Marseillan J'en Pince

13 novembre 2018

SANS VERGOGNE

Sans Vergogne ... 

Vieille expression, mais c’est celle qui s’applique le mieux au dernier conseil municipal du 30 octobre. Autour en particulier de deux questions.

 

OPERATION LA BARAQUETTE : TOUT POUR LES PROMOTEURS ! RIEN POUR LES MARSEILLANAIS !!!!

Novembre 2018 : le maire défend le projet Baraquette en Conseil municipal

L’un des points abordés touchait au retour sur le devant de la scène du projet de la Baraquette. 50 appartements et villas de luxe auraient dû être construits à la fin de l’année, selon le promoteur. Où sont-ils ? Faisant fi de cette question, Yves Michel a vanté ostensiblement ce projet, en expliquant qu’il aurait bien volontiers engagé la caution et les finances de la ville pour l’appuyer dès 2016.

 

Novembre 2017 : le maire : « La Baraquette ? Connais pas !!! »

Voilà qui tranche singulièrement avec sa dernière prise de position officielle sur le sujet ! En novembre 2017 alors que le projet « Baraquette » battait déjà de l’aile, le maire avait botté en touche, pressé par les représentants des comités de quartier de donner des informations sur les travaux au ralenti: « Après avoir répondu aux questions sur les projets publics de la ville, vous me demandez des éclaircissements sur les projets privés, que je ne maîtrise bien sûr pas, pour des raisons aisément compréhensibles. Imaginez : vous obtenez un permis de construire, et tous les jours quelqu’un passe devant chez vous pour vous demander qu’est-ce que vous allez faire, quand est-ce que ce sera fini etc. Au bout d’un moment vous répondez : « Je fais ce que je veux de mon argent, du moment que ma construction est légale ». J’invite donc les curieux à téléphoner directement aux promoteurs ».

« La Baraquette » qui était l’année dernière totalement étrangère au maire, redevient d’un seul coup projet municipal !! Pourquoi ? Par ce qu’une société a annoncé récemment investir sur l’hôtel prévu sur la zone !

Et miracle !, le maire re-re déroule le tapis rouge aux promoteurs !

Et du coup, il nous a proposé au conseil municipal du 30 octobre, non pas une, mais deux modification du Plan Local d’Urbanisme !

 

La zone de l’opération « Baraquette » étendue :

Ainsi le maire a fait voter par sa majorité une extension de la zone UT (la zone de construction de « La Baraquette ») pour permettre la réalisation d’une salle de conférence associée au complexe touristique, et ce sur 3 parcelles (0125, 0126, 0127) adjacentes. Pourquoi ? Sur un terrain de 6 ha, sans aucune construction actuellement, n’y avait-il pas de possibilité d’inclure une salle de conférence ?

 

Et pour monter encore plus haut :

De plus, le maire a fait modifier le règlement intérieur de la zone UT (actuellement limité à 12 m de haut) pour permettre la création d’un niveau supplémentaire pour l’hôtel !

En résumé, ce que demande le promoteur, le maire l’accorde par des révisions du PLU !!!

Chaque promoteur va-t-il faire son marché comme il l’entend ?

- « Il te faut quoi : une extension ? Pas de problème ! »

-« Une dérogation à la hauteur ? Mais je vous en prie !! ».

Proméo nous bluffe sur la hauteur dans son opération sur le port ; sur la Baraquette « on allège », selon les mots du maire. Que vont demander les autres promoteurs, Nexity pour le port et Rambier pour le Pioch de Pire ?

Bien sûr, si vous êtes un particulier, inutile de demander les mêmes aménagements !!!

A ce rythme le PLU risque de devenir un véritable gruyère !!

A noter un incident curieux: au moment du vote et sous le feu de mes questions, un élu de la majorité a déclaré ne pas vouloir prendre part au vote car lui et/ou sa famille seraient propriétaires d’un terrain jouxtant la zone d’extension de La Baraquette … Pourquoi, alors qu’il n’est pas directement concerné ?

dessin VERGOGNE

OPERATIONS LOGEMENTS SOCIAUX : 400 000 EUROS DE PENALITES POUR LES MARSEILLANAIS !

On l’a vu, le maire est prêt à se plier en 4 pour satisfaire aux demandes des promoteurs sur les zones touristiques. Malheureusement, pour le reste de la ville, c’est loin d’être le cas. Ce qui a énervé, c’est le moins que l’on puisse dire, le préfet … Récit.

La question suivante à l’ordre du jour du Conseil portait sur les logements sociaux. Que ce point soit immédiatement abordé après les cadeaux aux promoteurs de « La Baraquette » ressemblait à du cynisme ou à de la provocation. Produire des logements sociaux sur Marseillan est une obligation. Or le maire n’a pas respecté la loi et encore une fois ses promesses (ça devient une habitude) malgré les multiples injonctions adressées par les services de l’Etat.

 

Le résultat est là :

Sur les 200 logements sociaux qui devaient être produits entre 2014 et 2016, seulement 7 sont sortis de terre. Et le faible taux de ce type de logements sur la ville (7,6% contre les 25% exigés par la loi) a obligé le préfet à établir un constat de carence. Cela signifie en clair que désormais les services de l’Etat pourront préempter n’importe quel terrain ou immeuble en vente sur la ville en vue d’y construire du logement social, sans avoir l’avis préalable du maire.

Encore une fois, le maire est pris en flagrant délit de promesses non tenues, comme celle prononcée lors d’un Conseil municipal de 2012 : « Je serai le maire qui aura construit le plus de logements sociaux que toutes les autres municipalités réunies» ou une autre en 2010 : « en 2014 : toutes les demandes des Marseillanais en matière de logements sociaux seront satisfaites » !!!

Et ces promesses non tenues, elles vont coûter cher : l’amende de l’Etat a été portée à 400 000 euros par an, amende qui sera bien sûr payée par l’ensemble des contribuables, et qui va encore alourdir les montants prélevés sur les plus modestes !!!

Il faut savoir que 70% des Marseillanais du fait de leurs ressources, peuvent prétendre à un logement social. Que les prix du locatif au m², ainsi que le montant très élevé des taxes locales (+30% d’augmentation de la taxe d’habitation cette année) obligent trop souvent nos concitoyens à rechercher une solution de logement dans les villages voisins. 

C’est bien la preuve que depuis 2008, Yves Michel est bien le maire des très riches, au détriment la grande majorité!!!

Ce qui nous a fait lui demander s’il se sentait encore le maire des Marseillanais avec des cadeaux aux promoteurs d’un côté, et 7 logements sociaux, des hausses d’impôts locaux, des taxes sur l’eau… de l’autre.

