Marseillan J'en Pince

13 novembre 2019

Réunion publique de MJP vendredi 15 novembre

Niveau de vie, dépenses inconsidérées, augmentation des impôts et taxes, pouvoir d'achat, bétonnisation, logement, nous sommes à votre écoute ...

Nous avons beaucoup écrit sur ce blog. A vous maintenant de prendre la parole ! Quelle serait la bonne municipalité pour les 6 ans à venir, afin que soient prises en compte vos attentes et l'amélioration de votre vie au quotidien?  

Nous répondrons également à toutes vos questions.

 

Nous vous invitons à venir discuter avec nous 

 

Vendredi 15 novembre à 18H00

Au Restaurant des Anciens

(salle sous la médiathèque, rue Abbé-Grégoire, en centre-ville)

 

Réunion suivie du verre de l'amitié. 

 

A vendredi ! 

 

David Sauvade et toute l'équipe de Marseillan j'en Pince

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08 novembre 2019

La lettre N°2 de Marseillan J'en Pince arrive dans vos boîtes aux lettres !

Nous continuons avec cette lettre numéro 2 à vous informer sur le bilan du maire sortant.

Des informations que vous ne trouverez pas bien sûr dans « Lo Cridaïre », le journal municipal ! Les impôts augmentent, comme on l'a vu dans la lettre numéro 1, mais aussi à cause d'une mutitude de gaffes, de bévues et de boulettes, bref d'erreurs de gestion qui se chiffrent à l'arrivée en millions d'Euros !

Voici la liste des principales. On n'a pas pu tout mettre, même en réduisant la taille des caractères au maximum …

 

lettre N°2 version finale-1

lettre N°2 version finale-2

 

Dans cette lettre, nous vous invitons aussi à venir discuter avec nous :

Vendredi 15 novembre à 18H00

Au Restaurant des Anciens

(salle sous la médiathèque, rue Abbé-Grégoire, en centre-ville)

 

Où nous pourrons échanger, dialoguer,pour vous faire connaître vos attentes, et pour nous répondre à vos questions !

 

A bientôt !!!

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06 novembre 2019

J'irai pisser sur vos tombes ....

Pour celles et ceux qui fréquentent la MJC, le chemin des écoles maternelles et primaires, vous avez très certainement remarqué un lieu que tous les Marseillanais connaissent bien.

Au milieu du boulevard Marius-Roqueblave se trouve, ceint de hauts murs, derrière une grille trônant au-dessus de quelques marches, l'ancien cimetière de la ville.

N'essayez pas de pousser la grille. L'ancien cimetière est fermé depuis de longues années au public.

Mais plus pour très longtemps car, bonne nouvelle, « la ville a décidé d'en faire un parc public clos qui, contrairement aux autres [parcs de Marseillan], sera accessible aux personnes ayant des animaux de compagnie » (Midi Libre du 5 novembre). Et le correspondant du Midi Libre de rajouter qu'il s'agit là d'une « initiative qui ne peut que ravir les riverains propriétaires de chiens ».

 

Soit nous marchons sur la tête, soit nous sommes les seuls a être choqués d'une telle « initiative » : l'ancien cimetière, lieu de sépulture et de mémoire, où ont été enterrés tous les Marseillanais entre 1781 et 1859 … va devenir … un parc à chiens !!!

 

On sait bien que le maire réserve tous les terrains de la ville à ses copains promoteurs, mais n'aurait-il pas été possible de trouver un espace dédié plus adapté au défoulement de nos amis à 4 pattes ? Un lieu plus décent ? Est-ce respecter et entretenir le patrimoine de la ville ?

 

D'autant plus que le vieux cimetière n'est pas accessible aux personnes handicapées ou à mobilité réduite, et qu'actuellement il faut marcher sur la route ou traverser hors des passages protégés pour y accéder … Pas franchement idéal pour répondre au besoin des personnes âgées ….

 

parc à chiens

 

La réouverture de l'ancien cimetière aurait pu être au contraire l'occasion d'honorer la mémoire de celles et ceux qui ont vécu et sont morts dans notre commune …

 

Retour sur un très très longue histoire …

 

En 1781 est inauguré ce fameux cimetière, à l'époque hors des murs de la ville. Mais Marseillan se développe, le cimetière devient trop petit et il faut dès le milieu du 19ème siècle songer à le déplacer. Ce sera sur le site de la Baraquette (déjà!!) que le nouveau cimetière sera inauguré en 1859, comme le rappelle la plaque commémorative apposée à l'entrée du site.

