Marseillan J'en Pince

09 mars 2019

Compteurs LINKY : le maire retoqué par le préfet

Nous en avons parlé ici à plusieurs reprises, nombre de Marseillanaises et de Marseillanais se sont émus de l’arrivée des compteurs électriques « communicants », les fameux LINKY, sur notre commune. En cause : les risques supposés pour la santé au travers des ondes émises par ces compteurs, mais aussi les risques d’intrusion dans la vie privée avec la connaissance à la demi-heure près de vos habitudes de consommation. Voilà pour résumer.

C’est ainsi qu’un collectif stop-linky s’est créé dont voici le contact : stoplinkymarseillan@gmail.com

Sollicités pour connaître notre avis, à Marseillan J’en Pince nous avons décidé de prêter une attention particulière à ce dossier, partant du principe qu’une inquiétude partagée par plusieurs centaines de nos concitoyens ne pouvait pas être balayée d’un revers de manche.

D’autant plus que le maire semble avoir tout fait pour décourager ce collectif.

Ainsi, le 8 octobre 2018, Yves Michel a refusé le prêt d’une salle au collectif stop-linky, arguant du principe qu’il n’était pas organisé en association. Décision annoncée par le maire au dernier moment aux intéressés. Il a donc fallu que Marseillan J’en Pince réserve la salle pour elle-même afin que la réunion puisse se tenir.

Et ce même jour et à la même heure, le maire avait programmé une contre réunion d’information avec ENEDIS, chargée de la pose des compteurs LINKY, et réservée à un public trié sur le volet, à savoir les seuls représentants des comités de quartier. On vous laisse en penser ce que vous voudrez en penser …

Et le maire, lors de cette dernière réunion, d’expliquer qu’il n’avait aucun pouvoir pour agir, et que les Marseillanaises et les Marseillanais n’avaient d’autre choix que d’accepter le compteur LINKY.

Donc ça commençait très mal.

Parce que le concours du maire est essentiel dans cette affaire :

Après une rapide analyse des possibilités d’action, il nous est apparu que les solutions ne pouvaient être que politiques.

Des maires du département de l’Hérault ont pris des arrêtés pour interdire purement et simplement le compteur LINKY sur leurs communes. Nous les avons appelés un par un. Tous ont vu leurs décisions être déclarées illégales par le Préfet.

En revanche, pour 2 communes le Préfet a laissé passer. Teyran et Pézenas. Pourquoi ? Parce que ces communes n’ont pas interdit leur territoire au compteur LINKY, mais ont exigé d’ENEDIS qu’il respecte le libre choix de celles et ceux qui refusent le compteur, pour peu qu’ils le signalent par écrit.

Le collectif anti-linky trouve la proposition de MJP intéressante et remet quelques jours plus tard au maire une pétition signée par 250 Marseillanais réclamant le libre choix d’accepter ou non le LINKY, avec en annexe l’arrêté municipal de Pézenas.

Si Yves Michel le souhaite, il n’a plus qu’à faire un copier-coller et changer le nom de Pézenas par celui de Marseillan et l’envoyer au Préfet. Et hop, affaire réglée …

 

Pas de nouvelles du maire et de la pétition jusqu’au 6 mars de cette année. Date à laquelle il informe le collectif anti-linky qu’il a pris un arrêté réglementant la pose des compteurs le 5 décembre, et que cet arrêté a été retoqué par le préfet le 9 janvier.

Tiens, le Préfet aurait-il décidé de durcir le ton contre les villes qui ont pris un arrêté laissant le libre choix ?

Nous appelons la ville de Pézenas pour en avoir le cœur net. Réponse des services de la ville de Molière : « Non, non, l’arrêté pris par Monsieur le Maire de Pézenas est toujours valable, et non, à notre connaissance il n’a été attaqué par personne ».

Comment se fait-ce ?

Plutôt que de recopier l’arrêté de Pézenas, qui étayait de manière solide les raisons sur 2 pages pour laquelle cette ville, au nom du doute raisonnable, demandait de solliciter l’avis de la population, le maire de Marseillan a préféré pondre un arrêté de 5 lignes, avec un seul argument n’ayant qu’un vague rapport avec le sujet.

N’importe quel élève de 6ème sait cela : dans une dissertation, on demande de développer et d’argumenter. Sinon on risque la mauvaise note. C’est ce qui s’est passé avec le Préfet, qui a jugé insuffisante la copie de l’élève Michel, qui a pourtant 11 ans de mairie au compteur.

Certains nous reprochent d’être constamment dans la critique et de ne rien proposer. Là franchement, à MJP, on a fait tout ce qui était en notre pouvoir pour une sortie de crise en douceur :

-          On fait le boulot pour le maire, en cherchant ce qui était possible ou impossible,

-          On lui propose une solution qui marche,

-          On lui demande de recopier mot à mot la solution,

-          Et à l’arrivée il se plante …

 

Reste plus pour notre élève Michel à revoir sa copie, donc à reprendre mot pour mot l’arrêté de Pézenas et à le proposer à nouveau au préfet. Mais est-ce sa volonté ?

 

Voici donc ci-dessous l’arrêté du maire de Marseillan :


arrêté Marseillan

 

 

 

Et à titre de comparaison le modèle d’arrêté qu’il faut prendre :

 Arrêté Pézenas 1

 Arrêté Pézenas 2

Comme on le voit, il n’y a pas photo ! Allez Monsieur le Maire, reprenez votre stylo ! Merci !!!