 

Christine Carrié-Mahmouki

Conseillère municipale.

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12 octobre 2018

Taxe d’habitation : où sont les « -30% » promis par le maire ?

« -30% sur la taxe d’habitation ! 86% de la population Marseillanaise concernée par la baisse de la taxe d’habitation » proclamait fièrement Yves Michel dans son bilan de bonne gestion (Cridaïre N°61, page 14).

Et bien, n’y allons pas par quatre chemin : le maire est un sacré menteur !

Pourquoi ?

Parce que, au moment où le Président de la République annonçait une baisse de 30% de la taxe d’habitation, Yves Michel programmait au contraire, à l’échelle locale, des hausses faramineuses !

 

On vous avait raconté à l’époque(1) qu’au conseil municipal du 26 septembre 2017, le maire avait fait voter par sa majorité une mesure qui pouvait apparaître de prime abord « technique »

 « Modification des abattements relatifs à la taxe d’habitation » 

« Il appartient au conseil municipal de :

Décider de supprimer l’abattement général à la base antérieurement constitué

Décider de supprimer l’abattement spécial à la base antérieurement constitué ».

 

Hausse jusqu’à 35% de la taxe d’habitation !

En réalité, il s’agissait de procéder en catimini à la plus forte hausse de fiscalité locale jamais vue à Marseillan !!!

Explications :

Les abattements viennent réduire le montant de taxe d’habitation à payer.

L’abattement général était appliqué à tout le monde, pour 15% de la valeur locative.

La gauche, sous la municipalité Méric (2001-2008), avait ajouté un deuxième abattement, l’abattement spécial, réservé aux plus modestes, de 15% supplémentaires.

 

Conséquences de la suppression des abattements :

Nous avons calculé ainsi (1), avec l’exemple d’une personne qui payait (en 2017) 360 euros de taxe d’habitation (hors redevance télé), que la suppression des abattements lui ferait débourser 63 euros supplémentaires, ou 126 euros supplémentaires si ses revenus étaient faibles !!!

Soit une hausse de 17,5% au minimum pour tout le monde, et de 35% pour les plus modestes, ceux qui ont le moins de revenus !!!!!

 

Les « -30% » sur la taxe d’habitation : des hausses pour beaucoup à Marseillan !!!

Pour les plus modestes :

Et voilà comment l’ensemble des contribuables Marseillanais, croyant trouver une bonne surprise en ouvrant leur boîte aux lettres, n’ont pas découvert le « -30% » pourtant promis par le maire dans le Cridaïre. Et pire pour les plus modestes, c’est au contraire une hausse !!!

 

Pour les propriétaires de résidences secondaires et les catégories « supérieures » :

Il ne faut pas oublier les autres cocus de l’histoire : les propriétaires de résidences secondaires (6200 résidences secondaires à Marseillan pour mémoire), et les personnes dont les revenus ne permettent pas de bénéficier dès cette année de la baisse gouvernementale (14% de la population selon le maire, soit 1100 personnes). Ceux-là ne verront non seulement pas la couleur des « -30% », mais en plus ils devront casquer pour les hausses décidées par le maire !

 

La ville dans le rouge …

La réalité est que la ville est étranglée par son endettement (le deuxième le plus important de l’Hérault pour rappel) et le maire cherche tous les expédients possibles pour « boucher les trous ». Et c’est ainsi qu’a germé dans sa tête l’idée de détourner la baisse nationale de la taxe d’habitation à son profit.

Tout bénéfice pour Yves Michel : il encaissera ainsi ET les hausses d’impôts locaux ET les compensations de l’Etat servant à combler le manque à gagner pour la commune.

De sorte que les Marseillanais se retrouvent à payer DEUX FOIS l’addition, puisque les compensations de l’Etat proviennent de nos impôts et de diverses taxes nationales.

 

Voici un exemple concret avec la feuille de taxe d’un contribuable :

Capture d’écran de son avis d’imposition 2018 :

 

évlution TH

 

En 2017, il a payé 647 euros de taxe d’habitation.

Il aurait eu « normalement » à payer en 2018, en tant que bénéficiaire des « -30% », 647 - 216 = 431 euros.

Or ce contribuable se retrouve à devoir non pas 431 euros, mais 658 euros à cause des effets de la politique « Michel » !!!

-          874 euros du fait de la suppression des abattements, soit une hausse de 227 euros de sa taxe d’habitation,

-          Minorée des « -30% » de Macron, soit 216 euros.

Donc les « -30% » pour lui sont en réalité une augmentation de +11 euros !!!

 

Macron va ensuite « compenser » la pseudo perte de recettes par la ville (qui n’en est pas une) : 216 euros. Et rembourser 216 euros à Yves Michel.

Gain pour le maire sur ce seul contribuable : 11 euros de plus par rapport à 2016, plus 2016 euros de compensation : 277 euros au total.

Perte pour le contribuable : 277 de taxe locale, plus 216 euros, issus de ses taxes et impôts nationaux, pour couvrir le manque à gagner municipal : 493 euros.

 

Le maire espérait qu’avec un peu de chance, les Marseillanais n’y auraient pas regardé de trop près, habitués à voir chaque année leurs taxes progresser de 4 à 5% sous les effets de sa politique de dépenses à tout-va ….

 

dessin taxe habitation

Réplique des services fiscaux :

Nous connaissons tous la capacité du maire à se défausser quand le vent tourne contre lui :

-          « Les immeubles sur le port, c’est pas moi ! », alors qu’il a modifié le règlement de la zone pour permettre aux promoteurs de réaliser leurs constructions et de monter le plus haut possible.

-          « La hausse des facture d’eau, c’est pas moi ! », alors qu’il a voté ces tarifs.

Là il ne pourra pas dire « La hausse de la taxe d’habitation, c’est pas moi ! ». Malins, les services fiscaux ont ajouté un encadré pour bien expliquer que si le compte n’y est pas pour le contribuable, c’est bien la faute du maire. Voici celui du contribuable cité plus haut :

encadré TH

 

 

Nous voyons chaque jour notre maire, anciennement Les Républicains, se rapprocher davantage d’En Marche, et poser sur la photo sur les réseaux sociaux avec les cadres du mouvement : Castaner, Flessel etc. Nous serions curieux de connaître l’avis du député Marcheur de notre circonscription, Christophe Euzet, sur les mesures fiscales de notre maire, qui ne visent qu’à réduire à néant une des mesures phares du Président Macron sur notre commune.

