.


•    Les catégories socio-professionnelles les plus modestes sont plus nombreuses à partir et à devoir se loger dans les villages voisins.


Dans le PLH, il est signalé que la taille moyenne des ménages est de 2,14 personnes par foyer en moyenne. Conséquence pour les rédacteurs du PLH,  il n’est pas nécessaire d’avoir une offre de grands logements. Nous pensons que ce calcul de la démographie reste par trop mécanique en raison du nombre important de personnes âgées et du départ des jeunes familles. Il faut au contraire tout faire pour garder nos jeunes et nos jeunes familles sur Marseillan, et cela passe par une autre politique du logement.



Des déséquilibres économique et sociologique :


L’économie présentielle, c’est à dire organisée autour des besoins et des services à la population autochtone et séjournante, devient le modèle économique dominant.

Mais que les catégories socio-professionnelles «  supérieures » ou les seniors plutôt aisés parviennent à se loger sur la ville, alors que les travailleurs de l’économie présentielle sont  obligés de se loger ailleurs cela devient un problème de mixité sociale et de cohésion sociale .


Cela pose aussi une question de justice sociale :


Que le tourisme et l’attractivité de notre ville aient créé 61% de résidences secondaires accentuent la tension de l’immobilier et provoquent le départ de la population hors de son lieu naturel qu’est leur village est tout bonnement inacceptable !!!
Que le maire de ce village, bien avant d’être élu s’exprimait contre les logements sociaux, véhiculant un discours stigmatisant et dénué de toute réalité sociologique.


Que depuis son 1er mandat, il n’a pas pris au sérieux la nécessité de produire des logements sociaux, à destination des Marseillanais ; qu’il a fait preuve d’une mauvaise volonté caractérisée en créant 7 logements sociaux contre 200 prévus !!!


Qu’il persiste et signe, au point que le préfet prenne un constat de carence, lui retirant sur une partie de la ville son droit de préemption, ignorant ses obligations en matière de logements sociaux prévues par la loi SRU au point que la commune a vu sa pénalité passer de 100 000€ à 420 000€ par an.


Nous avons dénoncé sans relâche les difficultés de logement des Marseillanais, nous avons alerté sans relâche, au moment de l’élaboration du PLU, sur la politique tout-tourisme  d’Yves Michel sur le front d’étang,  au détriment des besoins des Marseillanais. Et le préfet nous a suivi en exigeant un pourcentage de logements sociaux aussi sur le quartier de  l’Argentié et sur le port.


Voilà qu’aujourd’hui le diagnostic du programme local de l’habitat rend incontestable nos analyses quant à la responsabilité d’Yves Michel dans le mal logement des Marseillanais.



Christine Carrie-Mahmouki
Conseillère municipale



*solde naturel : différence entre les naissances et les decès
 solde migratoire : différence entre les entrées et les sorties sur notre territoire
LLS : logement locatif social
CAF : caisse d’allocations familiales
taux d’effort : reste à charge à payer sur le loyer après paiement de l’allocation logement

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Un 1er avril le 24 juin …

Notre maire a reçu vendredi  21 juin le prix de « modérateur de la dépense publique ». C’est ce que révèle le Midi Libre du 24.

Comment notre maire, champion de l'augmentation des impôts et de la dette, a t-il pu recevoir une telle récompense ?

modérateur

En réalité, le maire a simplement reçu un prix pour avoir été un très mauvais gestionnaire des deniers publics !!

Si si, on vous explique : un cabinet privé est venu le rencontrer en lui proposant le marché suivant : « Laissez-nous éplucher toutes vos factures d’électricité depuis 5 ans, et si on trouve des erreurs, on se partage la somme qui vous sera remboursée ».

Et c’est comme cela que le cabinet a trouvé que la ville avait payé pour 83 301,46 euros de factures indues.

L’histoire ne dit pas quel pourcentage est revenu à la ville, donc aux contribuables. En tout cas ravi de tomber sur un maire qui paie tout sans rien regarder, Newenergy (c’est le nom du cabinet) lui a remis un joli trophée en plastique lors d’une cérémonie officielle en présence de la presse.