 

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23 février 2019

ACORDARSE

Mon père communiste, quand il était à court d’arguments politiques, reprochait à mon grand-père maternel socialiste, la non intervention de la France en 1936 pour aider la jeune République espagnole à résister aux troupes franquistes. Bercée par de tels propos, je ne pouvais que m’intéresser à ce pays. Aussi en ce 22 février, je veux me souvenir que fin janvier début février 1939, après la chute de Barcelone, près de 500 000 Espagnols ont passé la frontière pour échapper aux représailles franquistes. Accueillis par la force des choses, parfois mal acceptés puis carrément internés et surveillés, ils n’obtiendront le statut de réfugiés qu’après la guerre en 1945. 

Cette année est commémoré le 80ème anniversaire de la Retirada, déchirure totale pour le peuple Espagnol. L’association FFEEE (Fils et Filles des Républicains Espagnols et Enfants de l’Exode) organise des marches convergentes vers Argelès-sur-Mer le 23 février. Mais il y aura d’autres manifestations ou expositions dans les Pyrénées Orientales, essentiellement au mémorial de Rivesaltes.

Les descendants des Républicains réfugiés ont obtenu il y a quelques années le droit de demander la nationalité espagnole (et donc la double nationalité), ils travaillent encore à rendre une sépulture digne dès qu’un charnier ou une tombe « sauvage » est découverte …

Que le travail de mémoire se poursuive ne peut qu’apporter reconnaissance et apaisement.

Nous pensons aujourd’hui à ce 22 Février 1939.Le 24 l’Etat français reconnaissait Franco comme leader légitime de l’Espagne.

retirada

 

Je dédie ce texte à Carmen, Marseillanaise de 80 et quelques années initialement prénommée Libertad.

 

Christine Carrié-Mahmouki

Conseillère municipale

 

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11 janvier 2019

Soirée solidarité le jeudi 17 à l'initiative du Secours Populaire

On nous prie d’annoncer :

Soirée spéciale solidarité au bénéfice du Secours Populaire

Jeudi 17 janvier à 21h

Cinéma Le Travelling – AGDE

 

Avec la diffusion du film « Les Invisibles » avec Corinne Masiero (« Capitaine Marleau ») et Audrey Lamy (« Scènes de ménage »).

Tarif unique : 5 euros

 

secours ppop

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01 janvier 2019

Meilleurs voeux 2019 !!

voeux 2019-3

 

Que cette nouvelle année vous apporte joie, santé, bonheur et réussite dans tous les projets que vous formulez !

Marseillan J’en Pince et l’équipe de rédaction remercient tous nos lecteurs et lectrices qui nous ont fait confiance tout au long de l’année 2018, en espérant vous retrouver aussi nombreux pour les 365 jours qui viennent ! 

 

Marseillan J’en Pince en 2018, c’est :

2 536 vues sur notre page Facebook,

11 307 vues directes sur notre blog,

Plus de 100 000 vues sur les media web locaux, Occitanie tribune et Hérault Tribune notamment (86 425 pour ce dernier uniquement).

Notre blog se positionne donc (modestie mise à part !!) comme une des principales sources d’information sur la vie politique Marseillanaise, et de ce fait nous attachons une grande importance à vérifier et contrôler nos sources, et à décrypter pour vous les décisions prises en Conseil municipal, pour mesurer leur impact sur notre vie quotidienne.

Notre intention est de rendre ces informations les plus compréhensibles possibles pour celles et ceux qui ne sont pas familiarisés avec le langage employé par l’administration et les élus avec ses nombreux acronymes (PLU, PPRI, ROB etc.) toujours en se posant la question : « Est-ce que c’est suffisamment clair pour tout le monde ? Est-ce qu’on peut le rendre vivant par des exemples ? ». Ce qui nous vaut parfois aussi quelques arrachages de cheveux pour simplifier sans dénaturer.

Force est de constater que personne n’est venu remettre en cause nos démonstrations jusqu’alors, y compris dans les rangs de la majorité, preuve du sérieux de notre travail.

Et comme vous n’êtes pas obligés de nous croire sur parole, nous faisons en sorte d’illustrer nos dires par des documents fournis aux conseillers municipaux par le maire lui-même, de manière à ce que vous puissiez vérifier directement à la source la véracité de nos chiffres et assertions.

Les pics de fréquentation enregistrés l’ont été pour des articles concernant :

-  L’état alarmant des finances, où le maire avoue que Marseillan est devenue la deuxième ville la plus endettée de l’Hérault dans sa catégorie (01/04),

- L’augmentation de 143% de l’abonnement sur la facture d’eau, où le maire a fini par avouer,1 mois après, avoir bien voté pour cette augmentation en Conseil d’Agglo (01/09),

- La suppression de notre droit d’expression dans Lou Cridaire, le magazine de la ville (28/09),

- L’augmentation de la taxe d’habitation, par le biais de la suppression des abattements votée par la majorité municipale en 2017 (12/10),

- L’absence d’avancement des travaux sur « La Baraquette », projet phare de développement économique du maire pour le mandat 2014-2020.

 

Qui fait quoi ?

Outre une dizaine de contributeurs « occasionnels », MJP c’est essentiellement 3 collaborateurs « permanents » :

 

- Christine Carrié-Mahmouki (conseillère municipale PS) : comptes-rendus des conseils municipaux, billets d’humeurs, politique sociale….

christine

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

- André Giron (ancien premier adjoint, PC) : respect des normes environnementales, politique de l’eau, schémas de développement, politique de l’Agglo, technique, …

andré giron

 

 

 

 

 

- David Sauvade (ancien adjoint PS) : tourisme, finances, mise en page des articles … et dessins !!

 

david

 

Très bonne année 2019 en notre compagnie !!!