C’est ballot, alors que justement les militants LREM cherchent à connaître les maires les moins vertueux sur la question …

Donc vous aussi n’hésitez pas à contacter notre député : voici son adresse mail : christophe.euzet@assemblee-nationale.fr

Et ça, c’est cadeau !

 

 

(1)    Voir notre article du 11 octobre 2017 : http://marseillanjp.canalblog.com/archives/2017/10/11/35759838.html

 

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08 octobre 2018

Réunion d'information sur les compteurs LINKY mardi 16 octobre à Marseillan

Monsieur Jacques PERRAULT nous prie d'annoncer une réunion ayant pour thème les compteurs LINKY, les fameux compteurs "communicants",  dont le déploiement va commencer sur Marseillan.

Les compteurs LINKY : 

- Une avancée technique ? Un danger pour l'usager ? 

- Quel coût pour l'usager ? 

- Peut-on refuser le changement de compteur ? 

 

Toutes les réponses à vos questions : 

Mardi 16 octobre à 18h salle Paul-Arnaud à Marseillan. 

Entrée libre. 

 

Linky PNG

 

 

 

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28 septembre 2018

Le mot de Christine Carrié-Mahmouki, conseillère municipale

« MESURE LA PROFONDEUR DE L’EAU AVANT DE T’Y PLONGER »

proverbe arabe

 

Que n’a t-il écouté la sagesse orientale, ce maire qui ne sait plus sonder ni l’impact de ses choix sur la vie de ses administrés, ni leur intelligence et leur attachement à la démocratie, c’est bien en résumé qui me vient à l’esprit avec cette histoire d’eau.

 

Cela fait un moment que les Marseillanais n’entendent plus aussi bien les sirènes de la communication et ne sont plus dupes de ce que cache le bon relationnel du maire : le rapport accablant de la Cour des Comptes, l’endettement, l’imposture des projets du port, les mensonges grossiers sur les impôts et maintenant l’augmentation du coût de l’eau, qui est, c’est le cas de le dire, la goutte qui fait déborder le vase.

 

Dans cette dernière affaire le maire se défausse sur l’agglo, omettant de préciser qu’il en est le vice-président et qu’il a voté pour l’augmentation de l’abonnement qui a fait s’envoler notre dernière facture d’eau.

 

Après les explications complètes de « Marseillan J’en Pince » et « Marseillan Autrement » et ses piètres remarques sur Facebook, il ne pouvait décemment pas refaire un dossier « eau » dans le Cridaïre.

 

Qu’il manœuvre pour empêcher l’opposition de s’exprimer envers et contre la loi et les règles les plus élémentaires de la démocratie ne l’honore pas et entache durablement son image, preuve s’il en est du bien fondé de ce que nous dénoncions.

Tout cela ne suffisait pas ; faut-il penser aujourd’hui qu’il a manigancé une tribune de « l’opposition » en sa faveur (je n’ose croire qu’il l’ait fait réaliser) ?

 

Il faut, je crois, préférer la méditation aux super héros ; je vous propose, Monsieur Michel, de méditer ainsi la phrase de Jules Renard «  En sortant la vérité du puits, les indiscrets répandent l’eau partout, »

 

Christine Carrié-Mahmouki

Conseillère municipale

 

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26 septembre 2018

Liberté d’expression : de qui se moque t-on ?

Dans le « Cridaïre », le journal officiel d’Yves Michel, se trouve en dernières pages un espace réservé aux tribunes libres des oppositions, comme l’exige la loi.

Nous vous avons déjà expliqué comment le maire a privé notre représentante élue au Conseil municipal, Christine Carrié-Mahmouki, de son droit à communiquer dans le journal municipal. Celle-ci a depuis initié une action en justice afin que son droit soit restauré.

Christine a par ailleurs reçu de nombreux soutiens, à commencer par celui de l’autre groupe d’opposition, « Marseillan Autrement », constitué des élus de cette liste, Christian Pino et Gisèle Guiraud.

 

« Marseillan Autrement » solidaire de « Marseillan J’en Pince »

Voici un extrait de leur tribune libre de ce mois :

 « Fidèles à une vision politique différente, et très attachés aux valeurs républicaines et démocratiques, nous avons choisi de vous communiquer les coordonnées de « Marseillan J’en Pince », désormais privé de tribune libre dans ce journal par Yves Michel : marseillanjp.canalblog.com. La tribune libre dans le Cridaïre est un moyen d’expression mis à la disposition des élus d’opposition. Cet espace, contraint par un cadre légal, se veut représentatif des listes élues aux dernières élections. Vous nous retrouverez régulièrement dans le Cridaïre afin de préserver vos intérêts et vous alerter sur les dangers de la gestion chaotique d’Yves Michel : dette, sécurité, etc. Et maintenant, déni de démocratie ! ».

Un grand merci donc à « Marseillan Autrement » ! Nous savons désormais où se trouvent les vrais démocrates dans notre ville !

 

Zézette épouse X …

Par contre, problème pour le maire : comment remplir le « trou » créé par la disparition de la tribune libre de « Marseillan J’en Pince » ?

Il avait pensé avoir trouvé la solution dans le numéro 61, en offrant cet espace à un groupe créé de toutes pièces, baptisé « opposition constructive ».

Las !! Panne d’inspiration ou défaut de construction de ce groupe ? Dès le numéro 62, le « trou » réapparait. Désespérément visible.

Nouvelle tentative dans le numéro 63 (le dernier numéro que vous recevrez prochainement) avec cette fois-ci une innovation mondiale : la première tribune libre née sous X !!!!

Pourquoi ? Parce que cette tribune libre n’est tout simplement pas signée !!! Auteur inconnu, groupe politique inconnu!!!

 

Super Tribune, héros masqué au secours du maire.

Pudeur de violette ? Oubli ? Peur des représailles ???? Nous penchons pour la dernière solution, car son rédacteur anonyme, que nous appellerons Super Tribune, a pris tous les risques pour faire triompher la justice et la vérité …

Jugez plutôt de la violence des charges contre le maire :

-          L’augmentation de la facture d’eau, c’est la faute de l’Etat.

-          C’est aussi la faute de Suez.

-          En fait c’est la faute de tout le monde, sauf du maire qui était contre.

-          Donc le maire, il n’y est pour rien.

-          Mais il faut bien que quelqu’un paie et, pas de bol, c’est tombé sur le petit consommateur. Ça s’appelle la « solidarité ».

Nous passerons sur le comique de l’explication, qui est en contradiction flagrante avec les faits, comme nous l’avons démontré dans nos précédents articles à ce sujet.

Il n’empêche que le maire ne pourra que remercier Super Tribune, qui vient à point nommé le défendre alors qu’il se trouve totalement empêtré dans cette affaire. Quelle coïncidence heureuse !!!