 

Et comme disent nos collègues de « Servir Marseillan » : « Une fois de plus, on s’arrange (via la communication) pour faire passer le manque de contrôle pour de l’efficacité, c’est magnifique!!! ». Rien de plus à ajouter …

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11 juin 2019

Le tout-tourisme : la faillite de la politique d’Yves Michel

Le port : une architecture pour touristes

Lorsqu’on regarde les aménagements proposés par le maire sur Marseillan, il apparaît évident qu’ils sont pensés non pas pour répondre au besoin de la population locale, mais bien pour une clientèle touristique, en reproduisant des ambiances que l’on peut trouver partout ailleurs, avec béton au sol et tirage au cordeau des installations. Et palmiers en veux-tu en voilà pour faire « Sud ». Le port de la ville, c’est la réédition de l’avenue de la Méditerranée à la plage, tout simplement ! 

Ce qui passe plus ou moins sur Marseillan-plage ne passe cependant pas sur la ville. A quel moment de notre histoire le palmier a t-il fait partie de nos essences typiques ? En quoi le béton au sol rappelle t-il aussi un revêtement de chez nous ? En quoi les raides alignements rappellent-ils les courbes de nos rues de village ? En rien.

Parce que le port n’est pas pensé par le maire comme le débouché naturel de la ville sur l’étang. Si tel avait été le cas, il aurait pu par exemple le paver, comme le centre-ville, garder davantage d’espaces verts à son entrée, garder l’unité avec les candélabres de la ville au lieu d’y poser des réverbères en chantilly. Y reproduire une ambiance « placette » au lieu de vastes étendues dégagées.

Or le maire n’en a rien fait, et au contraire ses aménagements marquent clairement une rupture, comme une frontière, avec le reste de la ville. Pourquoi ?

 

Le port : une marina pour les riches ?

Parce que le port est pensé par le maire comme la future marina des énormes complexes à riches touristes qui, dans son esprit, vont enserrer le port dans les prochaines années : les projets Promeo et Nexity (à 6000 euros le m²) rive droite, et un peu plus loin, de l’autre côté de la rive gauche, le projet Baraquette (à 7000 euros le m²). Et pour relier la Baraquette au port, le maire compte réaliser un cheminement piétonnier le long du parc et du port de Tabarka pour que les riches touristes puissent accéder au port principal à pied.

Comme on le voit, le maire investi tout l’argent des contribuables vers ce grand projet : faire du front d’étang une « réserve à riches » au détriment de la population locale, invitée à faire construire sur la périphérie dans le PLU.

Tout l’argent des contribuables et même plus : faut-il rappeler que le maire a joué les intermédiaires entre la cave et Nexity ? (1) Que le maire a vendu les chais municipaux pour que le projet Proméo se fasse ? (2) Et qu’il a voulu que la ville se porte caution solidaire pour que le promoteur acquiert La Baraquette ? (3)

 

Le tout-tourisme : la seule politique du maire

Pourquoi tant d’empressement pour le maire ? Parce que, selon lui, hors le tourisme, point de salut pour Marseillan ! Ainsi, les propriétaires de domaines viticoles sont encouragés à transformer leurs bâtiments en appartements touristiques dans le PLU (4), et les mas conchylicoles deviennent progressivement des restaurants. La mutation souhaitée par le maire, c’est que les Marseillanais se mettent au service exclusif des touristes pour le bonheur de l’économie locale !

Le raisonnement de Yves Michel est très basique : plus les maisons et appartements se vendront chers, plus les acquéreurs seront des touristes qui auront les moyens de dépenser sur place. Et ce seront alors des montagnes de billets qui pleuvront sur les Marseillanais, et des centaines d’emplois avec ! Eh oui, rien que sur La Baraquette, le promoteur a promis 120 emplois directs et 80 emplois indirects !! (5) Alors demain, adieu chômage, et bonjour la prospérité !!

 

Le tout tourisme : aucune retombée pour les Marseillanais

Sauf que ça ne marche pas comme ça. Parce que si ça marchait comme ça, les stations de sport d’hiver seraient milliardaires, alors qu’elles sont presque toutes déficitaires.