 

 

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30 novembre 2018

Le budget 2019 : moins d’épargne, plus d’impôts !

Le rapport d’orientation budgétaire (ROB) interpelle sur l’état catastrophique des finances de la ville : la dette (1,5 millions de capital à rembourser par an) empêche le maire d’investir … Sauf à emprunter davantage ! Seule solution pour lui : augmenter les impôts en supprimant les abattements sur la taxe d’habitation, au détriment de tous les Marseillanais, en particulier des plus modestes.

 

Le ROB, mesure de la politique menée à Marseillan depuis 4 ans.

Nous vous l’avions déjà expliqué l’année dernière à la même époque, le ROB (Rapport d’Orientation Budgétaire) doit être présenté par le maire devant le Conseil municipal avant le vote du budget.

Le ROB est un document important, car il « fait le point » sur les finances de la commune sur les 3 dernières années et annonce les intentions budgétaires pour 2019.

Le vote du budget, faut-il le rappeler, est l’acte essentiel et le plus politique qui soit, puisqu’il traduit en chiffres les décisions du maire et de ses élus majoritaires pour notre ville pour les 12 prochains mois.

 

Les fonctionnaires de l’Agglo de Sète font le travail du maire de Marseillan

Logiquement, le ROB devrait être présenté et défendu par le maire devant le Conseil municipal, ou à défaut par un adjoint qualifié.

Mais au Conseil municipal du 27 novembre, que croyez-vous qu’il se passât ? Le fameux ROB de Marseillan fut présenté par … un fonctionnaire de l’Agglo de Sète !!!! Un peu comme si le Président de la République se faisait remplacer par le préfet de Saône-et-Loire pour s’adresser au Français au journal de 20 heures. Ça vous donne une idée de l’intérêt que porte le maire aux finances de la ville.

Que venait faire là ce fonctionnaire ? Il faut savoir que depuis son élection en 2008, Yves Michel n’a jamais composé lui-même son budget : il l’a fait réaliser d’abord pendant 8 ans par un cabinet privé, et depuis 2 ans, par l’Agglo, puisque les services financiers de la ville ont été transférés à Sète Agglopôle Méditerranée. Tout simplement !

Le désintéressement du maire pour les questions budgétaires a eu au moins un avantage (on se console comme on peut) : les services de l’Agglo nous ont livré dans ce ROB un travail très complet, confirmant si besoin nos analyses.

 

La dette, enjeu majeur pour 2019

En effet, Il est symptomatique de constater que sur 30 pages de ROB livrées par l’Agglo, 11 pages sont consacrées à la dette ! Soit, quand on enlève les pages réglementaires sur le contexte national et international (10 pages), la moitié du rapport !!

Pourtant, le maire nous a toujours expliqué qu’emprunter encore et encore n’avait jamais été un problème pour les finances de la ville, et que cette question ne méritait pas débat.

Les services de l’Agglo ont dû en juger autrement !

 

Une dette qui dépasse le maximum acceptable :

En effet, le gouvernement est en train de mettre en place un système de régulation des finances locales, dont le but avéré est de lutter contre les dérapages de gestion des maires. Ainsi, la loi de programmation des finances publiques pour 2019 fixe un seuil de capacité de désendettement des villes compris entre 11 et 13 années au-delà duquel des mesures de correction sont exigées de la part des maires (1) . Sinon, c’est le préfet qui s’en chargera. Ce qui veut dire : mise sous tutelle du budget.

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Or cette année, c’est indiqué dans le ROB, la capacité de désendettement est montée à 13,5 années tous budgets confondus, puisque la dette globale sera de 37 103 972 euros en 2019 (36 millions fin 2018) !!!!

D’où sonnette d’alarme des services de l’Agglo.

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(1)    La capacité de désendettement, c’est le nombre d’année que mettrait le maire à rembourser la dette s’il y affectait toutes ses capacités financières, sans faire aucuns travaux sur la ville.

 

Rattrapé par la réalité, le maire se voit donc contraint de regarder en face l’état réel des finances de la ville.

Même si le maire est incapable de composer lui-même son budget, on ne peut pas dire qu’il n’aura pas été prévenu : déjà en mai 2016, la Chambre régionale des comptes avait tiré la sonnette d’alarme, avec une dette à 21 millions sur le budget principal : « Sur la période 2009-2014, la capacité de désendettement s’est sensiblement dégradée (passant de 8,2 ans en 2009 à 12,2 ans en 2014). Ce ration est supérieur aux 9 années usuellement considérées par les juridictions financières comme constituant le seuil d’alerte » (page 17 du rapport).

 

Une dette aussi élevée, qu’est-ce que cela implique ?

Le ROB indique que, sur un budget à 14 millions de recettes en 2018, le maire va dégager 1,98 millions d’excédents. Jolie somme me direz-vous. Sauf que sur ces 1,98 millions d’excédents, il lui faudra rembourser le capital de la dette, qui se montera à 1,75 millions.

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Comme on le voit sur le tableau du ROB : épargne brute = 1,9 millions ....

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Sauf qu'il faut y déduire les 1,75 millions de capital d'emprunts à rembourser ! 

Donc en réalité en 2018, sur ces 14 millions de recettes, il ne restera au maire que 230 000 euros pour payer TOUS les travaux de la ville sur ses fonds propres. Rien que l’entretien des routes c’est environ 300 000 euros par an, sans faire de folie. Actuellement, avec si peu d’excédents, le maire est incapable d’entretenir la commune !!

Cela vous donne une idée de l’état des finances après 10 ans de gestion Yves Michel.

Et ce n’est pas tout ! Le capital de la dette à rembourser continuera de monter en 2019 : 50 000 euros en plus.