YM vengeur masqué

Mais mais attendez ! Super Tribune n’a pas pu agir tout seul !! Tout super héros qu’il est. En effet, selon Yves Michel, il faut être au moins 2 pour écrire une tribune libre. C’est d’ailleurs le prétexte utilisé par le maire pour retirer ce droit à Christine, notre conseillère municipale.

Qui sont (au moins) ces deux-là, qui n’ont pas le courage de dévoiler leur identité ?

-          Starsky et Hutch ?

-          Heckle et Jeckle ?

-          Laurel et Hardy ?

-          Olive et Tom ?

-          Jeanne et Serge ?

-          Yves et Michel ?

Quelque chose nous laisse à penser que les coupables sont dans cette liste …

 

La liberté d’expression des élus d’opposition gravement remise en cause

La réalité est que, par tous les moyens, le maire cherche à supprimer la possibilité d’expression de l’opposition. Le couperet est tombé sur « Marseillan J’en Pince », dont les tribunes libres ont été remplacées par des textes à la gloire du maire, écrits par des anonymes qui n’assument pas leurs prises de position.

Reste « Marseillan Autrement ». Qu’arrivera t-il à cette liste lorsque le maire décidera de modifier le règlement intérieur, pour réserver l’accès aux tribunes libres aux groupes de 3 élus minimum ?

C’est pour cela que Marseillan J’en Pince est bien décidée à aller jusqu’au bout en justice, pour faire appliquer le droit évident à l’expression individuelle des conseillers municipaux, pour que les Marseillanais et les Marseillanaises puissent avoir un autre son de cloche que les explications embrouillées et fallacieuses de la majorité municipale dans de pseudos « tribunes libres ».

Et comme nous aussi on aime bien renvoyer l’ascenseur, n’hésitez pas à visiter nombreux le site de nos collègues de « Marseillan Autrement » :

https://marseillanautrement.wordpress.com

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11 septembre 2018

Facture d’eau : la douche froide. Suite de l’enquête

Nous vous avons raconté dans notre précédent article l’envolée des factures d’eau, due à une hausse vertigineuse du prix de l’abonnement. Nous avons voulu en savoir un peu plus, et voici le résultat de notre « enquête » à la lumière des derniers éléments.

 

PREMIERE SURTAXE A 35 EUROS : un choix de Suez validé par les élus

Nous avons obtenu un rendez-vous avec une responsable de Suez (le délégataire choisi par Sète Agglopôle Méditerranée depuis le 1er janvier 2018) pour connaître les raisons de cette flambée.

Il y en aurait 2 principalement :

-          Il faudra financer la nouvelle station d’épuration de Sète, pour un montant de 64 millions d’euros,

-          Et …. La consommation moyenne est trop faible !  

Si si … On vous explique : pour Suez, la commune est très étendue, donc le réseau pour desservir les habitations en eau est aussi très étendu. Et qui dit réseau étendu, dit aussi entretien plus important. Premier point.

Deuxième point : 6 habitations sur 10 sont des résidences secondaires (3716 habitations principales, 6197 secondaires). Or les secondaires ne sont occupées que quelques semaines dans l’année. Et qui dit faible consommation, dit faible rapport pour Suez.

Donc on résume pour Suez : Marseillan, c’est un réseau qui coûte cher à entretenir et qui dessert des milliers d’habitations qui ne consomment « presque » rien.

D’où l’idée de Suez : faire payer plus les propriétaires de résidences secondaires, censés avoir plus de revenus que les autres. D’où la nouvelle taxe de 35 euros HT sur l’abonnement. Et à l’occasion, pour l’entreprise, de s’assurer d’une part fixe plus importante, moins tributaire des variations de consommation sur la commune (ça c’est nous qui le disons).

Le problème, comme nous l’avons fait remarquer à notre interlocutrice, c’est que cette nouvelle tarification touche TOUS les petits consommateurs sans distinction, les propriétaires de résidences secondaires, mais AUSSI les personnes seules ou les couples sans enfants à charge (70% des Marseillanais sont dans ce cas). Et que parmi les petits consommateurs figurent une grosse partie des personnes ayant le moins de ressources.

Le propriétaire de résidence secondaire, s’il loue en saison, pourra toujours répercuter cette hausse sur les vacanciers, mettons 10 euros par semaine. Les jeunes avec des petits salaires ou les retraités qui perçoivent une pension souvent inférieure au SMIC, non !

Suez nous a cependant expliqué que ses calculs avaient pris en compte ces paramètres, puisqu’en échange d’une hausse de 35 euros du prix de l’abonnement, le prix du m3 allait baisser. De sorte qu’une famille de 4 personnes devrait s’y retrouver dans le futur. Mais l’entreprise n’a pas pu s’engager à garantir ces baisses au long terme.

Nous avons objecté que nos calculs démontraient le contraire. Ce à quoi Suez nous a répondu qu’ils avaient été faits sans la deuxième surtaxe, celle de l’Agglo, de 35 euros HT également !

 

DEUXIEME SURTAXE A 35 EUROS : un choix des élus

Nous l’avons vu, Suez a remporté les marchés de l’eau sur l’Agglo.

Nous disons les marchés, car il y en avait 4 à pourvoir, dont 1 spécifique à la ville de Marseillan.

Le 20 décembre 2017, les élus communautaires ont voté le principe d’une deuxième surtaxe de 35 euros HT s’appliquant à Marseillan.

On le voit sur la copie de la délibération en fin d'article, à la ligne « Commune de Marseillan », page 2 :

+0 en 2017,

+70 en 2018.

Donc nous retrouvons ici les 2 fois 35 euros HT d’augmentation de l’abonnement payables à partir du 1er janvier 2018, soit 77 euros d’augmentation TTC !

Et que croyez-vous que les 3 représentants de la ville, dont le maire Yves Michel, ont fait ?

Ils ont voté « Pour » puisque la décision a été validée à l’unanimité (les 3 élus étaient présents, comme on peut le voir sur la liste d’appel fournie dans la délibération).

Donc on résume : le maire vice-président de l’Agglo a bien validé ces nouveaux tarifs de l’eau dès décembre 2017. La moindre des corrections aurait consisté, déjà à assumer ses responsabilités, et ensuite à en informer la population, par le biais d’un article sur le Cridaïre par exemple.

 

 

A l’heure où les citoyens demandent davantage de concertation et d’explications, et à l’heure où la méfiance envers le « personnel politique » s’accentue, cette décision prise en catimini, qui a suscité à juste titre l’incompréhension voire la colère des Marseillanais, ne va certes pas dans le sens de davantage de démocratie sur notre commune.