 

Que faire des sépultures de l'ancien cimetière ? En 1871, au sortir de la guerre Franco-Prussienne, l'économie du pays est exangue et il faut pour toutes les collectivités locales trouver des fonds. C'est alors que le maire de l'époque prend la pire décision qu'il soit (s'agissant de ses conséquences pour le futur s'entend) : le cimetière est vendu en 1872 à toutes les personnes dont un parent y est enterré, avec interdiction d'en faire autre chose qu'un cimetière dans le futur.

 

Ce que devait se passer se passa. Jean Fayet, dans son Histoire de Marseillan (Encyclopédie Historique, tome 2, pages 69 et suivantes) note déjà que l'ancien cimetière est dans un état d'abandon absolu. En effet, la mémoire se délite, et au fil du temps plus personne ne se souvient avoir un aïeul enterré ici, et plus personne ne vient entretenir les tombes. Et plus personne ne se souvient qu'un de ses ancêtres a acheté une parcelle de terrain.

 

Dans les années 2000, la municipalité Méric prend le problème à bras le corps. Elle fait passer au peigne fin la liste des souscripteurs de 1872 pour rechercher leurs descendants, soit plusieurs milliers de personnes. Cette procédure aboutit enfin sous la municipalité Michel, qui constate que plus personne ne réclame quoi que ce soit dans l'ancien cimetière.

 

Et que décide notre maire, après avoir récolté les fruits du travail de son prédécesseur, alors que tous les autres maires depuis près de 100 ans s'y etaient cassés les dents ? D'en faire un parc à chiens.

Nul doute que nos amies les bêtes y trouveront de belles stèles idéales pour se soulager … 

Une vision du respect du patrimoine différente entre le maire actuel et nous …

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03 novembre 2019

Qu'est-ce qu'il se prépare à l'Est de la Baraquette ?

Il faut remonter au Conseil municipal du 30 octobre 2018 pour avoir des éléments de réponse.

 

Au cours de ce Conseil, le maire voulait procéder à une « révision allégée » N°1 du PLU (en catimini).

Or elle a été refusée par le préfet, qui lui a imposé une « modification N°1 » avec enquête publique en bonne et due forme. Nous attendons le rapport final du commissaire enquêteur …

Mais que disait la délibération du 30 octobre 2018, mise au placard par le préfet ?

  1. Que le maire autorisait une extension de la zone UT (la zone de la Baraquette) sur une partie des parcelles BV 125,126 et 127 (ces parcelles étant classsées zone naturelle Nezh) contiguës à la Baraquette, côté Est, pour permettre la réalisation d'une salle de conférence associée à l'hôtel 5 étoiles.
  2. Que le maire autorisait l'hôtel à monter d'un niveau supplémentaire.

 

L'extension côté Est a été retoquée par le préfet, et à juste titre, car le premier à reconnaître son impossiblité était justement … Le maire, puisque, en tant que Président du Syndicat Mixte de Bassin de Thau, chargé de l'élaboration du Scot, il a lui-même limité à 4 hectares le développement touristique sur la commune de Marseillan et donc sur La Baraquette, qui en mesure déjà 6 !!!

 

Nous passerons sur le comique de la chose, qui fait que Yves Michel, maire de Marseillan, est désormas en conflit avec Yves Michel, président du Syndicat mixte !!!

 

Et ainsi, le maire, en voulant contourner ses propres règlements, a été pris la main dans le sac par le préfet … qui a tranché … Contre le maire !

 

Et le promoteur dans tout ça ?

Eh bien, il poursuit son bonhomme de chemin. Il a acheté en 2018 la parcelle boisée BV 125 de 3500 m², et il a fait acheter la parcelle BV 126 de 5400 m² par la société MED CAPITAL, société dont le siège social est à la même adresse que celle du promoteur.

 

Il faut rappeler que ces 2 parcelles sont en zone Nezh (« remarquables au titre de la loi Littoral) et bien sûr, inconstructibles.

Or il y a quelques semaines, ces 2 parcelles ont été aplanies et clôturées. Une ouverture a été aménagée dans le mur de la Baraquette pour le passage des camions ! (voir photos).

baraquette 1

baraquette 2

 

Provisoirement, ces parcelles font office d'extension de chantier, chantier à l'arrêt actuellement pour cause de modification du PLU. Mais après, que deviendront-elles ? Jusqu'où ira M. le Maire dans son laisser-faire ?