On le voit, les recettes arrivent à grand-peine à couvrir les dépenses. Or il est interdit à un maire de présenter un budget en déséquilibre, où les dépenses seraient supérieures aux recettes. Ce qui reviendrait à emprunter … pour couvrir les emprunts. Situation bien sûr impossible !!!

Et à ce niveau là de fil du rasoir, il suffit d’une baisse de recettes, même légère, pour faire basculer le budget dans l’illégalité. Une baisse des dotations de l’Etat, des droits de mutation … Autant de recettes qui échappent au contrôle du maire et qui peuvent varier en centaines de milliers d’euros …

 

Un maire pris à la gorge

Or en 2019, le maire a déjà pris des engagements de dépenses pour 4,4 millions supplémentaires pour refaire le port à neuf, ou acheter une propriété pour y construire un 2ème office de tourisme, entre-autres, comme l’indique le ROB.

Pour rajouter au comble, le maire vient d’écoper une amende de 400 000 euros par an par le préfet, pour non respect de ses obligations de construire du logement social.

Et selon les fonctionnaires de l’Agglo, le maire ne pas emprunter plus de 1,5 millions sans faire passer le budget du rouge vif au rouge cramoisi.

Alors, comment faire pour le maire, s’il veut continuer à dépenser ?

Une décision : l’augmentation des impôts, en particulier des plus modestes

Simple, pour le maire, augmenter les impôts !!

Pudiquement, le ROB signale « que le taux des 3 taxes devraient rester constants ». Les taux oui, mais pas les montants !!!

Et c’est ainsi que le maire a supprimé TOUS les abattements sur la taxe d’habitation en 2018 !

-          + 15% pour tout le monde, par la suppression de l’abattement général à la base,

-          + 30% pour les plus modestes, par la suppression de l’abattement spécial à la base, voté par la municipalité de gauche en 2001 !

Pour le maire, c’est simple : l’addition doit être payée par TOUS les foyers Marseillanais, mais surtout par les plus modestes !!

Comme pour les factures d’eau : moins tu consommes, plus tu payes !

 

Yves Michel, le maire des très riches

Voilà ce qu’est la politique d’Yves Michel depuis 10 ans :

-          Faire tout pour attirer les riches,

-          Tout financer par l’emprunt, l’augmentation des impôts et la vente du patrimoine.

-          Quand l’emprunt n’y suffit pas, taxer en priorité les plus modestes,

-          Donc se servir des taxes des plus modestes pour favoriser l’installation des plus riches.

 

Si cette politique n’a pas fonctionné depuis 10 ans, elle ne fonctionnera pas non plus dans les 2 ans à venir. Les impôts locaux et la dette ont bondi en flèche. Pour quels résultats ?

- Est-ce que le taux de chômage a diminué ?

- Est-ce que plus d’entreprises se sont installées à Marseillan ?

- Est-ce que le pouvoir d’achat des ménages a évolué ?

- Est-il plus facile de se loger, malgré les programmes immobiliers des promoteurs, facilités par le maire ?

 

 

Cette politique n’a réussi qu’à faire diminuer la population de la ville (source INSEE 2015-2018), en rendant insupportables les taxes locales et par des investissements trop luxueux au regard des besoins des Marseillanais. Et les projets réservés aux très riches patinent faute de preneurs (la Baraquette notamment).

Il est plus que temps de revenir à une gestion saine et plus proche des besoins réels de nos concitoyens. Mais pas sûr que les enseignements du ROB soient retenus par le maire, comme il n’a pas su écouter la Chambre régionale des comptes …

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25 novembre 2018

Peut-on s’opposer aux compteurs LINKY ? : questions/réponses

Vous avez peut-être été destinataire d’un courrier de la société ENEDIS (ex-ERDF) vous annonçant qu’un technicien allait bientôt passer chez vous afin de procéder au remplacement de votre ancien compteur électrique par un compteur dit « communicant » nommé LINKY.

Il y a quelques temps de cela, nous avions consacré un article à ce sujet, pour tenter de faire le point sur les avantages, mais aussi les inconvénients de ce compteur :  http://marseillanjp.canalblog.com/archives/2018/05/02/36370469.html

 

Un certain nombre de nos concitoyens indépendants des partis politiques ont décidé de se grouper en collectif, afin de refuser pour eux-mêmes la pose du LINKY

Voici leur adresse de contact : stoplinkymarseillan@gmail.com

 

L’occasion de faire un peu le point sur ces compteurs par des questions-réponses :

 

Est-ce que je peux refuser le compteur LINKY ?

OUI et NON. Selon ENEDIS,Il s’agit d’une loi, et tout le monde doit être équipé d’ici à 2021, d’accord ou pas d’accord.

OUI, en réalité, si votre compteur est chez vous. ENEDIS ne peut pas casser votre porte pour changer votre compteur si vous le refusez.

Mais NON actuellement, si votre compteur est accessible depuis la voie publique. ENEDIS ne vous demandera pas votre avis.

 

Est-ce que je serai verbalisé si je refuse le compteur Linky ?  

NON. Contrairement à ce que raconte ENEDIS pour faire pression sur les particuliers. Aucune amende n’est prévue en cas de refus de pose.

 

Le problème est surtout pour ceux qui ont un compteur à l’extérieur ?

OUI. On l’a vu, ENEDIS ne peut pas vous forcer à changer votre compteur s’il est à l’intérieur de votre propriété. Le droit de propriété est supérieur à la réglementation autorisant ENEDIS à remplacer les anciens compteurs.

 

La loi n’est pas la même pour tous alors !