Nous attendons beaucoup mieux d’un maire. Et surtout plus de courage politique.

 

 

 

Délibération de l'Agglo du 20 décembre 2017

 

- Page 1  : les 3 élus communautaires Yves Michel, Marie-Christine Fabre de Roussac et Jean-Claude Aragon sont notés présents : 

 

delib eau 1

 

 

- Page 2 : le tableau n°1 indique une proposition d'augmentation de l'abonnement annuel de 70 euros HT (77 euros TTC) pour la commune de Marseillan

délib eau 2

 

 

- Page 3 : la délibération est votée à l'unanimité, donc par nos élus communautaires Marseillanais. 

 délib eau 3

 

 

 

 

 

Nous en profitons ici pour corriger une légère erreur dans les tableaux fournis précédemment (nous avions compté 2 mois d’abonnement de trop) mais cela ne change rien à l’affaire, c’est juste par honnêteté intellectuelle :

Voici ci-dessous un tableau pour mesurer l’impact sur notre portefeuille. Calcul annuel :

Type d’usager

Consommation

Facture 2017

Facture 2018

Résidence secondaire, commerce.

5 m3

98,13€

175,38€

Personne seule

30 m3

184,88€

257,88€

Couple sans enfant

60 m3

288,98€

356,88€

Couple avec 2 enfants

120 m3

497,18€

554,88€

 

Calcul à partir des données constatées par des sites Internet officiels : consommation moyenne de 120 m3 par an pour un ménage de 4 personnes, donc 30 m3 par personne et par an en moyenne.

Reprenons notre tableau sous un angle différent :

Type d’usager

Variation

Prix du m3 d’eau 2017

Prix du m3 d’eau 2018

Résidence secondaire, commerce.

+178%

19,62€

35,07€

Personne seule

+39 %

6,16€

8,59€

Couple sans enfant

+23,5%

4,81€

5,94€

Couple avec 2 enfants

+11,5%

4,14€

4,62€

 

 

 

 

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01 septembre 2018

Facture d’eau : la douche froide !!

suez

 

Vous avez reçu comme nous la dernière facture d’eau de Suez.

Vous avez constaté comme nous aussi une hausse très importante, et pour cause : le prix de l’abonnement est passé de 40,39 euros à 98,11 euros par semestre (6 mois), soit une hausse de 143% par rapport à la précédente facture.

Donc sur l’année, l’abonnement passe de 80,78 euros à 196,22 euros.

Et ceci sans aucune explication de la part de Suez.

 

Voici ci-dessous un tableau pour mesurer l’impact sur notre portefeuille. Calcul annuel :

Type d’usager

Consommation

Facture 2017

Facture 2018

Résidence secondaire, commerce.

5 m3

98,13€

212,72€

Personne seule

30 m3

184,88€

295,22€

Couple sans enfant

60 m3

288,98€

394,22€

Couple avec 2 enfants

120 m3

497,18€

592,22€

 

Calcul à partir des données constatées par des sites Internet officiels : consommation moyenne de 120 m3 par an pour un ménage de 4 personnes, donc 30 m3 par personne et par an en moyenne.

 

Reprenons notre tableau sous un angle différent :

Type d’usager

Variation

Prix du m3 d’eau 2017

Prix du m3 d’eau 2018

Résidence secondaire, commerce.

+216%

19,62€

42,54€

Personne seule

+60%

6,16€

9,84€

Couple sans enfant

+36%

4,81€

6,57€

Couple avec 2 enfants

+19%

4,14€

4,93€

 

Il y a sur Marseillan 7808 habitants dans 3716 résidences principales (source : INSEE 2015). Donc chaque foyer est composé en moyenne de 2,1 personnes.

Toujours selon l’INSEE, 21,5% des Marseillanais vivent sous le seuil de pauvreté. Et la moitié des Marseillanais vivent avec 1000 euros par mois ou moins.

Voilà la réalité sociologique de la ville.

Donc la majorité de nos concitoyens vont voir, à cause de la hausse du prix de l’abonnement, leur facture d’eau augmenter de 36 à 60% alors qu’ils n’arrivent déjà pas à boucler leurs fins de mois.

 

 

Qui fixe le prix de l’eau sur Marseillan ?

Sur les réseaux sociaux, plusieurs internautes ont avoué s’y être cassé les dents : Suez, le délégataire, renvoie selon eux sur la mairie, qui affirme n’y être pour rien, ou sur le SBL, le syndicat mixte qui gère l’adduction d’eau, qui renvoie sur Suez.

Yves Michel, sollicité sur les réseaux sociaux (Facebook, page « Tu es de Marseillan si .. » commentaire du 27 août) a déclaré être étranger à cette décision, sans pour autant apporter de précisions : « Pour votre utile information, l’eau n’est pas gérée par la mairie de Marseillan depuis 1946 et la municipalité ne vote le tarif, ni les abonnements, ni les taxes … On peut toujours dire que la municipalité est responsable de tout, mais quand même depuis 1946 … »

 

Démêlons ensemble l’écheveau pour remettre chacun à son niveau de responsabilité. 

Lorsque vous retournez votre facture d’eau, figurent tout un tas de lignes diverses, regroupées en chapitres, notamment :

-          Distribution de l’eau,

-          Collecte et traitement des eaux usées.

 

La distribution de l’eau, c’est qui, c’est quoi ?

La captation  de l’eau est du ressort du Syndicat du Bas Languedoc, un organisme composé des communes de tout le département adhérentes au syndicat, dont le siège est basé à Marseillan. Elle gère le forage basé sur Florensac, qui pompe dans la nappe astienne et dans le lit de l’Hérault. Jean-Claude Aragon, élu majoritaire de la ville, en est le vice-président.

La distribution de l’eau est assurée par le délégataire choisi par notre agglo, Sète Agglopôle Méditerranée (SAM). Yves Michel est  vice-président de la SAM, et au conseil d’agglo figurent deux autres élus de la ville, Marie-Christine Fabre de Roussac et Jean-Claude Aragon.

 

La collecte des eaux usées, c’est qui ? C’est quoi ?

Depuis la création de l’Agglo en 2003, la collecte et l’assainissement des eaux usées est une compétence de la SAM, et les 3 élus Marseillanais cités ci-dessus participent à la gestion et la collecte des eaux usées.

 

Donc on voit qu’à toutes les étapes, du forage jusqu’à l’ouverture du robinet, les élus communautaires sont impliqués au premier chef dans tous les choix. Ils lancent le marché de délégation de service public (DSP), en élaborant au préalable le cahier des charges, auquel devront satisfaire les entreprises candidates (ici SUEZ).