 

Mais les élections arrivent … espèrons que les Marseillanais l'arrêteront !

 

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30 octobre 2019

MJP interviewé dans Midi libre

Retrouvez l'article que nous a consacré Midi Libre dans son édition spéciale municipales 2020 : 

nous

Un article qui a repris l'essentiel de notre interview, avec 2 petites erreurs :

  • Williams Méric, ancien maire de 2001 à 2008, ne figurera pas sur notre liste. Il n'a jamais été question qu'il soit présent, puisqu'il a tiré un trait sur la politique pour se consacrer à d'autres projets, environnementaux notamment.

  • La caserne de gendarmerie a été financée in extremis par la ville, alors que le maire refusait de mettre un euro pour sa construction, malgré le terrain préparé pour son accueil par la municipalité Méric. De guerre lasse, le ministère de l'Intérieur avait acté son installation dans une commune voisine. Notre député de l'époque, Sébastien Denaja, avait obtenu un délai supplémentaire du ministre de l'Intérieur pour une négociation de la dernière chance avec Yves Michel, qui finalement avait cédé …

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21 octobre 2019

Marseillan J'en Pince dans vos boîtes aux lettres

Chères Marseillanaises, Cher Marseillanais,

 

Le premier numéro de notre lettre d'infomation commence à être distribué dans les boîtes aux lettres de Marseillan. Si vous ne l'avez pas encore reçu, pas de panique !

Le voici !

Bonne lecture !!

 

L'équipe de rédaction de MJP

Lettre N°1 (1)_p001

Lettre N°1 (1)_p002

 

 

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04 octobre 2019

PLU et opération immobilière Chemin de l'Infirmerie : on nous écrit

Nous avons reçu une contribution d’une certain Mika, contribution étayée par des chiffres et des arguments qu’il nous semblait important de vous faire partager, concernant le PLU en général et une opération immobilière en particulier …..

« A Marseillan, le PLU autorise le remplacement des jardins et des villas par des immeubles.

Un maire responsable de ses décisions ne devrait autoriser que les règles de bon sens et d’intérêt général qui assurent le bien-être de ses habitants. Or à Marseillan le PLU autorise des dérogations aux règles générales d’urbanisme, ce qui conduit pour l’exemple (hélas pas le seul) au PC délivré pour le 12, Chemin de l’Infirmerie à Marseillan, affiché en mairie antidaté le 18 mars 2019, et signé seulement le 2 avril 2019, jour de son affichage sur la parcelle de 3000 m, où il autorise la construction de 40 logements.

Ce qui signifie :

-          La démolition de la villa existante,

-          L’abattage de tous les arbres à maturité du jardin paysagé sans possibilité de remplacement équivalent,

-          L’excavation du terrain naturel de 1 m pour construire 1 étage de plus.

Cette opération est possible parce que le PLU ne fixe pas de densité et de type de logement au-delà des OAP (Orientations d’Aménagement Programmées) pour les futurs quartiers à urbaniser ; 40 logements sur 3000m², c’est une densité de 120 logements par hectare !

C’est plus que les 40/50 logements par hectare de l’OAP qui arrive au début du Chemin de l’Infirmerie !

C’est plus que les 100 logements à l’hectare du centre-ville !

Remplacer un jardin paysager par un blockhaus, remplacer « un îlot de fraîcheur » par un « îlot de chaleur » (1) en pleine période de canicule est incompréhensible !

Seul un collectif fédérant les actions individuelles peut stopper ce massacre de Marseillan :

-          En adressant des pétitions au maire et au préfet, acteurs responsables des autorisations de construire

-          En assistant les riverains dans la rédaction des recours individuels au tribunal administratif contre les permis,

-          En réclamant la modification du PLU pour fixer la densité de logements dans les zones déjà urbanisées et le type car elle a déjà été possible par l’arrêté municipal du 24 avril 2019 autorisant un dépassement de hauteur pour le futur hôtel de La Baraquette.

-          En réclamant le retrait/ la suspension du PC jusqu’à modification du PLU pour préserver sans dérogation le type d’habitat et le retour du plafond à 7 m à l’égout du toit (R+2) comme dans le POS.

Laisser se développer ces opérations de destruction sous la pression des promoteurs privés et publics, c’est rendre les riverains comme les futurs occupants de ces immeubles, malheureux ».

 

(1)    Du fait du mode actuel de construction en béton banché de 150 mm et d’une architecture standardisée.