OUI. selon la situation de votre compteur, ENEDIS vous imposera le Linky … ou pas. Les représentants d’ENEDIS, venus en réunion privée à Marseillan le 7 novembre, à l’invitation du maire (ENEDIS ne veut pas de réunion publique, Marseillan J'en Pince n'était pas invitée mais s'est incrustée) ont indiqué ne pas tenir compte des lettres recommandées ou des avis collés sur les compteurs extérieurs stipulant votre refus de changement.

ENEDIS déclare aux usagers qu’ils n’ont pas le choix, parce que c’est la loi, sauf que la loi doit être la même pour tous. Et là, ce n’est pas le cas.

 

 

LES POUVOIRS DU MAIRE : le maire est le garant de la tranquillité et de la sécurité publique. Il possède à ce titre de nombreux pouvoirs. Peut-il intervenir dans cette affaire « Linky » ?

 

Un maire peut bannir le compteur Linky de sa commune.

A priori NON. Toutes les communes de l’Hérault qui ont pris des décisions d’interdiction TOTALE de déploiement du compteur Linky ont vu leurs décisions cassées par le préfet. C’est le cas de Saint-Pons-de-Thomières, Castelnau-de-Guers, Plaissan, Les Aires, Le Bosc, Brissac. Castelnau-de-Guers a refusé de retirer sa délibération. Cela n’a pas empêché le début du déploiement des compteurs. Le maire, même s’il gère sa commune librement, ne peut prendre de décisions contraires à la loi. Et le préfet a jugé qu’une décision d’interdiction totale était illégale.

 

Le maire peut empêcher l’installation des compteurs Linky chez celles et ceux qui le refusent.

OUI. Seulement s’il en a la volonté. La commune de Teyran a voté une motion demandant le libre choix pour les Teyrannais d’accepter ou non le compteur Linky, que ce compteur soit à l’intérieur ou à l’extérieur des habitations. La ville de Pézenas a pris un arrêté similaire. Ces deux décisions communales n’ont pas été attaquées par le préfet.

En outre, les maires des villes de Bayonne et de Paris ont directement négocié avec ENEDIS : tous les administrés qui se signalent comme opposants à l’installation du compteur Linky ne l’auront pas, que le compteur soit à l’intérieur ou à l’extérieur. Il leur suffit pour cela d’envoyer une lettre recommandée à la ville.

 

A Marseillan, Le maire prétend qu’il ne peut rien faire pour ses administrés parce que les compteurs n’appartiennent pas à la commune.

NON. Yves Michel a été interrogé oralement pour savoir s’il comptait se positionner. Il a déclaré être « neutre », c'est-à-dire qu’il ne prendrait pas de mesure pour empêcher le changement des compteurs, car selon lui les compteurs n’appartiennent plus à la commune depuis la délibération du 27 mars 2007 « à l’époque où il était dans l’opposition ». La délibération du 27 mars 2007, que nous avons retrouvée, acte simplement le changement de statut du syndicat mixte Hérault Energie, organisme public chargé de la distribution de l’électricité dans les villes et les villages de l’Hérault. Cette délibération n’a jamais acté le transfert de propriété des compteurs.

 

Les compteurs appartiennent-ils toujours à la ville ?

Vraisemblablement OUI. Hérault Energie est chargée de l’entretien des réseaux et du bon acheminement de l’électricité chez vous pour le compte de la commune. Le transfert de cette compétence n’implique pas le transfert de propriété. Hérault Energie n’a d’ailleurs jamais revendiqué la propriété des compteurs des Marseillanais.

 

En fait, le maire de Marseillan refuse d’agir.

OUI« Marseillan J’en Pince » lui a fait la proposition suivante :

Partant du principe qu’ENEDIS veut arriver à 90% de Linky à Marseillan, et donc à poser 9000 compteurs sur les 10 000 recensés (chiffres donnés par ENEDIS), ne serait-il pas possible que vous dressiez une liste de toutes celles et ceux qui refusent le compteur, à l’intérieur comme à l’extérieur, et qui vous l’auront fait savoir par lettre recommandée ? Vous ne recevrez certainement pas 1000 lettres recommandées. Et ainsi tout le monde sera content :

-          Les particuliers qui veulent le Linky l’auront,

-          Les particuliers qui ne le veulent pas ne l’auront pas,

-          Et ENEDIS saura chez qui aller et chez qui ne pas aller, d’où gain de temps et bagarres évitées.

Plus prise d’un arrêté municipal actant cet état de fait. Il n’y a qu’à recopier celui de Pézenas par exemple.

Nouveau refus du maire sur l’ensemble de ces points, sur une solution médiane d’apaisement et de bon sens, dont il aurait pu s’attribuer le mérite plus tard. Et bien sûr, refus d’ENEDIS sachant que le maire ne suivait pas notre proposition, malgré le contre exemple de la ville de Bayonne.

 

Il n’y a donc rien à faire à Marseillan ?

Il faut continuer à signifier votre refus du compteur Linky à ENEDIS et à la mairie par lettre recommandée, si vous ne l’avez pas déjà fait.

Il faut signer la pétition du comité anti-linky de Marseillan, accessible ici : https://www.herault-tribune.com/articles/197882/marseillan-petition-pour-le-libre-choix-des-compteurs-linky/

Ou directement sur : https://www.change.org/p/collectif-stop-linky-marseillan-stop-linky-%C3%A0-marseillan-24bf0599-226b-48c1-8fbe-0d32b2dcdb3b?recruiter=914184570&utm_source=share_petition&utm_medium=copylink&utm_campaign=share_petition"Le Collectif Stop Linky à Marseillanstoplinkymarseillan@gmail.com

 

Plus nous serons nombreux à la signer, plus il y aura de chance que le maire prenne en compte votre avis. Donc n’hésitez pas, si vous êtes partisan du libre choix, même si votre compteur est à l’intérieur, par solidarité avec ceux dont le compteur est à l’extérieur ! Et pour rappel, cette pétition est indépendante des partis politiques ou groupements quelconques, dont Marseillan j’en Pince ! Nous nous contentons d’en faire le relai, car elle est réaliste et  conforme à notre sens au respect du libre choix des Marseillanaises et des Marseillanais !  