Ils ratifient par leur vote en conseil d’Agglo les tarifs annuels de l’eau et de l’assainissement, et la formule d’actualisation de ces tarifs sur la durée de la DSP.

Donc Yves Michel vice-président de l’Agglo est impliqué dans toute la chaîne de décision des délibérations de l’Agglo, qui sont dans son domaine de compétence.

 

Nous avons connu pourtant le maire plus prompt à assumer les décisions de l’Agglo sur Marseillan. Ainsi dans le Cridaïre N°61, il intégrait dans son bilan de « bonne gestion » la baisse de 21% de la taxe d’enlèvement des ordures ménagères, pourtant du ressort de l’Agglo (baisse en réalité due à un trop perçu indu que la Cour des comptes a demandé de ne plus faire payer aux usagers).

Donc pour Yves Michel, une baisse de taxe à l’Agglo, c’est grâce à lui. Et une hausse de taxe à l’Agglo, eh ben … C’est la faute à l’autre …

Admirons ici le courage politique de notre maire, toujours prêt à se défausser quand les événements tournent contre lui …

Et admirons ici la mise en application de son programme : « Tout pour le tourisme et le commerce ». Ces deux catégories, soi-disant choyées par le maire, devront proportionnellement supporter les plus fortes hausses du prix de l’eau : + 216%. Faites ce que je dis, pas ce que je fais …

 

Yves

Posté par jenpince à 13:36 - Commentaires [15] - Permalien [#]

25 juin 2018

MJP s'auto-censure : raison vaut mieux que pognon ....

Vous l’avez peut-être remarqué, un de nos articles a disparu de notre blog. Il s’agissait d’un papier sur un projet immobilier marseillanais, soutenu activement par Yves Michel, au point d’en faire une de ses promesses de campagne en 2014.

En 2018, nous nous étions interrogés sur le silence de notre premier magistrat, qui se borne désormais à déclarer que « C’est un projet privé sur lequel [il n’a] aucune information » et sur la lenteur des travaux.

Pourtant nous avions bien bossé pendant près de 2 mois pour vous livrer nos conclusions, après coupage et recoupage d’informations vérifiées et donc solides.

Cet article n’a pas plu à certains. Et même pas du tout. « On » nous a donc téléphoné pour nous expliquer que si nous ne retirions pas cet article du blog très rapidement « On » allait s’occuper de nous. Sous-entendu : une plainte serait déposée pour diffamation (pour éviter toute nouvelle plainte en diffamation, celui qui nous a téléphoné n’est pas un élu de la ville).

Qu’avons-nous fait ? Eh bien nous avons retiré l’article.

Pourquoi avons-nous cédé au chantage ? Cela mérite quelques explications pour vous qui n’êtes pas familiers de la justice. Que les professionnels nous excusent par avance, nous allons faire un résumé pour que nos lecteurs comprennent.

En France, vous avez grosso-modo le droit de dire et ce que vous voulez, sauf cas manifestes de provocation à la haine raciale ou d’appel au meurtre par exemple.

Si vous rédigez  un tract que vous distribuez la nuit tombée dans Marseillan, même si votre tract est un ramassis de mensonges, il y a peu de chance que la justice s’intéresse à votre cas : le juge considèrera que votre tract n’a pu être lu que par les Marseillanais, ce qui en limite la portée.

Par contre si vous écrivez sur un blog, vous êtes assimilé à un media national, du type Le Figaro, Le Monde ou l’Huma (si si !!). Parce qu’un nombre infini de personnes sont susceptibles de vous lire, que vous habitiez à Marseillan, New-York, Tamanrasset ou Tokyo.

Donc là vous tombez sous la loi de 1881 sur la liberté de la presse.

Et si quelqu’un dépose plainte contre vous, le juge d’instruction vous met en examen automatiquement.

Donc tribunal, donc procès, donc frais d’avocat …

Il vous faut alors prouver au juge et au procureur non pas que vos arguments sont étayés, mais que vous n’avez pas cherché à nuire intentionnellement au plaignant, dans le but par exemple de vous venger de lui. Donc le juge juge sur la forme, pas sur le fond.

Cela nous est déjà arrivé il y a quelques années avec un adjoint au maire qui n’avait pas apprécié que nous critiquions un permis de construire qu’il avait délivré. Nous avions été relaxés, le procureur n’avait d’ailleurs par suivi les requêtes de la partie adverse.

La plaisanterie nous avait coûtée tout de même 3000 euros de frais d’avocat. Pour récupérer cette somme, nous aurions dû alors relancer la procédure en sens inverse, pour réclamer au plaignant le remboursement au titre des dommages et intérêts, mais relancer la procédure aurait signifié nouveaux frais d’avocat. Nous avions préféré laisser tomber.

Donc là pareil : nous ne sommes pas milliardaires, et nous ne pouvons pas nous permettre de débourser 3000 euros à chaque fois qu’ « On » veut nous attaquer. Et nous préférons garder nos sous (les cotisations de nos adhérents) pour faire vivre notre association « Marseillan J’en Pince » et continuer à vous informer sur la vie politique municipale et au travers des actions que nous menons (journal d’information, réunions diverses etc.).

C’est rageant mais c’est ainsi !!! Et si le projet ne voit pas le jour, « On » ne pourra pas dire que c’est de la faute de « Marseillan J’en Pince » !

Posté par jenpince à 14:31 - Commentaires [4] - Permalien [#]

12 juin 2018

Cridaïre de juin :impo(t)stures !

Alors que le beau temps est enfin revenu mais que les nouvelles sont toujours aussi moroses, rien de tel, pour se détendre, que de se plonger dans la lecture du Cridaïre, le magazine de l’actualité heureuse du maire. Eh oui, amis Marseillanais, amies Marseillanaises, vous l’ignoriez peut-être, mais chez nous TOUT VA BIEN !

 

Eh oui, QU’EST-CE QU’ON EST BIEN à Marseillan ! Vous ne nous croyez pas ? C’est pourtant Yves Michel qui l’écrit lui-même dans le Cridaïre de juin !

Prenez l’article consacré au budget : baisse des impôts à tours de bras, maîtrise des dépenses et hausse des investissements, et tous les budgets sont en équilibre !!! Tout ça grâce à qui ? Grâce à Yves !!!

Bon allez on redevient sérieux. Ce n’est pas parce que le maire a supprimé notre tribune libre dans le journal municipal (voir notre précédent article) qu’on n’a pas le droit d’émettre ici des réserves sur cette propagande « Cridaïrienne », qui prêterait à sourire si le sujet n’était pas aussi grave. 