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21 septembre 2019

La transparence selon le maire

Comme nous vous l’avons expliqué dans notre dernier article, l’enquête publique sur la modification N°1 du PLU est engagée depuis le 19 août. Et comme nous vous l’avons expliqué, nous ne sommes pas, mais alors pas du tout d’accord avec le choix du maire de modifier le PLU à chaque fois qu’un promoteur le demande, comme c’est le cas ici pour La Baraquette.

Du coup, les vaillants petits crabes de MJP ont voulu faire valoir leur avis argumenté dans le cadre de cette enquête publique. Retour tout d’abord sur leur parcours du combattant …

 

MARSEILLAN J’EN PINCE, « PREMIER DE CORDEE »

Première tentative : sur le site Internet de la ville

Echec : le site dématérialisé pour recevoir les remarques par Internet est mal commode. Il ouvre une fenêtre ridiculement petite, où on ne voit pas la totalité du texte que l’on veut poster, où on ne peut pas se relire, où on n’a aucune vue d’ensemble.

De plus, lorsqu’on ajoute des pièces annexes, on n'a aucune confirmation qu’elles sont bien jointes !

Devant le peu de fiabilité du site pour rassembler nos griefs en ligne, nous nous sommes donc rabattus sur la bonne vieille méthode : le dépôt en direct sur le registre papier de la ville.

 

Deuxième tentative : en mairie

Le mercredi 18 septembre, nos vaillants petits crabes pénètrent dans l’Hôtel de Ville à la recherche du Graal, le registre de l’enquête publique sur la modification n°1 du PLU.

L’accueil de la mairie nous dit qu’il est au secrétariat du maire.

La secrétaire du maire sort le registre d’un placard fermé à clef.

L’usager ne dispose d’aucune table pour écrire et faire ses remarques dans des conditions normales. La secrétaire désigne le rebord de la fenêtre comme écritoire.

Nous sommes contraints de faire notre dépôt de texte (avec ciseaux et colle) sur le registre avec l’aide de notre nouveau copain, le rebord de la fenêtre. Manquait plus qu’à joindre les pièces annexes et les mentions manuscrites.

 

Troisième tentative : retour en mairie et camping

Le lendemain, nous sommes revenus au secrétariat du maire, mais cette fois ci, nous avons apporté une table de camping pour compléter le mobilier du secrétariat et pouvoir écrire dans de bonnes conditions.

OUF !!!!

 

crabes

MARSEILLAN J’EN PINCE DENONCE LA NOUVELLE MANŒUVRE DU MAIRE SUR LA BARAQUETTE

 

Et au fait qu’est-ce qu’on a raconté dans l’avis déposé ? Comme c’est un peu technique, on vous le résume :

 

Le maire souhaite accorder au promoteur le droit de « monter » à 15 m à l’égout des bâtiments (hors toit), soit une hauteur vraisemblable de plus de 18 mètres en comptant le toit. Qu’est-ce qui empêchera un autre promoteur de demander et d’obtenir la même chose ailleurs dans n’importe quel quartier de Marseillan ? Nous ne sommes pas sûrs que beaucoup de nos concitoyens accepteraient de voir pousser une barre d’immeuble en plein milieu de villas résidentielles, comme ça va être le cas d’ailleurs Chemin de l’Infirmerie …

 

Le maire explique, dans sa modification N°1, que La Baraquette est située dans un « espace proche du rivage ».  Il faut une urbanisation « limitée » de la zone selon la loi Littoral. Pas de souci pour le maire : « l’augmentation des hauteurs maximales autorisées dans le secteur UTa n’aboutit pas à une extension de l’urbanisation, le nombre de chambres et la capacité d’accueil de l’établissement restent identiques ».

Pourquoi c’est faux :

1)      L’Hôtel passe de 40 à 84 chambres sur la zone UTa ; les villas patios, dépendantes de l’hôtel, passent de 11 à 22. Soit 55 unités d’hébergement supplémentaires.

2)      Le maire nous dit « Oui, mais le rapport n’est pas à apprécier seulement sur la nouvelle zone UTa (moins de 1 hectare), mais sur l’ensemble de la zone UT de La Baraquette (6 hectares), puisqu’en échange d’une augmentation de chambres et de villas dans et autour de l’hôtel, le promoteur supprime 38 appartements et 46 villas ailleurs. De sorte que le nouveau projet comportera 255 unités d’hébergement contre 285 avant ». Et c’est ainsi que les organismes sollicités pour donner leur avis ont répondu favorablement sur le mode du « S’il y a moins d’unités d’habitation, on est pour que vous montiez à 15 mètres dans des espaces proches du rivage ».