Pourquoi ? C’est simple : le touriste est là 3 mois par an. Et les dépenses, elles, sont annuelles. Donc la ville paye 12 mois par an l’entretien d’espaces utilisés à leur capacité maximale 3 mois par an.

De plus, il existe une « course à l’échalotte » entre maires de stations balnéaires, pour savoir qui aura la commune la mieux équipée pour recevoir des touristes et éviter qu’ils ne partent ailleurs (« T’as vu ? Lui il a fait ça, vite, il faut que je fasse pareil »), d’où inflation de dépenses.

 

Des dépenses toujours plus importantes

Vous voulez des preuves ?

Regardons l’état des budgets des 33 communes comprises entre 5000 et 10 000 habitants dans l’Hérault (6):

 

Charges à caractère général : (du plus dépensier au moins dépensier)

1)      La Grande Motte (station balnéaire)

2)      Palavas (station balnéaire)

3)      Vias (station balnéaire)

4)      Marseillan (station balnéaire)

…..

     33) Florensac

 

Dépenses de personnel : (de celui qui emploie le plus à celui qui emploie le moins)

1)      Palavas (station balnéaire)

2)      La Grande Motte (station balnéaire)

3)      Balaruc (station thermale)

4)      Marseillan (station balnéaire)

……

      33) Florensac

 

Dépenses d’équipement :

1)      Balaruc (station thermale)

2)      Vias (station balnéaire)

3)      Palavas (station balnéaire)

4)      Sérignan (station balnéaire)

5)      Marseillan (station balnéaire)

….

33) Saint Georges d’Orques

 

Il ressort que systématiquement les stations balnéaires sont les plus dépensières de ce classement, justement parce qu’elles ont à supporter des frais que les autres communes moins touristiques ne connaissent pas, comme on vous l’indiquait.

Tout simplement !!!

 

Une aggravation de la dette

Mais là où les autres stations balnéaires arrivent plus ou moins à autofinancer leurs projets, Marseillan est la seule à pratiquer la fuite en avant par la dette :

Communes les plus endettées par habitants :

1)      Saint Clément de Rivière

2)      Marseillan (station balnéaire)

3)      Juvignac

4)      Grabels

….

33) Jacou

 

Donc on résume : qui dit stations balnéaires, dit charges plus lourdes, que le maire de Marseillan aggrave par sa dette mirobolante, malgré la vente pour plus de 8 000 000 d’euros de patrimoine foncier … la plupart du temps à des promoteurs ….

Les supporters du maire pourront dire « Mais c’est un pari sur l’avenir !! ».

Sauf que là encore, non. Désolé.

 

Depuis combien de temps Yves Michel est maire de Marseillan ? 10 ans.

Et on ne pourra pas dire qu’il a ménagé l’argent de la ville pour le tourisme :

-          Rénovation pour 3 millions de l’avenue de la Méditerranée,

-          Création pour 4 millions de pistes cyclables entre la ville et la plage,

-          Vente des 2 campings municipaux à des promoteurs,

-          Rénovation des bungalows municipaux pour 6 millions d’euros

-          Création d’un 2ème office de tourisme à la ville

-          2 ou 3 feux d’artifices de plus chaque année,

-          Etc. Etc.

Et pour quel retour pour les Marseillanais à l’année ?

 

Marseillan, la ville la plus mal classée :

Comme dirait Sarkozy, eh ben on va vous l’dire (7):

-          Taux de chômage à Marseillan en 2007 : 17,3% (Yves Michel est élu en 2008)

-          Taux de chômage à Marseillan en 2015 : 21,4% (pas de chiffres disponibles après)

Soit 23,7% de hausse en 8 ans.

 

Les millions investis dans le tourisme ont-ils aidé à résorber le chômage ? Non.

 

Médiane de revenus de la population. Comparaison avec les villes de l’agglo de même taille :

-          Balaruc les bains : 20 743 euros nets par an par personne

-          Poussan : 20 185 euros

-          Gigean : 19 974 euros

-          Mèze : 18 775 euros

-          Marseillan : 18 002 euros.