 

Retour sur l’argumentaire du maire :

 

Baisse de la taxe d’habitation de 30% :

Qu’est-ce que le maire a à voir là-dedans ? Rien. C’est une mesure nationale voulue par le président Macron, dont on se demande par ailleurs comment elle sera financée.

 

Baisse de la taxe d’enlèvement des ordures ménagères de 21% : 

Qu’est-ce que le maire a à voir là-dedans ? Rien encore une fois. Les ordures ménagères ne sont pas gérées par la ville, mais par l’Agglo. Pourquoi cette baisse ? Le journal « Notre Agglopôle magazine » (journal de l’Agglo) l’explique page 4 : la Chambre régionale des comptes (vous savez, celle qui ne fait rien qu’embêter notre maire) a exigé que le service d’enlèvement des ordures ménagères ne fasse plus d’excédents sur le dos du contribuable. D’où la baisse de 21% de la taxe !!!

 

Baisse de la taxe sur le foncier non-bâti de 5% :

Nous vous l’avions déjà expliqué dans un précédent article. Bien sûr, une baisse reste une baisse et il vaut mieux s’en réjouir. Sauf que cette mesure annoncée à grand fracas par Yves Michel ne coûtera que 5000 euros au budget, et elle devrait faire baisser la note du contribuable assujetti d’environ … 1 euro !

En outre, il ne s’agit là que d’une baisse de la hausse, car le seul maire à avoir augmenté cette taxe au cours des 20 dernières années a été … Yves Michel ! Et le taux de cette taxe reste encore plus élevé qu’en 2008, année de son élection. Augmenter puis baisser un peu, ça fait toujours une bonne publicité pour pas cher !!!

 

« Les budgets annexes sont équilibrés » :

Heureusement qu’ils le sont !!! C’est la base de la comptabilité communale !!! Le maire n’a pas le droit de présenter des budgets en déséquilibre : les recettes doivent être au moins équivalentes aux dépenses …

Quitte pour cela à équilibrer les budgets … Par des emprunts …

C’est le cas du budget gendarmerie : 6 millions d’euros ont été empruntés pour financer la construction de la caserne. Le ministère de la Défense verse un loyer, certes. Mais il n’empêche qu’il restera un solde à régler, et qu’à terme c’est le contribuable Marseillanais qui le paiera !

Nous ne sommes pas en train de dire qu’il ne fallait pas construire la gendarmerie, soyons clairs. La municipalité Méric avait acheté un terrain en 2007 pour l’accueil de la gendarmerie, et le maire de l’époque avait obtenu l’accord de déménagement d’Agde vers Marseillan. 6 ans plus tard, Yves Michel n’avait toujours pas donné son feu vert, et pire, refusait de prendre en charge la construction de la caserne. Il avait fallu l’intervention du député de l’époque, Sébastien Denaja, pour obtenir un délai supplémentaire. Raison du renâclement d’Yves Michel ? Ce dernier avait tellement emprunté qu’il n’était plus en capacité de financer le bâtiment pourtant prévu de longue date !

 

Cas du budget Marseillan Location :

Ce budget gère actuellement les miettes de ce qu’étaient autrefois les biens touristiques municipaux, après la vente des deux campings et le bail pour la gestion des ex-bungalows à une société nommée Franceloc.

Il faut savoir que la ville a emprunté en 2016 sur 30 ans 6 millions d’euros pour refaire en quasi-totalité les bungalows et s’est engagée à créer une piscine sur cet espace, réservée aux campings et aux touristes en saison. L’hiver, vous pourrez en profiter amis Marseillanais !  Tout ça pour donner les bungalows en gestion à Franceloc, sans mise en concurrence, qui en échange reverse à la ville un loyer de 235 000 euros par an.

Par un calcul aisé, on se rend compte de l’ineptie de la chose : 6 millions empruntés sur 30 ans, même à 1% d’intérêt, cela revient à rembourser plus de 7 millions, soit exactement le montant du loyer de 235 000 euros sur 30 ans payé à la ville par Franceloc.

Gain pour la ville et les Marseillanais avec la solution Yves Michel : 0, alors que les bungalows précédents, gérés en direct, permettaient de réaliser un bénéfice de 80 000 euros par an, soit 2,4 millions sur 30 ans !!!

Et ce n’est pas fini : les bungalows en dur ont été rasés pour laisser la place à des chalets en PVC. Durée de vie dans un camping traditionnel : entre 7 et 10 ans, dans des conditions normales d’utilisation.

Cela veut dire que sur la durée du bail (30 ans, on le répète), la ville devra changer entre 3 et 4 fois les bungalows avec son propre argent (il n’est nulle part dit dans la convention que ce serait à la charge de Franceloc). Coût d’achat des bungalows en 2016 : 2,8 millions d’euros. Ce qui veut aussi dire qu’en 30 ans la perte sèche pour la ville s’élèvera au minimum à 8,4 millions d’euros, sans compter la piscine si elle voit le jour !!!

Ca c’est de la gestion de « chef d’entreprise » !!! Et c’est cela aussi, un budget « en équilibre » ?

 

Budget principal :

Le maire claironne sur ses 5, 1 millions d’investissement (c'est-à-dire de travaux) en 2017.

La marge de manœuvre du maire « qui se félicite de bien gérer son budget » est comprise entre 0 et 1 million, les années où il ne vend pas le patrimoine municipal (maintenant il n’y en a plus, problème réglé).

C'est-à-dire qu’il lui faut chaque année trouver entre 4 et 5 millions pour payer ses dépenses.

Comment fait-il alors ? Il va dire régulièrement bonjour au bonhomme vert Cétélem, tout simplement !  

Ainsi, cette année, il lui a fallu mobiliser en urgence un emprunt de 1,8 millions pour équilibrer son budget, et encore, cela n’a pas suffit …

La preuve : savez-vous pourquoi les travaux du port n’avancent pas ?

Parce que, malgré cet emprunt, Yves Michel n’a pas réussi à payer toutes ses factures de 2017. Ne pouvant plus payer, les travaux sont arrêtés ! Tout simplement  une fois de plus !

Une autre preuve de ce que l’on raconte :

Savez-vous pourquoi Yves Michel emprunte sur 25 ans pour renouveler le parc des véhicules de la ville, alors qu’un véhicule à une durée de vie de 10 ans, et pourquoi il emprunte sur 30 ans pour acheter des bungalows qui ont une durée de vie de 10 ans ? Ce qui est complètement absurde ?