3)      Sauf que le chiffre de 285 unités d’hébergement, avancé pour justifier la décision modificative, est sorti tout droit du chapeau du maire : nous avons consulté l’ensemble des permis de construire déposés par le promoteur de La Baraquette depuis le début du projet : jamais il n’a été question des fameuses 285 unités données officiellement dans le rapport justificatif, comme on le voit ci-dessous :

Dates de dépôt des permis

N°de PC

Nombre d’unités d’habitation

06/02/2015

03415014R0024

158

30/09/2016

03415014R0024 M01

143

05/10/2017

03415014R0024 M02

155

02/05/2019

03415014R0024 M03

229

 

De sorte que la décision modificative ne permet pas de réduire le nombre d’unités d’habitation, mais au contraire de l’accroître de 26 unités !!! Et donc va bien à l’encontre du « respect des espaces proches du rivage » dont se réclame le maire !!!

Il s’agit donc là d’une énième manipulation pour tenter de nous faire avaler n’importe quoi, et d’une énième tentative pour favoriser coûte que coûte les intérêts des promoteurs, au détriment de l’intérêt des Marseillanaises et des Marseillanais, et de l’impact sur l’environnement !!

 

Et allez hop !! Encore un nouvel exemple qu'en 2020, il faut vraiment changer de municipalité !!!

 

Texte intégral déposé sur le registre du commissaire enquêteur : 

 

dm11

dm 12

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14 août 2019

L’enquête publique pour la révision du PLU va démarrer !!

On vous a narré à plusieurs reprises la saga des permis de construire sur La Baraquette (voir notre article « Marseillan J’en Pince passe à l’offensive » http://marseillanjp.canalblog.com/archives/2019/07/16/37503574.html).

 

On vous a raconté comment le maire a, à chaque fois, essayé de satisfaire aux moindres exigences des promoteurs sur la commune.

 

Mais sur La Baraquette, justement, le Préfet a estimé que le promoteur ne pouvait pas sans cesse chambouler son projet de départ et a requis une modification complète et en bonne et due forme du PLU sur cette zone, cassant en cela la décision du maire et de sa majorité de se borner à une révision simplifiée. En effet, la révision simplifiée permettait de ne pas passer par une enquête publique, et au promoteur de reprendre plus vite les travaux. Raté !

 

Donc une enquête publique aura lieu pour recueillir les avis et remarques des Marseillanaises et des Marseillanais sur la énième mouture du complexe touristique de La Baraquette, du 19 août au 20 septembre.

 

Vous pourrez, pendant les heures d’ouverture de la mairie, déposer votre prose dans un registre dédié, ou rencontrer le commissaire enquêteur, Monsieur Eric Hébrard :

  • Lundi 19 août de 9h à 12h15
  • Mercredi 28 août de 9h à 12h15
  • Mercredi 4 septembre de 9h à 12h15
  • Vendredi 20 septembre 2019 de 9h à 12h15

 

S’agissant d’une enquête publique et non d’une modification en catimini, le dossier est intégralement consultable sur le site de la ville à l’adresse suivante :
https://www.ville-marseillan.fr/wp-content/uploads/2019/08/1.-RAPPORT_Modif_1.pdf

 

C’est d’ailleurs là que nous avons puisé nos renseignements

 

Que propose maintenant le maire pour la zone de La Baraquette ?

 

Comme d’habitude, de modifier le PLU pour répondre aux nouvelles demandes des promoteurs : l’hôtel de luxe devenant désormais l’élément principal de La Baraquette, il doit être plus grand. Ainsi, il passera de 30 chambres à 84 chambres. Et comme l’hôtel ne peut pas pousser davantage en largeur, il poussera en hauteur.

 

Or, le PLU de la ville indique qu’on ne peut pas dépasser les « 12 mètres à l’égout des toitures (1) ». Ce n’est pas un problème pour Yves Michel, qui propose de créer sur une partie de La Baraquette une zone nommée UTa à l’usage unique du promoteur (vous ne l’aurez nulle part ailleurs sur la ville, sauf si bien sûr un autre promoteur en fait la demande !) et qui lui permettra de monter à 15 mètres à l’égout des toitures !!! (1)

 

C’est ce qui est expliqué dans le projet de modification du PLU :

« En effet, cet hôtel doit pouvoir bénéficier de hauteurs supérieures en raison de ses caractéristiques architecturales (hall d’accueil de grande hauteur notamment, correspondant aux standards « haut de gamme »). Ainsi, uniquement dans ce nouveau secteur UTa correspondant au projet d’hôtel et couvrant une surface d’environ 8 000 m2), la hauteur maximale des constructions est désormais fixée à 15 mètres à l’égout (contre 12 mètres à l’égout des toitures dans le reste de la zone UT) ».