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13 novembre 2018

SANS VERGOGNE

Sans Vergogne ... 

Vieille expression, mais c’est celle qui s’applique le mieux au dernier conseil municipal du 30 octobre. Autour en particulier de deux questions.

 

OPERATION LA BARAQUETTE : TOUT POUR LES PROMOTEURS ! RIEN POUR LES MARSEILLANAIS !!!!

Novembre 2018 : le maire défend le projet Baraquette en Conseil municipal

L’un des points abordés touchait au retour sur le devant de la scène du projet de la Baraquette. 50 appartements et villas de luxe auraient dû être construits à la fin de l’année, selon le promoteur. Où sont-ils ? Faisant fi de cette question, Yves Michel a vanté ostensiblement ce projet, en expliquant qu’il aurait bien volontiers engagé la caution et les finances de la ville pour l’appuyer dès 2016.

 

Novembre 2017 : le maire : « La Baraquette ? Connais pas !!! »

Voilà qui tranche singulièrement avec sa dernière prise de position officielle sur le sujet ! En novembre 2017 alors que le projet « Baraquette » battait déjà de l’aile, le maire avait botté en touche, pressé par les représentants des comités de quartier de donner des informations sur les travaux au ralenti: « Après avoir répondu aux questions sur les projets publics de la ville, vous me demandez des éclaircissements sur les projets privés, que je ne maîtrise bien sûr pas, pour des raisons aisément compréhensibles. Imaginez : vous obtenez un permis de construire, et tous les jours quelqu’un passe devant chez vous pour vous demander qu’est-ce que vous allez faire, quand est-ce que ce sera fini etc. Au bout d’un moment vous répondez : « Je fais ce que je veux de mon argent, du moment que ma construction est légale ». J’invite donc les curieux à téléphoner directement aux promoteurs ».

« La Baraquette » qui était l’année dernière totalement étrangère au maire, redevient d’un seul coup projet municipal !! Pourquoi ? Par ce qu’une société a annoncé récemment investir sur l’hôtel prévu sur la zone !

Et miracle !, le maire re-re déroule le tapis rouge aux promoteurs !

Et du coup, il nous a proposé au conseil municipal du 30 octobre, non pas une, mais deux modification du Plan Local d’Urbanisme !

 

La zone de l’opération « Baraquette » étendue :

Ainsi le maire a fait voter par sa majorité une extension de la zone UT (la zone de construction de « La Baraquette ») pour permettre la réalisation d’une salle de conférence associée au complexe touristique, et ce sur 3 parcelles (0125, 0126, 0127) adjacentes. Pourquoi ? Sur un terrain de 6 ha, sans aucune construction actuellement, n’y avait-il pas de possibilité d’inclure une salle de conférence ?

 

Et pour monter encore plus haut :

De plus, le maire a fait modifier le règlement intérieur de la zone UT (actuellement limité à 12 m de haut) pour permettre la création d’un niveau supplémentaire pour l’hôtel !

En résumé, ce que demande le promoteur, le maire l’accorde par des révisions du PLU !!!

Chaque promoteur va-t-il faire son marché comme il l’entend ?

- « Il te faut quoi : une extension ? Pas de problème ! »

-« Une dérogation à la hauteur ? Mais je vous en prie !! ».

Proméo nous bluffe sur la hauteur dans son opération sur le port ; sur la Baraquette « on allège », selon les mots du maire. Que vont demander les autres promoteurs, Nexity pour le port et Rambier pour le Pioch de Pire ?

Bien sûr, si vous êtes un particulier, inutile de demander les mêmes aménagements !!!

A ce rythme le PLU risque de devenir un véritable gruyère !!

A noter un incident curieux: au moment du vote et sous le feu de mes questions, un élu de la majorité a déclaré ne pas vouloir prendre part au vote car lui et/ou sa famille seraient propriétaires d’un terrain jouxtant la zone d’extension de La Baraquette … Pourquoi, alors qu’il n’est pas directement concerné ?

dessin VERGOGNE

OPERATIONS LOGEMENTS SOCIAUX : 400 000 EUROS DE PENALITES POUR LES MARSEILLANAIS !

On l’a vu, le maire est prêt à se plier en 4 pour satisfaire aux demandes des promoteurs sur les zones touristiques. Malheureusement, pour le reste de la ville, c’est loin d’être le cas. Ce qui a énervé, c’est le moins que l’on puisse dire, le préfet … Récit.

La question suivante à l’ordre du jour du Conseil portait sur les logements sociaux. Que ce point soit immédiatement abordé après les cadeaux aux promoteurs de « La Baraquette » ressemblait à du cynisme ou à de la provocation. Produire des logements sociaux sur Marseillan est une obligation. Or le maire n’a pas respecté la loi et encore une fois ses promesses (ça devient une habitude) malgré les multiples injonctions adressées par les services de l’Etat.

 

Le résultat est là :

Sur les 200 logements sociaux qui devaient être produits entre 2014 et 2016, seulement 7 sont sortis de terre. Et le faible taux de ce type de logements sur la ville (7,6% contre les 25% exigés par la loi) a obligé le préfet à établir un constat de carence. Cela signifie en clair que désormais les services de l’Etat pourront préempter n’importe quel terrain ou immeuble en vente sur la ville en vue d’y construire du logement social, sans avoir l’avis préalable du maire.