Marseillan, comparée à ses voisines, est la ville où les revenus sont les plus bas.

 

Taux de pauvreté :

-          Balaruc Les Bains : 12%

-          Poussan : 13,1%

-          Gigean : 13,6 %

-          Mèze : 19,4%

-          Marseillan : 21,5%

 

Le tourisme a-t-il enrichi les Marseillanais ? Non. Marseillan est même en queue s’agissant de l’ensemble des indicateurs économiques. Et on l’a vu la situation s’est dégradée sous Yves Michel.

Le tourisme, à Marseillan J’en Pince, nous sommes 100 fois pour, à condition qu’il soit raisonné. Pourquoi les touristes viennent-ils chez nous ? Parce qu’ils aiment notre village et notre terroir préservé, et comme disait Hugolin chez Pagnol, parce que nous cultivons de l’authentique. C’est ce côté-là qu’il faut privilégier, comme appui à l’économie locale. Le tourisme doit être au service de l’économie Marseillanaise, et non l’inverse.

Surtout qu’on en voit poindre les conséquences :

-          Renchérissement du foncier et ce n’est pas prêt de s’arrêter (« si sur le port ils vendent à 6000 le m², moi je vais vendre à 4000 ! »).

-          Augmentation des impôts locaux pour payer la dette et les dépenses.

-          Aucun impact du tourisme sur la population générale, en termes d’amélioration de revenus ou d’emploi. Les Marseillanais paient plus pour aucun résultat.

-          Les Marseillanais déménagent et vont construire ou louer ailleurs, sur Pinet, Florensac ou Pomérols.

-          Les entreprises déménagent pour s’installer ailleurs : exemple, l’entreprise du maire, partie s’installer à Saint-Thibéry !

-          La population diminue (nous sommes passés de 7883 habitants en 2010 à 7726 habitants en 2019).

-          La population vieillit et le nombre d’enfants dans les écoles diminue …

C’est donc bien une vraie faillite de la politique du tout tourisme orchestrée par Yves Michel, qui a réussi l’exploit de se faire déménager lui-même hors de l’agglo de Sète, alors qu’il en est le vice-président au développement économique !!!

Il est encore temps de changer tout cela. Donc n’hésitez pas, rejoignez-nous pour construire ensemble notre projet 2020, un projet vraiment respectueux de notre patrimoine et de notre environnement, un projet qui replace les Marseillanais et les Marseillanaises au cœur de l’action ! N'hésitez pas à nous contacter directement !!!

 

Références :

1) Déclaration publique du président de la cave, réunion MJP consacrée au PLU, 18/03/2017

2) Voir notre article du 06/11/2017 « un projet qui pose questions » http://marseillanjp.canalblog.com/archives/2017/11/06/35828218.html

3) Voir notre article du 08/12/2017 « La Baraquette, le projet fantôme » https://fr-fr.facebook.com/marseillanjenpince/posts/547899378882368?__xts__%5B0%5D=68.ARBxZ-FPtj42vWHb8X23Vvg78K6RBhGqOzdctCMAi_5fOUBkEbnabtsk6sj1F8R9XBfYIWoXS-65HxZNw_jMYKN6ADR6t_m9pkuAry-snU2UXZKSwpbWFbHr-kEhUQO6M-gUHps2w_mDS8vly6cdF98iEdOKEuNTflOoe32hGBKEjV4AGaOEThDG_myybUYCwVUcWww0PcBPlKdk6uSbMxSFWqSZHMnDQXIzPGWxsdsfRw_evqrUiIf1yoZvQmxabeIVU1XAZiy5YqefHn2NkEUwqR4wrPDc7oNx4CJ1Ojh0ruqhSc2KKM1tDv45Jbr_Y214iNrjV-mEZTUw219MBAt0EVYH5lQ&__tn__=K-R

4) Voir notre article du 25/03/2017 « Quand les services de l’Etat jugent le PLU » http://marseillanjp.canalblog.com/archives/2017/03/25/35094234.html

5) Voir l’article promotionnel sur Hérault Tribune du 03/10/2016 « Le complexe immobilier de luxe la Baraquette ouvrira début 2019 » (lol) https://www.herault-tribune.com/articles/39356/marseillan-etndash%3B-le-complexe-immobilier-de-luxe-la-baraquette-ouvrira-debut-2019/

6) Chiffres tirés du Rapport d’Orientation Budgétaire 2018 fourni par le maire au Conseil municipal.