UTa

 

Et hop ! Affaire réglée.

 

Autre petit détail sans importance, l’hôtel pourrait être situé dans la bande des 100 mètres, qui interdit les constructions dans les espaces proches du rivage.

Ce n’est pas un problème non plus pour le maire : « La zone UT (et son nouveau secteur UTa) est intégralement située au sein des « espaces proches du rivage » […] Dans les « espaces proches du rivage », l’urbanisation doit revêtir un caractère « limité ».

Toutefois l’article L121-13 du code de l’urbanisme précise que « ces critères ne sont pas applicables lorsque l'urbanisation est conforme aux dispositions d'un schéma de cohérence territoriale ou d'un schéma d'aménagement régional ou compatible avec celles d'un schéma de mise en valeur de la mer. »

 

Ça se passe comme ça à Marseillan : ce n’est pas aux promoteurs de s’adapter aux contraintes de la zone, c’est la zone qui doit s’adapter aux contraintes des promoteurs, tout simplement !

Donc n’hésitez pas à venir donner votre avis, c’est pas si souvent que le maire nous le propose contraint et forcé par le préfet !!!

 

Et en attendant, une page de pub (il faut bien vivre ! :-) )

 

affiche UTa

 

 

 

1)    Dans le PLU made in Yves Michel, la hauteur des constructions ne se mesure plus à l’arrête du toit, comme auparavant dans le POS. Elle se mesure à l’égout du toit, c’est-à-dire que le toit n’est pas compris. Ainsi Promeo sur le port « monte » en hauteur réelle à 15,96m pour un permis déposé à 12m. Donc s’agissant de La Baraquette, l’hôtel pourrait atteindre 18 mètres de haut. Ou plus.

 

 

 

 

 

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16 juillet 2019

Marseillan J'en Pince à l'offensive

Un matin comme un autre, à la permanence de Monsieur le Maire …

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  • Tu veux modifier ta construction, et tu n’en as pas le droit ?
  • Tu as un souci de trésorerie pour équiper tes biens personnels ?
  • Tu as fait des travaux, et tu ne sais pas comment évacuer des milliers de mètres cubes de terre ?

Pas de souci, va voir le maire, il règlera ton problème sur le champ !

Euh …? Non mais allô quoi ?? Redescends sur terre, petit Marseillanais de base. Pour toi ça sera le PLU, et rien que le PLU, et ne t’avise pas de peindre ta façade en blanc et tes volets en bleu, parce que c’est interdit !

Par contre, si tu es promoteur, ça sera un peu différent :  

  • Tu auras le droit de ne pas avoir de sous pour acheter les terrains de la commune. Tu pourras les payer en 4 fois sans frais et à partir de la 2ème année (1). Et si tu es encore plus ric-rac, la ville pourra se porter caution solidaire pour acheter le terrain à ta place, si finalement tu renonces. (2)
  • Tu pourras exploiter aussi les terrains de la commune. La ville fera les investissements, et toi tu encaisseras les dividendes (3).
  • Et si finalement tu trouves que les règles d’urbanisme de la zone ne te conviennent pas, tu pourras les faire changer pour coller pile-poil à ton projet, aussi souvent que nécessaire (2)
  • Et pas de problème pour les normes environnementales, si personne ne dit rien, c’est pas le maire qui te dira quelque chose !! (2)

 

Donc au bout d’un moment, on ne rigole plus, et on passe à l’offensive à Marseillan J’en Pince. On n’a certes pas la vocation d’être les Zorro de la commune, mais on n’a pas non plus vocation à laisser passer tout et n’importe quoi.

Reprenons le énième permis de construire de La Baraquette, contre lequel nous avons déposé un recours gracieux le 2 juillet 2019.

 

Revenons un peu en arrière :

Le 6 février 2015, la mairie accorde un permis de construire à la « SARL Propriété and Co », dans le but de construire un complexe touristique sur le terrain de 6 hectares situé à l’emplacement nommé La Baraquette.