Encore une fois, le maire est pris en flagrant délit de promesses non tenues, comme celle prononcée lors d’un Conseil municipal de 2012 : « Je serai le maire qui aura construit le plus de logements sociaux que toutes les autres municipalités réunies» ou une autre en 2010 : « en 2014 : toutes les demandes des Marseillanais en matière de logements sociaux seront satisfaites » !!!

Et ces promesses non tenues, elles vont coûter cher : l’amende de l’Etat a été portée à 400 000 euros par an, amende qui sera bien sûr payée par l’ensemble des contribuables, et qui va encore alourdir les montants prélevés sur les plus modestes !!!

Il faut savoir que 70% des Marseillanais du fait de leurs ressources, peuvent prétendre à un logement social. Que les prix du locatif au m², ainsi que le montant très élevé des taxes locales (+30% d’augmentation de la taxe d’habitation cette année) obligent trop souvent nos concitoyens à rechercher une solution de logement dans les villages voisins. 

C’est bien la preuve que depuis 2008, Yves Michel est bien le maire des très riches, au détriment la grande majorité!!!

Ce qui nous a fait lui demander s’il se sentait encore le maire des Marseillanais avec des cadeaux aux promoteurs d’un côté, et 7 logements sociaux, des hausses d’impôts locaux, des taxes sur l’eau… de l’autre.

 

Christine Carrié-Mahmouki

Conseillère municipale.

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12 octobre 2018

Taxe d’habitation : où sont les « -30% » promis par le maire ?

« -30% sur la taxe d’habitation ! 86% de la population Marseillanaise concernée par la baisse de la taxe d’habitation » proclamait fièrement Yves Michel dans son bilan de bonne gestion (Cridaïre N°61, page 14).

Et bien, n’y allons pas par quatre chemin : le maire est un sacré menteur !

Pourquoi ?

Parce que, au moment où le Président de la République annonçait une baisse de 30% de la taxe d’habitation, Yves Michel programmait au contraire, à l’échelle locale, des hausses faramineuses !

 

On vous avait raconté à l’époque(1) qu’au conseil municipal du 26 septembre 2017, le maire avait fait voter par sa majorité une mesure qui pouvait apparaître de prime abord « technique »

 « Modification des abattements relatifs à la taxe d’habitation » 

« Il appartient au conseil municipal de :

Décider de supprimer l’abattement général à la base antérieurement constitué

Décider de supprimer l’abattement spécial à la base antérieurement constitué ».

 

Hausse jusqu’à 35% de la taxe d’habitation !

En réalité, il s’agissait de procéder en catimini à la plus forte hausse de fiscalité locale jamais vue à Marseillan !!!

Explications :

Les abattements viennent réduire le montant de taxe d’habitation à payer.

L’abattement général était appliqué à tout le monde, pour 15% de la valeur locative.

La gauche, sous la municipalité Méric (2001-2008), avait ajouté un deuxième abattement, l’abattement spécial, réservé aux plus modestes, de 15% supplémentaires.

 

Conséquences de la suppression des abattements :

Nous avons calculé ainsi (1), avec l’exemple d’une personne qui payait (en 2017) 360 euros de taxe d’habitation (hors redevance télé), que la suppression des abattements lui ferait débourser 63 euros supplémentaires, ou 126 euros supplémentaires si ses revenus étaient faibles !!!

Soit une hausse de 17,5% au minimum pour tout le monde, et de 35% pour les plus modestes, ceux qui ont le moins de revenus !!!!!

 

Les « -30% » sur la taxe d’habitation : des hausses pour beaucoup à Marseillan !!!

Pour les plus modestes :

Et voilà comment l’ensemble des contribuables Marseillanais, croyant trouver une bonne surprise en ouvrant leur boîte aux lettres, n’ont pas découvert le « -30% » pourtant promis par le maire dans le Cridaïre. Et pire pour les plus modestes, c’est au contraire une hausse !!!

 

Pour les propriétaires de résidences secondaires et les catégories « supérieures » :

Il ne faut pas oublier les autres cocus de l’histoire : les propriétaires de résidences secondaires (6200 résidences secondaires à Marseillan pour mémoire), et les personnes dont les revenus ne permettent pas de bénéficier dès cette année de la baisse gouvernementale (14% de la population selon le maire, soit 1100 personnes). Ceux-là ne verront non seulement pas la couleur des « -30% », mais en plus ils devront casquer pour les hausses décidées par le maire !

 

La ville dans le rouge …

La réalité est que la ville est étranglée par son endettement (le deuxième le plus important de l’Hérault pour rappel) et le maire cherche tous les expédients possibles pour « boucher les trous ». Et c’est ainsi qu’a germé dans sa tête l’idée de détourner la baisse nationale de la taxe d’habitation à son profit.

Tout bénéfice pour Yves Michel : il encaissera ainsi ET les hausses d’impôts locaux ET les compensations de l’Etat servant à combler le manque à gagner pour la commune.

De sorte que les Marseillanais se retrouvent à payer DEUX FOIS l’addition, puisque les compensations de l’Etat proviennent de nos impôts et de diverses taxes nationales.

 

Voici un exemple concret avec la feuille de taxe d’un contribuable :

Capture d’écran de son avis d’imposition 2018 :

 

évlution TH

 

En 2017, il a payé 647 euros de taxe d’habitation.