7) Source INSEE https://www.insee.fr/fr/statistiques/1405599?geo=COM-34150

 

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07 juin 2019

Un mystère éclairci !

De nombreux Marseillanaises et Marseillanais se sont interrogés sur la signification de la sculpture posée sur le port : vague ? reste de baleine échouée ? Ne reculant devant rien, nous avons réussi à retrouver les plans originaux : 5,6 millions de dépenses payées par 30% de hausse d'impôts  ... La sculpture prend tout son sens !!

 

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06 juin 2019

"Le respect de l'Histoire" vu par Yves Michel ...

Respect de l'histoirePhoto illustrant l'article promotionnel paru sur "l'Indécapant", 3 juin 2019

 

Vous qui êtes appelés à fêter comme il se doit l’inauguration des travaux du port, « Une rénovation dans le respect de l’Histoire » selon le maire, nous espérons aussi que vous serez aussi invités par notre premier magistrat à couper le ruban des deux barres d’immeubles qui bientôt vont pousser tout le long !

 

Voici la première barre qui va remplacer les chais déjà détruits, à côté de Noilly Prat :

 

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Et voici la deuxième barre, qui remplacera à terme la cave coopérative :

 

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Ces images sont tirées des documents fournis en ligne par les promoteurs.

Comme vous le voyez, ce sont des petites constructions typiquement Marseillanaises, que l’on ne retrouve nulle part ailleurs en France ! Sauf peut-être à Paris, Lyon, Marseille, Quimper, Cherbourg, Rouen, Nantes, Clermont, Roanne, Valence, Boulogne, Lille et Strasbourg mais c’est qu’un détail, vous n’allez pas chipoter hein ?

Voilà qui va sans aucun doute renforcer « le respect de l’histoire » de notre port !!!

 

Et qui est derrière tout ça ? Le maire bien sûr !

Il a mitonné pour ces promoteurs un zonage de PLU (Plan Local d’Urbanisme) aux petits oignons !

On vous explique :

Avant juillet 2017, date de la modification du plan d’urbanisme par Yves Michel, la rive droite du port ne pouvait accueillir que des locaux commerciaux ou des entrepôts, et pas d’habitation. Et la hauteur était limitée.

Depuis juillet 2017, tout type de construction est autorisé, et la taille des constructions a été singulièrement augmentée grâce à la règle suivante : « la hauteur maximale des constructions est fixée à 12,5 m à l’égout ou acrotère des bâtiments ». Traduction sur le port, la hauteur d’un bâtiment se mesure désormais ..  au chéneau et non plus à l’arête du toit. Ce qui autorise tous les dépassements en hauteur, pourvu que le bas du toit soit au maximum à 12,5m !!

Malins, les promoteurs ont donc décidé de monter le toit le plus haut possible et de créer des duplex sous pente.  Ainsi, le projet en lieu et place des chais détruits culminera à 15,96 mètres en réalité !!!

Vous trouverez tous les détails dans notre article du 6 novembre 2017 http://marseillanjp.canalblog.com/archives/2017/11/06/35828218.html

 

Et voilà comment notre maire « respecte l’histoire » de notre port et balaie plusieurs siècles de traditions urbaines Marseillanaises, en permettant aux promoteurs de faire exactement ce qu’ils veulent dans son périmètre immédiat …

Et bonne inauguration m’sieurs dames !!

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04 juin 2019

2 jours de fête sur le port : 30% d'augmentation de taxe d'habitation

Ouf !!! Les travaux sur le port sont enfin achevés ! Coût pour les Marseillanais : 30% d'augmentation de la taxe d'habitation pour payer les 5,6 millions de travaux. Mais rassurez-vous : sont compris dans le prix 2 jours de fête non stop, les 8 et 9 juin,  payés avec vos impôts !! champagne !! Amusez-vous bien !!! 

le port

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