Parce qu’il est incapable d’emprunter sur une période moins longue, car il ne serait alors pas en capacité de pouvoir rembourser les annuités du crédit. Tout simplement encore une fois ! Mais comme il ne peut pas s’empêcher de dépenser pour en mettre plein la vue aux Marseillanais, il en est réduit à prendre des décisions irrationnelles sur le plan comptable !

Et c’est ainsi que nous nous retrouvons 2ème ville la plus endettée de l’Hérault, avec une dette qui a doublé depuis l’élection d’Yves Michel, et une pluie d’emprunts sur 30 ans, dont les effets se feront sentir au moins jusqu’en 2048 …

 

Mais ça, bizarrement, le maire n’en parle pas dans le Cridaïre … Faute de place, tout simplement ?

Allez, on se permet un suggestion : un article sur la dette dans le prochain numéro. Yves Michel sera sûr qu'aucune autre ville ne pourra le battre sur le volume d'emprunts !!!

 

dessin budget

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04 juin 2018

Quand le maire tente de museler l’opposition …

Vous avez pu constater ce mois-ci, dans Lo Cridaïre (journal de la municipalité) l’absence de tribune libre de notre conseillère municipale, Christine Carrié-Mahmouki, au nom de notre groupe Marseillan J’en Pince.

La loi impose cependant de laisser un espace de libre expression à l’opposition dans le journal municipal.

Alors qu’est-ce qu’il s’est passé ?

On va essayer de faire simple :

Il s’agit d’une vilaine manœuvre d’Yves Michel, avec la complicité de deux conseillers municipaux soi-disant d’opposition, Pour tenter de museler notre groupe. Tout simplement !

 

dessin YM MJP

Revenons un peu en arrière ...

Echec de Williams Méric aux municipales de 2014. Trois membres seulement de sa liste "Marseillan pour tous" sont élus. Ils forment un groupe. Ce groupe ne réussit pas à fonctionner correctement : un élu n'a quasiment jamais siégé (il a démissionné depuis et a été remplacé), un autre était très souvent absent, et aucun des deux n'a jamais écrit la moindre tribune libre. Christine Carrié-Mahmouki choisit alors de s’appuyer sur notre association Marseillan J’en Pince (composée en partie d’anciens élus du mandat 2001-2008 de Méric qui n’avaient pas pris part à la campagne de 2014), dont elle est membre afin de préparer correctement ses votes au Conseil. Tout en s’occupant de la rédaction de la tribune libre.

La situation dure ainsi jusqu’en mai 2018, au moment où les deux autres conseillers de la liste « Marseillan pour tous » font annoncer par le maire, lors du dernier conseil municipal, leur décision de former un nouveau groupe, composé d'eux deux. Du coup, Christine se retrouve officiellement seule dans son groupe. Or le règlement intérieur du Conseil municipal stipule que pour former un groupe il faut être au moins deux. Ainsi selon le maire, Christine ne peut plus prétendre former un groupe, et donc perd sa capacité à rédiger une tribune libre dans le journal de la ville.

Pourquoi avons-nous dit qu’il s’agissait d’une vilaine manœuvre du maire ? Parce que ces deux conseillers (élus sur la liste Méric, on le rappelle) votent depuis 2 ans exactement comme la majorité Michel au Conseil municipal et sont donc, de fait, devenus des conseillers de la majorité !

Belle aubaine pour Yves Michel, qui n’en demandait certainement pas tant, et qui a profité de l’occasion pour supprimer le droit de parole de Christine sur un support diffusé aux 8000 habitants de notre commune ! Aurait-il eu peur de ses tribunes libres ? Sinon pourquoi échafauder un tel plan ?

Bien sûr, nous sommes en démocratie, et les conseillers ont le droit de s’exprimer librement et de voter comme bon leur semble. Faire semblant de créer un groupe pour rejoindre le groupe majoritaire n’est pas un délit.

Néanmoins, nous nous posons des questions : pourquoi ces personnes ont-elles accepté de figurer sur la liste Méric, qui présentait un programme radicalement différent de celui d’Yves Michel, sur l’aménagement de la ville, la gestion des finances publiques, la vision à long terme de son développement etc. pour finir par approuver tout ce que fait le maire, donc bafouer leur engagement devant les 22,5% d’électeurs qui ont voté Méric en 2014 ?

A la différence de Christine.

Revenons-en à la décision du maire : selon lui, seul un groupe constitué peut s’exprimer dans le journal municipal. Sauf que cette notion de groupe ne s’applique pas aux Conseils municipaux, comme l’a démontré Christine, textes législatifs à l’appui. La maire a pris bonne note de sa lettre, et lui promet une réponse … On attend toujours !!!

Voici copie de sa lettre au maire :

LC 1

LC 2

 

 

 Pour finir, voici les précisions de Christine :

« Notre liste « apolitique » était tout de même composée d'un ancien maire socialiste et de 7 membres du PS. La gauche marseillanaise n'avait pas adhéré au principe de cet « apolitisme ». Reconnaissons aujourd'hui l'échec de cette liste qui s'est délitée, même si nombre de ses membres ont préféré un engagement citoyen dans les associations. Cela est éminemment respectable et pour moi c'est cela aussi cela faire de la politique au sens large.

J'ai conservé le nom de "Marseillan pour tous" car je n'oublie pas les 22,5% des Marseillanais qui m'ont élue et l'équipe avec qui j'ai mené campagne.

Après la décision de mes deux colistiers de créer un groupe, j'ai déclaré que leur décision m'autorisait à sortir d'une certaine réserve et à affirmer officiellement que j'étais membre du PS et que j'en défendais les thèses.

Opposition constructive : J'EN SUIS:

  • Quand je demande la gratuité des activités périscolaires (aujourd'hui hélas disparues) ou des tarifs cantine réellement dégressifs selon les ressources des parents,
  • quand avec Marseillan J'en Pince nous dénonçons le projet fantôme de la Baraquette,
  • quand nous informons, rencontrons l'enquêteur public pour le PLU et révélons les projets de bétonnage du port,
  • quand nous dénonçons la politique du « tout tourisme » du maire, les risques pour l'étang, l'agriculture et le logement des Marseillanais,
  • quand je m'oppose aux choix budgétaires, aux pratiques déviantes dénoncées par la Cour des comptes, quand je dénonce un endettement astronomique et un déficit record cette année, ou quand je m'indigne des manipulations, effets d'annonce et de communication dont est friand notre maire.

Pour finir, la démocratie se nourrit du débat contradictoire, nous avons besoin aujourd'hui de tous les corps intermédiaires et des contrepouvoirs pour que ne triomphent ni la pensée unique ni les imposteurs en communication

C'est tout le sens du mot "tribune libre" ».

Christine Carrié- Mahmouki.

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