Il aurait eu « normalement » à payer en 2018, en tant que bénéficiaire des « -30% », 647 - 216 = 431 euros.

Or ce contribuable se retrouve à devoir non pas 431 euros, mais 658 euros à cause des effets de la politique « Michel » !!!

-          874 euros du fait de la suppression des abattements, soit une hausse de 227 euros de sa taxe d’habitation,

-          Minorée des « -30% » de Macron, soit 216 euros.

Donc les « -30% » pour lui sont en réalité une augmentation de +11 euros !!!

 

Macron va ensuite « compenser » la pseudo perte de recettes par la ville (qui n’en est pas une) : 216 euros. Et rembourser 216 euros à Yves Michel.

Gain pour le maire sur ce seul contribuable : 11 euros de plus par rapport à 2016, plus 2016 euros de compensation : 277 euros au total.

Perte pour le contribuable : 277 de taxe locale, plus 216 euros, issus de ses taxes et impôts nationaux, pour couvrir le manque à gagner municipal : 493 euros.

 

Le maire espérait qu’avec un peu de chance, les Marseillanais n’y auraient pas regardé de trop près, habitués à voir chaque année leurs taxes progresser de 4 à 5% sous les effets de sa politique de dépenses à tout-va ….

 

dessin taxe habitation

Réplique des services fiscaux :

Nous connaissons tous la capacité du maire à se défausser quand le vent tourne contre lui :

-          « Les immeubles sur le port, c’est pas moi ! », alors qu’il a modifié le règlement de la zone pour permettre aux promoteurs de réaliser leurs constructions et de monter le plus haut possible.

-          « La hausse des facture d’eau, c’est pas moi ! », alors qu’il a voté ces tarifs.

Là il ne pourra pas dire « La hausse de la taxe d’habitation, c’est pas moi ! ». Malins, les services fiscaux ont ajouté un encadré pour bien expliquer que si le compte n’y est pas pour le contribuable, c’est bien la faute du maire. Voici celui du contribuable cité plus haut :

encadré TH

 

 

Nous voyons chaque jour notre maire, anciennement Les Républicains, se rapprocher davantage d’En Marche, et poser sur la photo sur les réseaux sociaux avec les cadres du mouvement : Castaner, Flessel etc. Nous serions curieux de connaître l’avis du député Marcheur de notre circonscription, Christophe Euzet, sur les mesures fiscales de notre maire, qui ne visent qu’à réduire à néant une des mesures phares du Président Macron sur notre commune.

C’est ballot, alors que justement les militants LREM cherchent à connaître les maires les moins vertueux sur la question …

Donc vous aussi n’hésitez pas à contacter notre député : voici son adresse mail : christophe.euzet@assemblee-nationale.fr

Et ça, c’est cadeau !

 

 

(1)    Voir notre article du 11 octobre 2017 : http://marseillanjp.canalblog.com/archives/2017/10/11/35759838.html

 

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08 octobre 2018

Réunion d'information sur les compteurs LINKY mardi 16 octobre à Marseillan

Monsieur Jacques PERRAULT nous prie d'annoncer une réunion ayant pour thème les compteurs LINKY, les fameux compteurs "communicants",  dont le déploiement va commencer sur Marseillan.

Les compteurs LINKY : 

- Une avancée technique ? Un danger pour l'usager ? 

- Quel coût pour l'usager ? 

- Peut-on refuser le changement de compteur ? 

 

Toutes les réponses à vos questions : 

Mardi 16 octobre à 18h salle Paul-Arnaud à Marseillan. 

Entrée libre. 

 

Linky PNG

 

 

 

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28 septembre 2018

Le mot de Christine Carrié-Mahmouki, conseillère municipale

« MESURE LA PROFONDEUR DE L’EAU AVANT DE T’Y PLONGER »

proverbe arabe

 

Que n’a t-il écouté la sagesse orientale, ce maire qui ne sait plus sonder ni l’impact de ses choix sur la vie de ses administrés, ni leur intelligence et leur attachement à la démocratie, c’est bien en résumé qui me vient à l’esprit avec cette histoire d’eau.

 

Cela fait un moment que les Marseillanais n’entendent plus aussi bien les sirènes de la communication et ne sont plus dupes de ce que cache le bon relationnel du maire : le rapport accablant de la Cour des Comptes, l’endettement, l’imposture des projets du port, les mensonges grossiers sur les impôts et maintenant l’augmentation du coût de l’eau, qui est, c’est le cas de le dire, la goutte qui fait déborder le vase.

 

Dans cette dernière affaire le maire se défausse sur l’agglo, omettant de préciser qu’il en est le vice-président et qu’il a voté pour l’augmentation de l’abonnement qui a fait s’envoler notre dernière facture d’eau.

 

Après les explications complètes de « Marseillan J’en Pince » et « Marseillan Autrement » et ses piètres remarques sur Facebook, il ne pouvait décemment pas refaire un dossier « eau » dans le Cridaïre.

 

Qu’il manœuvre pour empêcher l’opposition de s’exprimer envers et contre la loi et les règles les plus élémentaires de la démocratie ne l’honore pas et entache durablement son image, preuve s’il en est du bien fondé de ce que nous dénoncions.

Tout cela ne suffisait pas ; faut-il penser aujourd’hui qu’il a manigancé une tribune de « l’opposition » en sa faveur (je n’ose croire qu’il l’ait fait réaliser) ?

 

Il faut, je crois, préférer la méditation aux super héros ; je vous propose, Monsieur Michel, de méditer ainsi la phrase de Jules Renard «  En sortant la vérité du puits, les indiscrets répandent l’eau partout, »

 

Christine Carrié-Mahmouki

Conseillère municipale

 

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