L’affaire est ficelée d’emblée par le maire pour éloigner tout autre projet alternatif : le terrain ne pourra être acquis que pour un seul et unique projet touristique, et sur la totalité de la zone. Donc exit les particuliers, même pour y construire une résidence secondaire. Et il fait geler par le SCoT (Schéma de Cohérence Territorial, le PLU de l’Agglo) la destination de ce terrain.

Sauf que, sauf que …. le promoteur (et sa femme) peinent semble-t-il à réunir les fonds pour l’achat du terrain. Adieu le projet promis en 2014 durant la campagne municipale par le maire ?

 

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Copie des promesses de campagne de Yves Michel : La Baraquette doit sauver Marseillan de la ruine ...

 

 

Yves Michel a alors une idée. Il sollicite la Région Occitanie pour acheter le terrain de La Baraquette. Sous réserve que la ville trouve un investisseur sous 3 ans, sinon elle devra s’engager à le racheter à la Région. Le temps que le promoteur pressenti par le maire puisse se retourner.

Sauf que (encore) les élus régionaux se posent la question de l’opportunité de cet achat et de son intérêt pour la Région. Et appellent « Marseillan J’en Pince » pour voir leurs doutes confirmés.

D’où refus in extremis des élus régionaux d’acheter le terrain, la veille du vote de la convention en Conseil municipal de Marseillan, le 22 mars 2016.

Ce jour-là, nous avons sauvé la Région d’une dépense inutile de 6 millions, et la ville de Marseillan d’un emprunt supplémentaire de 6 millions. Maintenant que le délai de prescription est passé, on peut le raconter …

 

In fine, le promoteur de Yves trouve les sous et achète La Baraquette. Et Midi Libre (édition du 6/11/16) de vanter en une la création d’un gigantesque complexe de luxe à Marseillan dont l’ouverture est programmée … 1er trimestre 2019 …

 BARAQUETTE YM 2019

La maire annonce l’ouverture de la Baraquette aux riches pour début 2019. Capture d’écran, Hérault Tribune, article du 03/10/2016

 

Sauf que les travaux n’avancent pas et à la date inaugurale prévue, seule une villa témoin pointe piteusement le bout de son nez.

L’état d’abandon de La Baraquette, réputée une des zones les plus pittoresque de la ville, entraîne un rapport au vitriol du comité de quartier N°1 lors de l’Assemblée Générale du 15 novembre 2017, auquel le maire répond qu’il est étranger à cette affaire et renvoie courageusement les plaignants vers le promoteur, le projet étant selon lui totalement privé (4).

Il n’empêche que, un an plus tard, le 23 septembre 2018, le maire est bien en première ligne des invités pour annoncer la relance du projet, lors d’une cérémonie VIP dans les chais de Noilly-Prat. Le promoteur originel, qui n’a pas vendu les villas sur plan, a décidé de s’associer avec des Canadiens, le groupe LUX, qui va prendre en charge la construction de l’hôtel sur La Baraquette, avec l’idée que l’édification de l’hôtel permettra de relancer la vente des villas.

 

BARAQUETTE YM Noilly

Le maire à la barre chez Noilly-Prat pour défendre le projet Baraquette 3ième version, capture d’écran Hérault Tribune, 23/09/2018

 

 

Le groupe LUX demande plus de place pour l’hôtel. Il poussera en hauteur, passant de 12 m à 15,63 m, avec un étage supplémentaire, pour passer de 39 à 40 chambres et 22 suites jardin. Le groupe demande aussi à doubler le nombre d’immeubles (de 4 à 8), avec 133 appartements au lieu de 59 dans le projet initial. Ce nouveau projet nécessite :

1)      De dégager la salle des congrès initialement prévue à proximité de l’hôtel : pour cela il faut « pousser les murs », c’est-à-dire acheter des terrains riverains pour l’y implanter.

2)      De dégager davantage de place de parkings souterrains, (de 121 à 215 places) c’est-à-dire de décaisser 1 hectare de la zone sur 4 m de profondeur, soit 40 000 m3.

Ce nouveau projet va cependant en contradiction avec le PLU de la zone, pourtant mitonné aux petits oignons par le maire pour le promoteur du site, comme on l’a vu plus haut.

Pire, ce projet déborde maintenant, puisque, comme nous l’avons vu, il doit désormais aussi concerner les parcelles attenantes en dehors de la zone réservée dans le PLU par le maire à ce promoteur, en violation du SCOT qui définit clairement quelles sont les zones où les projets touristiques sont possibles.

Pour Yves Michel, ce n’est pas un problème. Il fait ainsi voter par sa majorité le 30 octobre 2018 une révision simplifiée du PLU, pour permettre de régulariser les nouvelles demandes du promoteur, et accorde dans la foulée le permis de construire demandé. Affaire réglée selon le maire. Circulez, il n’y a plus rien à voir !

 

Sauf que (décidément il y a beaucoup de sauf dans cet article), le Préfet ne l’entend pas de cette oreille : il intime l’ordre à Yves Michel de passer par une révision complète du PLU : ce qui veut dire, retour à une enquête publique en bonne et due forme, procédure qui peut prendre un an.

 

Et le maire se retrouve ainsi dans une situation ubuesque : le permis qu’il vient d’accorder ne peut s’appliquer tant que la révision complète du PLU ne sera pas achevée.

 

Vous, vous auriez fait le tiers du quart de ce qu’a fait le promoteur, les pelleteuses municipales seraient déjà en train de détruite votre façade. Là non seulement le maire ne dit rien, mais en plus il lui tient la truelle pour aller plus vite !!

Et quand c’est trop c’est trop …

D’où notre futur recours gracieux auprès du tribunal administratif pour faire annuler cette 3ème modification du permis, illégale selon nous

  • Parce que le 3ème étage viole les règles du PLU,
  • Parce que ce projet déborde maintenant sur les terrains riverains, alors que légalement « La Baraquette » était strictement cantonnée aux 6 hectares du terrain d’origine (bien que le SCoT limite les zones touristiques nouvelles à 4 hectares),
  • Parce qu’il y en a assez de mesurer les hauteurs de bâtiment du sol au chéneau, sans que le toit soit compris (ce qui veut dire 3 mètres au moins de plus, comme sur le port, donc il y a fort à parier que l’hôtel monte à plus de 15 mètres),
  • Parce que les dépôts de terre.

Quoi les dépôts de terre ? Souvenez-vous : dans la 3ème version du permis, il est prévu d’excaver 40 000 m3 de terre (soit la surface de 10 terrains de foot recouverts de 1 mètre de terre). Et cette terre, il faut bien en faire quelque chose. Où est-elle allée ? Sur les terrains appartenant à la SCCV Domaine de la Mandoune, dont la gérante est la femme du promoteur … en limite des zones humides des prés de Soupié, en zone protégée !!

Comment le sait-on ? Ben c’est simple, on a suivi la noria de camion qui a fait les aller-retours ! Comme aurait aussi pu le faire Monsieur le Maire. Mais il est vrai comme il l’a dit, qu’il s’agit d’un projet privé avec lequel il n’a rien à voir, dans tous les sens du terme. Fermez les yeux, fermez le ban !!  

 

Nous en avons assez que les promoteurs fassent la pluie et le beau temps sur notre commune.

Nous en avons assez que les règles d’urbanisme de Marseillan soient changées aussi souvent qu’ils le demandent.

Nous en avons assez que pousse tout et n’importe quoi n’importe où sans que quiconque puisse avoir son mot à dire, y compris les conseils de quartier. Et dans notre cas de figure, que soit accordé un permis de construire illégal selon nous, dans la mesure où le PLU actuel ne le permet pas. Et que les travaux déjà accomplis modifient sérieusement la topographie du bassin versant, au-dessous duquel se trouve l’Etang de Thau et les conchyliculteurs. Permettre de combler des terres en zone rouge protégée, c’est faire bien peu de cas de notre activité traditionnelle, qui fait la renommée de notre village. Mais pour Yves Michel, le tourisme et surtout les promoteurs, c’est sacré !!

 

(1)    C’est ainsi que Franceloc a acquis les campings municipaux de la ville

(2)    Voir le détail dans l’article

(3)    Franceloc a obtenu la gérance des bungalows municipaux, et s’est engagée à payer à la ville 7 millions d’euros sur 30 ans, soit moins que les sommes investies par la ville pour refaire entièrement le parc de bungalows. Avant les bungalows rapportaient de l’argent à la ville, maintenant, « grâce » à Yves Michel, ils coûtent de l’argent au bénéfice du promoteur http://marseillanjp.canalblog.com/archives/2016/12/23/34721323.html

(4) voir notre article http://marseillanjp.canalblog.com/archives/2017/11/15/35869635.html

 

Posté par jenpince à 16:39 - Commentaires [13] - Permalien [#]